Tour d'Europe

Royaume-Uni vs Europe Episode 3 : Pas de report

C’est bientôt Halloween et on est pourtant bien loin de l’épouvante pour les clubs du Royaume-Uni. Au milieu du chemin de la phase de poule, on peut envisager 8 clubs pour la phase suivante et ça, c’est beau.

Ligue des Champions

Ajax Amsterdam FC – Chelsea FC : 0-1

C’était sûrement la première rencontre où la jeune équipe emmenée par Frank Lampard, se présentait face à un géant européen. Un match où Chelsea a enfin eu l’occasion de se mesurer à une équipe de son niveau en Ligue des Champions, et au pressing reconnu de l’Ajax.

Lampard a décidé de faire jouer ses 4 joueurs promus récents de l’académie de Cobham (Fikayo Tomori, Mason Mount, Callum Hudson-Odoi et Tammy Abraham) dans le 4-3-3 des dernières semaines. Après quelques semaines à bricoler (on se souvient de la formation à 3 défenseurs) Lampard a enfin trouvé son système signature. L’absence de N’Golo Kanté a entraîné un milieu formé de Mount, Mateo Kovacic et Jorginho alors que l’attaque était composée d’Abraham, entouré de Willian et Hudson-Odoi.

Duel de pressing

On avait deux équipes joueuses et qui voulaient débuter depuis l’arrière. Deux formations qui voulaient empêcher l’autre de le faire, en instaurant un pressing infernal. Sans le ballon, l’Ajax a compressé sa formation en jouant axial et haut, obligeant Chelsea à jouer sur les latéraux pour ne pas passer par des endroits obstrués. Les visiteurs ont davantage tâché de bloquer chaque fenêtre de tir pour empêcher les passes vers l’avant, signature du jeu direct Ajacide.

Les milieux de l’Ajax ont eu du mal à être trouvés et la plupart de leurs passes étaient latérales ou en retrait, obligeant Martinez ou Alvarez à redescendre pour apporter une solution lors des préparations voire de dégager en direction de Tadic pour passer le pressing bleu.

Le match a continué de la même manière et l’Ajax a pris un léger avantage sans en profiter, score nul et vierge à la mi-temps d’un très beau match.

De la chance dans un match fou

La seconde période a été celle d’un match aussi intense que tactique. L’Ajax n’a pas réussi à débloquer le verrou du milieu de terrain, manquant de justesse dans les interversions des joueurs et les mouvements autour du ballon, entraînant le même problème devant les buts.

Les circuits de passes qui ne surprennent plus, ont été facilement lus par les Londoniens. L’image de ce manque de maîtrise pourrait être résumé par cette tête d’Alvarez qui heurte le poteau de Kepa Arrizabalaga (58′) sur un corner et non pas sur une action de jeu. A la 84ème minute de jeu, Tadic et David Neres avaient un 2 contre 2 à jouer face à Jorginho et Kurt Zouma, action totalement gâchée à l’image des actions offensives de l’Ajax ce soir.

Chelsea a ensuite pris un avantage certain avec les entrées de Christian Pulisic (66′) puis de Michy Batshuayi (71′) à la place de Willian et Abraham et passant à un 4-1-4-1 difficile à passer. Cela a même ouvert des espaces en contre-attaques, à l’image du tir repoussé par la défense de Pulisic qui est retombé dans les pieds de Batshuayi, manquant de justesse pour cadrer sa frappe (73′). Pulisic qui a eu un impact conséquent sur côté gauche, trouve Batshuayi à ras de terre, qui fusille Onana du gauche (86′). Le Belge a ainsi inscrit sur sa troisième “grosse” occasion, enfin.

Lampard, Lampard start the bounce

Chelsea n’avait peut-être besoin que d’un nul et le match n’avait peut-être pas besoin d’un vainqueur mais les Blues ne l’ont pas volé. Lampard avait un test à passer ce soir-là et il l’a réussi d’une belle manière face à une très belle équipe de l’Ajax Amsterdam. Fikayo Tomori, dont on a pas eu l’occasion de parler, a encore délivré une très belle copie et on a enfin trouvé un défenseur capable d’apporter de la stabilité en défense, il était temps.

Les occasions dans le jeu… (Source : @betweentheposts sur Twitter)

Cette “grande victoire” est sûrement celle du match référence de ce Chelsea aussi frais qu’étonnant, mené par un entraîneur qui a beaucoup de choses à nous montrer et démontrer.

Manchester City FC : Atalanta Bergame : 5-1

Dans un groupe où Man City est le gros favori, l’équipe entend se qualifier le plus rapidement pour le prochain tour et pourquoi pas, gagner tous les matchs. Ce soir-là, c’était la surprise italienne de cette saison, l’Atalanta Bergame qui se présentait à l’Etihad Stadium.

Pep Guardiola a présenté son traditionnel 4-3-3 en bricolant en défense centrale. Avec les blessures d’Aymeric Laporte, John Stones et Nicolas Otamendi convalescents tous les deux, Rodri et Fernandinho jouaient un cran plus bas que d’habitude. Avec la place faite par ces déplacements, c’est Phil Foden qui en profitait en étant titularisé aux côtés de Kevin De Bruyne et Ilkay Gundogan au milieu de terrain. Devant on a eu droit à une attaque Riyad Mahrez, Sergio Aguero et un Raheem Sterling en feu. L’équipe transalpine emmenée par Gian Piero Gasperini s’est présentée en 3-4-1-2 en alignant un certain Marten De Roon dans le coeur du jeu, Mario Pasalic (prêté par Chelsea) était sur le banc au coup d’envoi.

