Tour d'Europe

Royaume-Uni vs Europe Épisode 2 : mi-figue, mi-raisin

Octobre pointant le bout de son nez, les joutes européennes de nos clubs britanniques reprennent pour un deuxième round. Au menu – Tottenham, Manchester City, Chelsea, Liverpool, Rangers, Celtic, Arsenal, Manchester United et Wolves… Que demande le peuple ?

Ligue des Champions – des victoires et une atomisation

Tottenham Hotspur – Bayern Munich : 2-7

Avant ce soir, Tottenham n’avait jamais encaissé 7 buts à domicile en 133 ans et aucune équipe anglaise ne l’avait fait en Europe. C’est ainsi que nous pourrions décrire un match-phénomène, où un tel résultat n’était pas encore prévisible dans un moment avancé de la partie.

C'était la belle époque où Tottenham menait au score face au Bayern. (Photo : @SpursOfficial sur Twitter)
C’était la belle époque où Tottenham menait au score face au Bayern. (Photo : @SpursOfficial sur Twitter)

Mauricio Pochettino présentait son 4-4-2 losange en alignant un milieu Sissoko-Winks-Ndombele avec un Alli positionné à la pointe haute du milieu en soutien du duo Son-Kane. Le Bayern jouait en 4-2-3-1, Coman et Gnabry sur les ailes, Coutinho en soutien de Lewandowski.

Le mirage de la première période

Cela ressemblait à tour de l’imagination quand on voyait Tottenham ouvrir le score et proposer un jeu intéressant. Le diamant a fonctionné dans ses objectifs de coloniser l’axe du terrain et de repousser les adversaires sur les flancs grâce au pressing. C’est d’ailleurs suite à des récupérations hautes que Tottenham s’est procuré les meilleures occasions, conclues par Son et menées par un bon Ndombele qui jouait encore sur un pied. Le coréen ouvrait le score sur sa 3ème tentative et Tottenham menait logiquement au score (12′).

Ensuite on a vu un Tottenham se relâcher comme à son habitude quand les opposants parviennent à passer la ligne du milieu de terrain en jouant long. Joshua Kimmich parvient à lancer Kingsley Coman dans le dos de Danny Rose, après plusieurs bégaiments des Spurs, Kimmich récupère le ballon et enroule un frappe impossible à arrêter. Tottenham n’a cependemment pas arrêté de jouer, comme lors de cette occasion de Ndombele tout juste détournée par Neuer (26′). Ce sera bien la défense de Tottenham qui annulera toute possibilité de passer une soirée tranquille. On le verra d’ailleurs sur le but du 2-1 signé Lewandowski, auteur d’un mouvement et d’un geste pour un but légendaire bien qu’aidé par une défense perdue dans son jardin (45’+1). Mené 2-1 à la pause, Pochettino pouvait revenir confiant aux vestiaires, peut-être critique sur des défenseurs.

La démolition

A partir de quand Tottenham a flanché ? À 3-1 ? À 4-1 ? Ou lors de cette match de fin folle ? Ce qui est sûr c’est que Serge Gnabry est revenu en Angleterre après son passage à Arsenal – où il ne s’est jamais imposé tout comme lors de son prêt à West Brom en 2015-16, quand Tony Pullis déclarait qu’il “n’avait pas le niveau pour jouer à West Brom” – avec une envie de revanche ressentie sur le but du 3-1, alors qu’il dépose Aurier sur son côté avant de se jouer d’Alderweireld pour tromper Lloris (53′). Le virtuose allemand récidive deux minutes plus tard suite un jolie action de pressing, Tolisso prenant le ballon des pieds de Winks pour servir Gnabry qui croise sa frappe (55′).

La demontada. (Photo : UEFA/Getty)
La demontada. (Photo : UEFA/Getty)

Quelques minutes plus tard, Harry Kane réduit l’écart sur penalty, sonnant l’heure de la rébellion qui ne sera qu’anecdotique en fin de match (58′). On a cru que Tottenham allait revenir au score lorsqu’Eriksen obligeait Neuer à faire le show (66′). Mais le Bayern a su aspirer les joueurs de Tottenham pour mieux les prendre à revers.