Même pas peur

Dès l’entame de match, on a vu une équipe de l’Atalanta jouer large et de défendre les côtés grâce à une ligne défensive étirée. A droite Robin Gosens et à gauche Timothy Castagne ont réussi à offrir quelques ballons de centre comme lorsque Gosens centre pour la tête de Castagne qui passe au-dessus des cages d’Ederson (12′) puis Josip Ilicic a eu également l’occasion de marquer (19′). City a eu eu mal en début de match et semblait avoir pris le contrôle après 20 minutes de jeu quand El Kun frappait de la manière dont lui seul a le secret, mais passant légèrement à côté (23′). L’espoir Foden s’est également mis en marche l’action suivante en dribblant Andrea Masiello côté droit et offrant une occasion de tir à Aguero, qui l’envoie directement en tribunes (25′).

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C’est sur le renvoi aux six mètres que Ruslan Malinovskyi reçoit le ballon dans le dos des deux pivots de City, il joue en direction d’Ilicic. Le Croate entre dans la surface et provoque Fernandinho à faire faute, penalty accordé et transformé par Malinovskyi (28′). Suite à ce but, Manchester City a contrôlé la possession du ballon, ne laissant que des miettes à une Atalanta Bergame recroquevillée devant sa défense et ne laissant que les 3 attaquants pour jouer de longs ballons potentiels. Il aura fallu attendre cinq minutes pour voir Sterling offrir un caviar à Aguero pour l’égalisation (34′), quatre de plus pour le doublé de l’Argentin sur penalty (38′). John Stones est ensuite entré en jeu à la place de Rodri qui avait pris un coup (41′) mais pas d’inquiétude, l’anglais n’aura peu ou pas été sollicité lors de la suite de la rencontre.

Héros d’une génération et peut-être celui de la prochaine

C’était la soirée des premières pour les deux anglais en attaque pour Man City. Le premier triplé de Raheem Sterling en Ligue des Champions et le premier carton rouge de la carrière de Phil Foden. Ce qui a été remarquable c’est que ses trois buts sont survenus en l’espace de 11 minutes, pas plus. Le premier but est un modèle de transition. Walker récupère le ballon des pieds de Malinovskyi et joue en avant pour Mahrez qui trouve De Bruyne dans l’intervalle entre le Gosens et Masiello. Le Belge est alors à pleine vitesse, il crochète en entrant dans la surface et trouve Foden, ce dernier aurait pu marquer mais offre le but à Sterling qui fusille une cage vide de gardien (58′). Le second vient d’un triangle parfait entre Sterling, Foden et Gundogan, le turc lance alors l’ailier anglais qui se retrouve en deux enjambées à l’intérieur de la surface et croise sa frappe (64′). Il y a une très belle occasion pour Aguero d’inscrire son troisième but, le tir est repoussé et suite à un pressing, Mahrez envoie à son tour un centre pour Sterling qui se retrouve face au gardien pour y aller de son triplé (69′).

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“J’aurais dû en marquer quatre“, c’est ce qu’a dit le héros du soir après le match, et pour cause, il manque le cadre de tout près vers la fin du match. Par cette déclaration, Raheem Sterling démontré qu’il est le miroir concentrique de la philosophie de Guardiola, celle de la quête sempiternelle dans la volonté d’être meilleur et de s’améliorer. Ce soir, l’Atalanta avait proposé un marquage individuel aux offensifs de City, Sterling s’est montré impossible à arrêter et c’est sûrement une nouvelle étape de franchie pour lui. D’ailleurs, il est devenu le 8ème joueur anglais à inscrire un triplé dans cette compétition.

L’autre fait de match, aura été le carton de Phil Foden. Là où Sterling représente la réussite guardiolienne, Foden est encore un diamant à polir et à travailler. Cela s’est ressenti lorsqu’il a écopé de son second carton jaune de la soirée suite à une faute sur Malinovskyi et Guardiola a déclaré en fin de match :

Il doit faire attention lorsqu’il a déjà un jaune, cette expérience va l’aider dans sa progression. Avec Phil, il ne faut pas analyser son carton rouge mais sa prestation. […] Je ne vais pas lui donner une amende pour une telle chose. Il a tellement bien joué que ce serait plutôt moi qui devrait le payer [davantage].”

Une chose est sûre, c’est que Foden va prendre l’ampleur d’ici la fin de saison, avec peut-être l’Euro comme objectif.

Priorité championnat ?

L’Atalanta a eu ses 25 minutes de bonheur mais est rapidement revenue à la réalité. Man City s’est rapidement repris en faisant déjouer le pressing adverse et en provoquant des erreurs quand ses joueurs n’ont pas fait des merveilles. C’était un match facile mais celui qui se disputera dans deux semaines en Italie le sera sûrement moins. L’équipe de Guardiola pourrait même valider sa qualification lors de cette rencontre, ce qui est logique dans un tel groupe. Avec quelques points de retard sur le leader Liverpool, on pourrait ainsi penser voir les Citizens baisser le pied en Europe pour se concentrer sur le championnat, du moins jusqu’au printemps et, le club l’espère, enfin devenir un grand du continent en fin de saison. 

Tottenham Hotspur FC – Etoile Rouge de Belgrade : 5-0

La situation de Tottenham est aussi compliquée pour le club que compréhensible pour le public. Mauricio Pochettino devait renouer avec la victoire, surtout après la déroute 7-2 face au Bayern lors de la dernière journée puis la déculotée 3-0 à Brighton et le nul 1-1 le week-end dernier face à Watford. Mauricio Pochettino se devait d’endiguer cette spirale pour éviter une crise.

Le meilleur moyen de se retrouver est sans doute de dégager les joueurs qui ont eu du mal lors des dernières semaines et en adoptant le système originel de Pochettino à Tottenham, le 4-2-3-1. L’Argentin a décidé de garder Toby Alderweireld et Danny Rose au chaud au profit de Davinson Sanchez et Ben Davies . Christian Eriksen, Harry Winks et Lucas étaient remplaçants aux côtés d’Eric Dier et de Giovanni Lo Celso revenu du blessure. On a eu droit à un double pivot Tanguy Ndombelé – Moussa Sissoko, Erik Lamela à droite et Heung-Min Son à gauche. Dele Alli était positionné en soutien d’Harry Kane. En face, Vladan Milojevic a aussi aligné un 4-2-3-1 avec quelques joueurs connus au Royaume-Uni comme Marko Marin ou Rajiv van La Parra.

Du bon vieux Tottenham

Les premières minutes de la partie n’ont laissé aucune doute sur la volonté des Spurs. En jouant haut avec et sans ballon, Tottenham a tout de suite mis la pression sur les joueurs de l’Etoile Rouge et c’est sur un corner qu’Harry Kane ouvre le score de la tête (9′). Le deuxième but de la partie vient d’une longue possession de Tottenham et d’une préparation typique du jeu de Pochettino. Le jeu démarre à gauche jusqu’à trouver les pieds de Serge Aurier, l’Ivoirien joue en avant pour Lamela qui centre au second poteau pour Son (16′).

Le changement de rythme lors de la passe d’Aurier est une propriété de jeu que les Spurs ne semblaient plus maîtriser ces dernières semaines, cela semble être retrouvé aujourd’hui. On a vu une belle action du genre quand Dele Alli est redescendu dans le coeur du jeu (24′) pour combiner avec Aurier avant de se retourner et de trouver Son de l’autre côté. Son trouve Davies jaillissant dans son dos et centre pour Lamela qui tire. Cela aurait été une merveille si le portier Milan Borjan n’avait pas sorti un superbe arrêt.

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Lors des phases défensives, Tottenham redescendait et jouait en 4-4-2 avec Alli aux côtés de Kane pour le premier pressing. Sur une action où Ndombele et Alli ont interverti leurs positionnements, le Français parvient à enlever le ballon des pieds de Marin au niveau de la ligne. Il monte avec la balle et décale pour Son à gauche qui se retrouve dans une situation idéale pour marquer son second but de la soirée (44′).

Quand les Spurs sont retournés aux vestiaires, on sentait des joueurs libérés et un entraîneurs satisfait, ce dernier n’était d’ailleurs pas au bout de cette jubilation.

Le contrôle

Quand on demande à Mauricio Pochettino pourquoi Tottenham a déjoué depuis le début de la saison, il répond que certains joueurs manquaient “d’envie de chasser l’adverse et de courir derrière le ballon“. Bien que l’équipe du Nord de Londres n’ait pas eu à défendre sur de longues phases de possession adverse, on a senti des joueurs concernés et ce même mouvement infernal. On a parfois vu des situations où Tottenham évoluait dans une sorte de 4-3-3 avec Dele qui descendait côté gauche pour faciliter la couverture défensive. Dans le même esprit et avec le ballon, on voyait une belle entente entre l’ancien joueur du MK Dons et Ndombele dans les mouvements. Quand le Français montait balle au pied, Son prenait la profondeur, Kane descendait pour proposer une solution courte, Lamela se recentrait et Alli offrait une option à gauche pour le numéro 28.

En plus d’offrir des solutions offensives, ces permutations permettent de créer des trous dans le pressing des défenseurs du camp d’en face. L’exemple typique vient à la 57′ quand Vertonghen monte et passe le ballon à Kane qui a décroché puis trouve Aurier en une touche. Le latéral droit se retrouve avec un boulevard devant lui et centre à ras de terre pour Lamela qui marque en pivot. La dernière demi-heure aurait pu voir un score beaucoup plus lourd, mais il y aura seulement un autre but de Kane sur une action en deux passes.

Une saison enfin lancée ?

Tottenham solide et beau à voir face à une Etoile Rouge qui n’a jamais brillé. C’était un match qu’il fallait remporter pour la confiance mais aussi dans l’objectif de se qualifier pour la prochaine phase. Le club du Nord de Londres devra le faire lors de la prochaine journée à Belgrade, pelouse qualifiée d’imprenable par beaucoup.