C’est dans les sept dernières minutes de jeu que la magie bavaroise a opéré. À la 83ème minute, Thiago lance Gnabry qui s’amuse encore avec Aurier avant de croiser sa frappe. Lewandowski va y aller de son numéro d’équilibriste pour son doublé suite à une mauvaise relance des Spurs. Mais Gnabry a tenu à ce que ce match soit le sien, à l’image de son quadruplé (88′). Sale soirée pour Pochettino.

Pochettino, des choix qui questionnent

7-2, c’est un score lourd et sans appel. C’est peut-être un coup du sort quand on jette un oeil sur les expected goals, mais Tottenham n’a pas montré une seule envie de défendre sur les longs ballons du Bayern. Aussi, on notera que le Bayern a marqué sur toutes (ou presque) ses actions les plus chaudes… peut-être que ce soir-là, la chance était du côté du Bayern.

Le football est surprenant. (Source : @Caley_Graphics sur Twitter)
Le football est surprenant. (Source : @Caley_Graphics sur Twitter)

Lorsque Mauricio Pochettino a introduit son 4-4-2, c’était à la même période la saison dernière. La raison était que l’Argentin n’avait plus aucun pivot défensif apte à jouer comme Dier ou Wanyama et que les blessures à répétition de Mousa Dembele (parti en Chine lors du mercato hivernal) l’empêchait d’avoir du contrôle dans le jeu lors des transitions adverses.

Face au Bayern, la priorité était sans doute de bloquer les côtés en priorité et de proposer une double-prise aux ailiers adverses, là où on a vu un Serge Aurier en difficulté livré à lui-même quand Gnabry partait dans son dos. On a vu ce cas de figure la saison dernière en quarts à Man City, où Tottenham était rapidement passé du 4-4-2 au 4-2-3-1 pour bloquer les côtés. Il y a une réactivité (voulue ou non) qu’on ne retrouve pas du côté de Tottenham cette saison et Mauricio Pochettino va devoir se réveiller pour ne pas laisser passer une autre saison.

Liverpool – RB Salzbourg : 4-3

Jürgen Klopp avait déclaré en avant-match qu’on allait vivre une “soirée folle” et elle le fut. Face à un adversaire qui semble bien fait sur le papier mais qui se veut le tube de l’hiver en Europe, Liverpool a semblé très confiant avant de plonger jusqu’au but salvateur du dieu Egyptien. Accrochez-vous, ça va décoiffer.

Sur le toit de l’Europe, encore ? (Photo : @optajoe sur Twitter)

Le tacticien allemand a aligné sa meilleure équipe, sauf Joël Matip et Alisson blessés qui étaient respectivement remplacés par Joe Gomez et Adrian. Le milieu de terrain était composé de Fabinho, Georginio Wijnaldum et du capitaine Jordan Henderson en soutien du trio magique de devant. En face, l’équipe emmenée par l’entraîneur américain Jesse Marsch alignait un 4-4-2. Le jeune prodige Erling Braut Hâland a débuté le match sur le banc, en convalescence suite à une maladie.

La tranquillité rouge

Lors de la première mi-temps, Liverpool s’est amusé face aux autrichiens. En se défaisant du pressing des deux ailiers de Salzbourg, les Reds avaient constamment l’avantage numérique dès qu’ils changeaient d’aile, offrant un 1 contre 1 systématique quand Fabinho n’avait pas tout le temps pour organiser le jeu.