Limpide. (Source : @Caley_Graphics sur Twitter)

Nous devons y aller étape par étape pour être solide à nouveau. C’était la première étape“, c’est ce que Mauricio Pochettino a confessé lors de son presser, Tottenham ne s’est pas encore retrouvé mais on sentait déjà un léger balbutiement face à Watford. Il n’est pas trop tard pour débuter sa saison mais Tottenham n’a plus de temps à perdre, surtout quand l’équipe se déplace à Liverpool ce week-end. Mais avant cela, les Spurs auront un jour de repos.

KRC Genk : Liverpool FC : 1-4

On avait l’habitude de voir Liverpool avoir des problèmes en championnat et briller en Europe, cette saison cela semble l’inverse. Après la défaite à Naples et la victoire sur le fil face à Salzbourg, il fallait gagner pour les hommes de Jürgen Klopp lors de ce déplacement à Genk. Le technicien allemand devait donc gérer l’état de forme de ses joueurs tout en composant sans les blessés comme Trent Alexander-Arnold et Joël Matip, restés en Angleterre. De l’autre côté, Alisson Becker débutait à nouveau depuis son retour de blessure, Mohamed Salah était bien remis de sa blessure à la cheville.

Klopp a donc décidé de titulariser James Milner en latéral droit et Dejan Lovren en défense centrale. Naby Keita et Alex Oxlade-Chamberlain entouraient Fabinho au milieu de terrain, l’attaque était celle des trois fantastiques. L’équipe Belge a joué un 4-4-1-1 qui changeait rapidement pour un 4-2-3-1 ou 4-4-2 selon les envies, et Ianis Hagi a débuté la rencontre sur le banc.

Match piège

Nous attendrons Alex comme une bonne femme quand un homme est en prison“, c’était les propos romantiques de Jürgen Klopp suite à la terrible blessure d’Oxlade-Chamberlain en avril 2018. Pour sa 3ème titularisation de la saison, le milieu anglais n’a pas déçu et il n’aura fallu que 2 minutes de jeu pour justifier une telle patience. Dès le début de la rencontre -et couplé à Naby Keita- on a eu une attaque à 5 joueurs occupant toute la largeur du terrain.

Lorsque “The Ox” reçoit le ballon de Fabinho, il se trouve à l’entrée de la surface seul pour croiser sa frappe. Un “front five” qui a fait énormément de mal à Genk qui a rarement réussi à colmater les trous laissés de chaque côtés quand les joueurs ne désertaient pas l’axe.

Cependant, une telle tactique offensive a laissé beaucoup de place dans le dos de Fabinho. Deux actions similaires du capitaine Mbwana Ally Samatta (5′) puis de Paul Onuachu (8′) ont inquiété par le manque de vitesse de la défense de Liverpool à rattraper deux joueurs en pleine course. Alisson a d’ailleurs été contraint à la parade sur l’action d’Onuachu. Il y a eu une certaine fébrilité côté droit de la défense entre Lovren et Milner, là où toutes les offensives passaient par un positionnement très haut d’Oxlade-Chamberlain et une couverture trop grande à assurer pour Fabinho seul en pivot défensif.

Cependant, l’attaque-défense du début de match s’est transformée en légère domination du club de la Mersey, à l’image de la rabona de Roberto Firmino pour Sadio Mané qui bute sur le gardien avant. Sur l’action qui suit, on a eu droit à la seule incurssion de Genk dans le camp de Liverpool depuis celle d’Onuachu quand l’ailier droit Junyo Ito recevait le ballon et centrait pour la tête de Samatta trop haut pour Milner (26ème). But refusé par le VAR pour faute du Nigérian sur l’Anglais.

Ce non-but n’a pas pour autant changé la physionomie de la rencontre, Liverpool avec le ballon et Genk toujours en contre. Lorsque les joueurs rentrent aux vestiaires avec la légère avance pour le Champion d’Europe en titre, on pouvait présager un scénario comme à Salzbourg, ne serait-ce que par la folie du scénario.

Impitoyables

La saison dernière en Ligue des Champions, on a souvent vu Liverpool instaurer un état de blocage, voire concéder des occasions, entre les deux équipes en première période avant d’accélérer en seconde partie. Comme à Porto ou à Munich, et donc ce soir à Genk, Liverpool a pris l’avantage en seconde mi-temps.

Cela a commencé dès la 48ème minute quand le défenseur colombien de Genk, Carlos Cuesta a renvoyé un ballon sur Salah – l’Egyptien joue immédiatement en direction de Firmino mais Gaëtan Coucke sort de sa cage pour intercepter le ballon. Ce dernier ne pourra rien quand Oxlade marquera son second but de la soirée (58′) d’un extérieur en direction de la lucarne, ce que l’on a tous tenté de faire un dimanche après-midi en District.

L’action vient d’un mouvement intérieur de Mané pour recevoir le ballon de van Dijk puis d’écarter sur Robertson. Il joue en direction de Keita redescendu pour combler la montée de l’Ecossais et trouve Firmino qui passe en pivot pour Oxlade.

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La suite du match semblait tranquille, et Liverpool s’est même offert le luxe de marquer deux fois de plus. La première suite à une récupération de Wijnaldum, le néerlandais sert Salah qui fait de même en une touche pour Firmino, ce dernier reproduit le même geste qui le sera une dernière fois par Mané pour les filets de Genk (77′). L’autre par Salah (87′) qui devait marquer pour fêter son retour de blessure en s’amusant avec la défense Belge. Il y aura le but de la consolation pour Genk quand Sander Berge prend le ballon des pieds de Robertson côté gauche puis sert Dieumerci Ndongala et trouve Stephen Odey qui marche sur un but en pivot (88′). Trop tard pour espérer revenir dans le match.