Le premier but est venu d’un éclair de Sadio Mané, qui s’est contenté de courir tout droit sans être attaqué. En éliminant Rasmus Nissen avec un une-deux via Firmino, le Sénégalais n’a encore eu aucune difficulté à ajuster le gardien (9′). Le second but est encore plus affligeant pour Salzbourg. Robertson recevant le ballon, arrive à éliminer l’ailier japonais Takumi Minamino, en combinant avec Salah et Henderson, et attire tout le bloc de Salzbourg à gauche, laissant du champs Trent Alexander-Arnold. Il est à pleine vitesse lorsqu’il réceptionne le ballon et n’a plus qu’à centrer au sol pour que le latéral écossais termine l’action (25′). Le troisième survient après un joli mouvement de Mané visant à aspirer Nissen dans le demi-espace gauche pour laisser Robertson s’engouffrer dans le couloir gauche, il centre pour Firmino qui voit sa tête repoussée avant d’atterrir dans les pieds de Salah qui n’a plus qu’à la mettre au fond (36′).

36 minutes de jeu, Liverpool mène 3-0 et Mo Salah ouvre son compteur but en Ligue des Champions. Tout baigne ce soir-là, jusqu’à un changement astucieux de Jesse Marsch.

La presque-aufsteigen (remontada en allemand) de Salzbourg

Le jeu de Salzbourg a consisté à se défaire de la première ligne du gegenpressing des Reds en jouant la verticalité. Cela a offert des occasions de deux-contre-deux dans le dos de Fabinho, mais Van Dijk et Gomez avaient réussi cadenasser derrière. Après le troisième but, le RB Salzbourg est passé à un 4-3-1-2, avec Minamino en soutien des attaquants, positionné au niveau de Fabinho.

Le 4-1-3-2 de Salzbourg pour bloquer Liverpool. (Source : betweentheposts.net)

Ce changement a empêché Fabinho de créer du jeu ou d’exploiter les couloirs. En phase offensive, Minamino se trouvait derrière Fabinho, afin de pouvoir participer davantage aux actions offensives. Il n’a fallu que quelques minutes pour voir Salzbourg récupérer le ballon au niveau de la ligne médiane – but inscrit par Hee Chan Hwang après avoir dribblé Van Dijk et enroulé un tir remarquable (39′). Le spectacle a continué après la pause quand Dominik Szoboszlai joue rapidement une faute sifflée en direction de Hwang, l’attaquant Sud-Coréen centre et trouve Takamino, seul face à une défense de Liverpool désorganisée et qui frappe pour marquer à son tour (56′). Un moment parfait pour Hâland de faire son entrée et inscrire son but suite à une action assez bizarre menée par Hwang (60′). 3-3 c’était presque parfait.

Liverpool a eu de gros problèmes sur les transitions, et a parfois paru sans réaction face à la marche autrichienne. On a longtemps cru voir une soirée comme face au FC Barcelone la saison dernière à l’envers, mais cette fois Liverpool est décidé à ne plus perdre de points bêtement, la preuve avec la suite.

Liverpool plie toujours mais s’impose toujours

Après le but égalisateur, Klopp a décidé de faire entrer James Milner à la place d’Henderson pour blinder l’axe et de passer en 4-2-3-1 lorsque Divock Origi a fait son entrée à la place de Wijnaldum. Le Belge s’est positionné à gauche, Mané à droite, Firmino en soutien de Salah. Ce changement permet à Liverpool d’avoir une présence accrue en attaque tout en ayant Milner comme soutien en cas de perte de balle.

Liverpool a ainsi marqué un 4ème but suite à une phase de contre-pressing avec Fabinho récupérant le ballon et envoyant un ballon sur la tête de Firmino qui dévie pour Salah. L’égyptien a sauvé la soirée. Le match s’est ensuite calmé et Salzbourg n’a pas réussi à maintenir l’intensité de la première heure du match, laissant à Liverpool la maîtrise ballon. Mané aurait également pu alourdir le score avec un ballon qui ne passait pas devant sa tête.

Une vraie fiesta. (Source : @Caley_Graphics sur Twitter)
Une vraie fiesta. (Source : @Caley_Graphics sur Twitter)

Liverpool s’en sort bien, après nous avoir régalé puis nous avoir fait peur. On a assisté à un très beau match tactique. Dans un championnat où Liverpool ne lâche rien, on attendait de voir la même domination en Ligue des Champions après la débâcle napolitaine. Ce soir-là, Liverpool a rappelé l’ordre européen plutôt que celui de Vienne.