Liverpool avance enfin

On pourra résumer ce match à celui d’Oxlade-Chamberlain. Avec un doublé, son premier en trois ans, il a montré que Liverpool pouvait compter sur lui. Grâce à sa capacité à fluidier le jeu, Oxlade permet aussi à Liverpool d’exercer une pression plus intense avec et sans ballon, surtout quand on a Keita en duo et un Fabinho comme soupape.

La seule inquiétude de la rencontre aura été de savoir comment Liverpool pouvait combler les espaces dans les demi-espaces et qui pourraient poser problème à l’avenir. En face, la jeune équipe de Genk a causé des problèmes et a proposé une belle partie qui aurait dû voir plus de buts.

On a retrouvé le Liverpool européen, celui qui emporte tout et ne laisse rien sur son passage. Avec les retours d’Oxlade, Salah et Alisson, le leader du championnat anglais peut espérer conserver sa place. Klopp peut aussi envisager de meilleures performances dans le jeu, chose décriée ces dernières semaines mais sans incidence sur son avance sur Man City. Nous verrons si cela se confirme ce week-end et cela tombe bien, ce sera face à Tottenham.

Ligue Europa

FC Porto – Rangers FC : 1-1

Trois semaines après avoir été battus dans les derniers instants à Berne face aux Young Boys (2-1), les Rangers se déplaçaient de nouveau pour leur troisième match de la phase de poules d’Europa League. Avec 3 points engrangés en deux matches, les hommes de Steven Gerrard se présentaient sur la pelouse de l’un des grands favoris du groupe : le FC Porto. Quatre fois vainqueur d’une coupe d’Europe, le champion en titre du Portugal arrivait avec son équipe quasi-type.

En face, les Gers pouvaient compter sur les retours des deux Ryan, Jack et Kent, titulaires au coup d’envoi. Seuls deux changements étaient ainsi effectués par Stevie G par rapport au XI de départ face aux Young Boys, début octobre. Arfield et Ojo cédant leur place à Barker et Kent. Dans un stade étonnement dégarni au coup d’envoi (plus de sièges vides que de sièges occupés), les Rangers effectuaient une entame intéressante, poussés par leur supporter. Eux bien présents, les Ecossais sont venus en nombre au Portugal : ils étaient 3.000 à garnir les travées du stade du Dragon (l’Estadio do Dragao)…

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Dominés au niveau de la possession, les Gers pouvaient souffler après une intervention salvatrice d’Helander devant Marega, lancé dans la profondeur (23e). Dangereux en contre, les hommes de Steven Gerrard parvenaient à se montrer, à l’image de ce renversement de Morelos vers Tavernier. Le latéral contrôlait avant de frapper en demi-volée : au-dessus (26e). Mais Porto allait accélérer à la demi-heure de jeu : Zé Luis, seul au milieu de 5 joueurs, trouvait le poteau de la tête sur un centre d’Alex Telles. Attentistes, Helander, Goldson et Kamara se faisaient prendre par l’attaquant Cap-Verdien. Avertissement sans frais. Mais trois minutes plus tard, Glasgow allait payer ses lacunes à la relance. Sur une mauvaise relance de Jack, Diaz piquait de la gauche vers l’axe de la surface avant d’envoyer aux 25 mètres un bijou sous la barre, dans la lucarne de McGregor… Imparable (1-0, 36e).  

Le buffle Morelos, Ryan Jack en patron

Un but qui allait s’avérer très utile pour les Rangers. Bien plus entreprenants, les Gers se montraient davantage dans la moitié de terrain adverse. Sur un corner botté côté droit par James Tavernier, Alfredo Morelos trouvait l’arrête de la barre de Marchesin, battu sur le coup (40e). Mais le Colombien allait avoir droit quelques secondes plus tard à son 10e but européen de la saison. Sur un contre merveilleusement orchestré, Helander trouvait Kent dans l’axe. En une touche, celui-ci décalait Barisic dans son couloir gauche. Du gauche, le Croate envoyait un centre parfait, à mi-hauteur, vers Morelos. Le goléador contrôlait, fixait Marchesin et expédiait le cuir au fond des filets. Une vraie récompense pour les Rangers, plus dangereux que les locaux. 1-1 à la pause.

Au retour des vestiaires, les Rangers poursuivaient sur leur lancée, à l’image de Morelos, intenable devant. Le Colombien était à deux doigts de s’offrir un doublé sur un nouveau centre de Barisic. D’une tête parfaite, il reprenait au second poteau… Une tentative stoppée in extremis par Marchesin, qui repoussait en corner. A l’heure de jeu, la domination des Rangers était totale. Dominateurs, les coéquipiers de Steven Davis faisaient reculer un Porto en difficulté, multipliant les pertes de balles au milieu. Sergio Conceicao, l’entraîneur passé par le FC Nantes, sortait Otavio et Diaz à l’heure de jeu, faisant entrer Costa (60e) et Nakajima (63e) pour redynamiser le front offensif de son équipe. Des changements bénéfiques pour Porto, qui se confrontait malgré tout à un Helander auteur d’un match très sérieux. En pleine confiance, les Gers se montraient particulièrement justes techniquement, malgré le pressing retrouvé des Portugais. Ryan Jack rayonnait alors sur le milieu, sortant le ballon au milieu de 5 joueurs adverses (75e).

Des Rangers toujours en course

Dans le dernier quart d’heure, les Rangers se procuraient deux nouvelles occasions sur coup franc. Tavernier adressait dans un premier temps un centre millimétré vers Morelos, à un cheveu de reprendre victorieusement (77e). Cinq minutes plus tard, le poison Colombien récupérait un coup franc aux 20 mètres, après une interception sur une passe de Telles vers Pepe (82e). Un coup franc que Barisic n’exploitait pas, expédiait le cuir juste au-dessus de la barre.

C’est finalement Porto qui allait se procurer la dernière grosse occasion du match. Une double tentative stoppée par McGregor en fin de match, comme le symbole que rien ne pouvait arriver à ces Rangers (86e). 1-1, score final, un bon résultat pour les Gers (4 points) qui restent plus que jamais en course pour une qualification pour les 1/16e de finale de Ligue Europa.

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Celtic FC – Lazio Rome : 2-1

Après une victoire méritée face à Cluj lors de la dernière journée, le Celtic voulait confirmer ce jeudi face à la Lazio sur courant alternatif en ce début de saison. 

Neil Lennon, l’homme fort du Celtic (Crédit: BBC)

La première rencontre entre ces deux clubs s’est avérée passionnante dans une atmosphère toujours aussi belle au Paradise. Le match a commencé sur un gros rythme où aucune des deux équipes n’est arriveé à conserver le ballon durant les vingt premières minutes. Le Celtic s’est rapproché d’un premier but lorsque Christie a touché l’extérieur du poteau du gardien Albanais de la Lazio sur une frappe de 25 mètres.

Le Celtic n’avait cependant pas la fluidité dont il avait fait preuve en écrasant Cluj il y a trois semaines. De son côté, la Lazio s’est montrée relativement à l’aise défensivement, tandis que la menace offensive n’était pas particulièrement évidente jusqu’à la 39’. Après un tir de Callum McGregor contré par un défenseur, la Lazio lance une contre-attaque rapide débouchant sur une frappe de Manuel Lazzari qui trompe Forster, une finition de grande qualité dans l’angle fermé (0-1). Ce but a réveillé les hommes de Simone Inzaghi qui ont eu de nombreuses occasions franches par la suite, grâce à Joaquín Correa notamment. Les Bhoys tentent de réagir par l’intermédiaire d’Odsonne Edouard qui profite du mauvais placement de Strakosha en début de seconde période. Le gardien bloqué, Édouard fait une talonnade jusqu’à Christie qui frappe dans le but vide. Néanmoins cette tentative a été bloquée par le plongeon désespéré d’un défenseur. 

Malgré tout, les occasions s’enchaînent pour les Biancocelesti qui essayent d’enfoncer le clou. Pourtant, c’est le Celtic qui va punir la Lazio pour cette générosité. Édouard trouve Christie à l’intérieur de la surface de réparation à la 67’ qui cette fois ne se fait pas contrer et remet les deux équipes à égalité (1-1). Curieusement, ce but égalisateur est arrivé à un moment du match où le Celtic semblait le plus vulnérable.

Aucune des deux équipes ne se contente de ce résultat de parité. Inzaghi a fait preuve d’ambition en présentant le prolifique Ciro Immobile à 17’ de la fin du temps réglementaire. Marco Parolo aurait dû donner l’avantage à la Lazio en fin de match, mais Forster a réalisé un excellent arrêt. Il faut attendre la 89’ et un corner ou le défenseur français Christopher Jullien monte plus haut que tout le monde pour donner l’avantage aux Bhoys (2-1).

Jullien Celtic
Christopher Jullien donne la victoire aux Bhoys (Crédit: BBC)

La soirée aurait pu ne pas être aussi belle pour le Celtic sans un excellent Fraser Forster, revenu au club cet été. Les arrêts en fin de match ont permis à son équipe de continuer à y croire et de conserver le résultat dans les arrêts de jeu. Il est évident que le titre d’homme du match lui revient comme le dit Simone Inzaghi ; « Je ne pense pas qu’on méritait de perdre. Mais sans un arrêt incroyable du gardien de but, nous n’aurions pas perdu ».

Neil Lennon était tout aussi effusif:

 « Je pense que la Lazio a été superbe », a déclaré l’entraineur du Celtic. « Fraser a réalisé d’excellents arrêts. Ce fut une soirée épique pour les joueurs et le club. Se mesurer à la Lazio et en ressortir avec trois points, c’est un très bon résultat pour cette équipe ».

Le Celtic a renforcé sa position au sommet du Groupe E avant de se rendre à Rome au début du mois prochain, où il est attendu avec impatience.

Arsenal FC – Vitoria Guimaraes : 3-2

Turnover logique

Après avoir vaincu, avec facilité et par le jeu (malgré quelques frayeurs et des phases peu rassurantes), l’Eintracht Frankfurt et le Standard de Liège, les Gunners avaient pour obligation de finir la phase aller en beauté avec un 9/9. Dans une ambiance générale peu favorable, suite à une décevante prestation contre Sheffield United (défaite 1-0), le Vitória de Guimarães (bon dernier avec 0 point en deux matchs) semblait être un adversaire, contre lequel il serait aisé de se relancer, qui plus est à l’Emirates.

Unai Emery, comme à son habitude, a largement fait tourner pour cette rencontre dans une formation en 4-3-3/4-2-3-1. Derrière, comme face au Standard, le quatuor défensif Tierney-Holding-Mustafi-Bellerin fut aligné, suppléés par Emiliano Martinez dans les cages. Torreira occupait le poste de sentinelle. A ses côtés, Willock, Maitland-Niles et Emile Smith-Rowe, dont les positions ont énormément varié au cours du match (le premier ayant bougé verticalement, le second oscillant entre 8 et ailier droit, et le dernier occupant le rôle de 10 et parfois de meneur excentré gauche), tandis que devant, Gabriel Martinelli (élu joueur de la 2ème journée) et Lacazette se partageaient l’axe quand ils ne dé-zonaient pas.

Récit d’un match piège

Cependant, rien ne s’est passé comme prévu avec Arsenal. Dès l’entame du match, les portugai,s menés par un trio offensif Davidson-Duarte-Edwards, ont enchaîné les offensives. Après quelques assauts, la lumière est venue de Marcus Edwards. L’ancien joueur de l’académie du grand rival Tottenham, a ouvert le score à la 8ème minute, grâce à un crochet trompant Tierney et Martinez et ouvrant ainsi un angle de tir – c’est d’ailleurs le but le plus rapide concédé par Arsenal en Europe depuis 2016 (Cavani après 42 secondes… pour le PSG d’Emery). Pour autant, Guimaraes n’a pas cessé de se montrer dangereux, avec un Edwards particulièrement intéressant.

Ballottés défensivement par un adversaire conquérant, les canonniers se sont progressivement réveillés offensivement lors de cette première mi-temps. A la 32e, Gabriel Martinelli égalise d’un tête imparable pour Miguel Silva (dont la sortie aérienne est complètement ratée) sur un service de Tierney… comme un air de déjà-vu… Quelques secondes plus tard, Smith-Rowe manque de donner l’avantage sur une frappe contrée, qui partait dans le petit-filet opposé. L’on peut alors se dire qu’Arsenal est en train de reprendre le match en main, mais que nenni : 4 minutes après le but des Gunners, Davidson lancé en profondeur entre les deux centraux (après avoir chipé le ballon à un Maitland-Niles trop mou) voit sa frappe croisée être déviée par le poteau, en direction de Bruno Duarte da Silva qui doublera facilement la mise (36e).

Après une première mi-temps à l’avantage du Vitoria en terme de dangerosité (9 buts à 8, 3 cadrés à 1, xG supérieurs), avec une équipe d’Arsenal à la possession quelque peu stérile (66%, 286 passe à 85% de réussite, contre 141 à 65%), des changements s’imposent. Ceballos et Guendouzi rentreront à la mi-temps en lieu et place de Willock et Maitland-Niles, afin de mieux contrôler le milieu de terrain.

Si les Gunners vont continuer à avoir la maîtrise du ballon, et à se créer des occasions, ils ne seront pas plus dangereux que cela. Smith-Rowe ratera sa reprise de volée à la 54e notamment, Lacazette manquera plusieurs de ses tentatives, et les coups de pied arrêtés seront désastreusement tirés, tandis que le Vitoria a été dangereux plusieurs fois (madjer d’Edwards à la 49e, corner direct à la 56e entre autres)

Alors que les Gunners se dirigeaient vers une deuxième désillusion d’affilée toutes compétitions confondues (cela aurait pu faire 4 avec Crystal Palace et Liverpool, ndlr), un homme surgit pour sauver son équipe, et accessoirement son entraîneur – Nicolas Pépé. Décrié depuis son arrivée outre-Manche, et rentré à la 75e à la place d’un Lacazette très décevant (revenant de blessure cela dit), son pied gauche brilla à deux reprises sur coup-franc direct. A la 80e, une frappe excentrée flottante à la trajectoire tournante vicieuse va tromper Silva (qui fait un pied du mauvais côté… erreur éliminatoire), puis dans le temps additionnel (92e), une frappe enroulée pleine lucarne aux abords de la surface va arracher une victoire poussive.

Le talent pur (Photo by Bryn Lennon/Getty Images)
Le talent pur (Photo by Bryn Lennon/Getty Images)

Un jeu en perdition

Alors que nous vantions le beau jeu des rouges et blancs en Europa League, en opposition avec ce qu’ils nous proposaient en championnat, ce match s’inscrit plutôt dans la lignée des mauvaises performances. Certes, le résultat est logique si l’on regarde les statistiques (2,45 à 1,26 en xG) et la domination du ballon, mais toujours est-il que le jeu offensif d’Arsenal est d’une cruelle désorganisation. Le milieu et l’attaque semblent flous en terme de positionnement, et d’organisation offensive (schémas d’attaque et de passes). La défense et le milieu, quant à elles, avaient besoin de peu pour se retrouver en difficulté.

Individuellement parlant, tous les défenseurs n’ont pas été au niveau, mis à part Tierney (qui néanmoins reste loin des standards attendus). Torreira, même si l’on a vu que le poste de 6 (1ère MT) lui convenait bien mieux que le rôle de box-to-box dans lequel il est mis par Emery (2ème MT, avec Guendouzi en 6), n’est pas le même joueur qu’il y a 1 an. Maitland-Niles n’a pas montré ses qualités de milieu, et a commis plusieurs erreurs (dont celle du 1-2) tandis que Willock, avait par phases un positionnement totalement inadéquat à ses qualités. Lacazette n’a eu ni impact sur les défenses, ni justesse technique. Seuls Martinelli, toujours aussi bon dans le pressing, l’implication et les courses, et Smith-Rowe, la maître à jouer du soir, ont rendus une honorable copie aux côtés du rentrant Pépé, et dans une moindre mesure,, de Guendouzi et Ceballos.

Ce match, contre un adversaire évidemment plus faible, symbolise les difficultés actuelles d’Arsenal – un jeu en totale perdition avec un Emery impuissant, des difficultés pour se créer des occasions nettes malgré la possession du ballon (jeu de position défectueux), et derrière, une fragilité qui n’étonne plus personne. Ces failles collectives étant à l’origine -majoritairement- des failles individuelles, entre mauvais positionnements et sous-régimes. Et comme trop souvent, ce sont des exploits individuels, des éclats de talent pur, qui permettent d’échapper à la catastrophe.

Partizan Belgrade – Manchester United FC : 0-1

Il aura fallu attendre 232 jours pour voir Man Utd remporter un match à l’extérieur. Ce fut le cas face au Partizan Belgrade, un club folklorique dans un stade à l’ancienne avec des pompiers derrière les cages en cas d’incendie et un tifo d’Al Capone.

Comme face à l’AZ Alkmaar il y a deux semaines, Ole Gunnar Solksjear a décidé de faire tourner sans pour autant présenter une équipe aussi faible qu’aux Pays-Bas. On a ainsi revu le jeune latéral gauche Brandon Williams aux côtés de titulaires comme Harry Maguire ou Aaron Wan-Bissaka. D’autres comme Anthony Martial ou encore Juan Mata ont vu ce match comme une occasions d’engranger du temps de jeu, le magicien espagnol était d’ailleurs aligné au milieu de terrain avec un autre produit du centre de formation James Garner, dans un 3-4-2-1 renouvelé après le nul face à Liverpool. L’intention était tout de même de rapporter les 3 points à la maison et de se mettre à l’abri le plus rapidement possible.

Une nouvelle classe à Man Utd ? Ici James Garner au duel. (Photo : Srđan Stevanović/Getty Images)

Contrairement à Alkmaar, le match a été plutôt entraînant, Man Utd avait comme but de contrôler la possession et le Partizan de contrer. Pour les Mancuniens, il fallait attaquer les côtés grâce à la largeur offerte par le back three. L’ambiance était bien dans les tribunes, surtout quand le gardien titulaire du soir, Sergio Romero, manquait de renvoyer un long ballon du Partizan dans les premières minutes de jeu. Il aura tout de même fallu attendre plus d’une demi-heure de jeu pour voir une occasion intéressante quand un tir de Jesse Lingard (37′) heurtait les montants. Réponse quasi-immédiate via le nigérian Umar Sadiq sur une jolie frappe enroulée terminant elle aussi sur les poteaux.

Brandon Williams, qui nous avait impressionné à Alkmaar, offre un penalty à Anthony Martial sur une belle chevauchée. Le Français s’est empressé de le transformer (43′) et de donner l’avantage à son équipe à la pause.

La seconde période a été plus difficile que prévu pour Man Utd. Dès le retour des vestiaires on a vu le milieu offensif des locaux, Seydouba Soumah, laissé Harry Maguire à terre avec un joli dribble mais Romero a été décisif sur la frappe. Face aux percées axiales du Partizan, OGS a décidé de passer à une défense à quatre en enlevant Martial et Wan-Bissaka pour y introduire Marcus Rashford et Daniel James peu après l’heure de jeu. Chose qui a relativement été efficace quand deux penaltys auraient pu être sifflés contre les visiteurs ou cette frappe instantanée de Sadiq sur un service de Soumah (74′). Romero sera à nouveau sollicité quand Takuma Asano tentait de marquer de la tête sur un corner (82′). Quelques minutes de plus à souffrir mais ça passe pour United.

Brandon Williams, on va également entendre parler de lui prochainement. (Photo : Getty Images)

C’était une victoire difficile à prendre pour Man Utd tant cela a été difficile de jouer dans les derniers mètres adverses. On pourra parler de la performance de Strahinja Pavlovic, le jeune défenseur serbe de 18 ans a été l’auteur d’un match remarquable par la manière dont il a dompté Lingard au fil de la rencontre. Nul doute que l’on entendra parler de lui à nouveau, surtout sur Football Manager.

https://twitter.com/InfogolApp/status/1187440605158367235

Man Utd rentre de Belgrade avec les 3 points et se place seul en tête de son groupe. Nous ne sommes qu’en octobre mais nul doute qu’OGS prendra cette compétition avec plus de sérieux dans le but de se qualifier pour la Ligue des Champions s’il ne le peut pas via le championnat. Pour cela, il faut passer cette phase en pole position.

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