Manchester City – Dinamo Zagreb : 2-0

À l’Etihad Stadium, nous étions loin, très loin, d’un festival de buts similaire à celui offert par le Bayern Munich à Wembley. Pourtant, l’opposition proposée par les Croates de Zagreb laissait suggérer une possible avalanche de buts. Il n’en a rien été au final, la faute à un manque de réalisme criant des Skyblues, au cours d’une partie où ils n’ont jamais réellement tremblé.

Les Skyblues célèbrent le premier but de la soirée.
Manchester City a du attendre plus d’une heure de jeu avant de faire sauter le verrou de la défense croate.

Pep Guardiola, dans une logique de turn-over, avait misé sur Cancelo et Mendy pour animer les côtés, un trio Rodri-Gündogan-Silva en l’absence de De Bruyne au milieu. Sterling ayant été laissé au repos, au coup d’envoi. Les deux latéraux ont été à la hauteur des attentes. Alors que le français aura passé une grande partie du match à distiller des pastilles dans la surface, tout en connaissant un certain déchet par moments, le latéral portugais a continué à prendre ses marques, et tend à afficher avec plus d’assurance toute la technique qui est la sienne. Positionnés assez haut sur le terrain, scotchés à la ligne de touche, les deux lascars ont permis à Mahrez et Bernardo de se retrouver régulièrement dans le cœur du jeu pour faire déjouer le champion de Croatie.

Un manque de réalisme

Très vite, le Dinamo a ouvert les vannes en défense par l’intermédiaire de Peric, dont les deux erreurs n’ont pas profité ni à Agüero (14′), ni à Bernardo (16′). Puis c’est la barre qui a sauvé Livakovic sur une frappe en bout de course à l’entrée de la surface (21′). Avec plus de 70% de possession sur l’ensemble de la rencontre, il faisait peu de doute sur l’issue de la rencontre, à condition d’un zeste supplémentaire de réalisme dans la conclusion, seul point noir du match abouti des Citizens. La carte des “expected goals” vient rappeler cette fâcheuse tendance des Mancuniens à ne pas savoir concrétiser des occasions très nettes, à l’instar de celles de Bernardo ce soir.

https://twitter.com/InfogolApp/status/1179138289598640130

Raheem Sterling, le facteur X

Dans ces matches où la différence se fait parfois sur des détails, y compris quand une équipe domine largement, l’entrée d’un joueur peut s’avérer décisive. Et, dans ce registre là, celle de Sterling a encore fait basculer la rencontre en faveur de City. Idéalement servi par une bonne passe dans l’intervalle de Rodri, Mahrez a délivré un centre à ras de terre parfait conclu à bout portant par Sterling. Une entrée gagnante qui dit tout de l’importance de l’attaquant anglais, alors que son équipe, symptomatiquement, n’arrivait pas à marquer sans lui. Avec ce but, les espaces se sont ouverts progressivement, jusqu’au coup de massue infligé par Foden, à peine entré en jeu, sur un service de Raheem Sterling, encore une fois (90+4′).

Pas grand chose à tirer de ce match pour les Skyblues, si ce n’est le sérieux et la patience affichés au cours d’une partition pourtant maîtrisée. À signaler les bonnes prestations de Fernandinho, toujours bien placé et remarquable dans ses anticipations, ainsi que les progrès de Rodri dans ses passes vers l’avant, souvent pertinentes et bien senties. Avec 6 points en deux rencontres, Manchester City se dirige d’ores et déjà vers une qualification relativement tranquille et peut envisager ses matches de milieu de semaine plus sereinement. Du moins jusqu’en février-mars.

LOSC – Chelsea : 1-2

Après une entrée en lice en ligue des champions ratée et un début de saison difficile, les Blues voulaient se relancer au stade Pierre-Mauroy. Pour cela Frank Lampard a fait confiance, une fois de plus, à ses jeunes.

Première victoire pour les Blues en Ligue des Champions (crédit: BBC)
Première victoire pour les Blues en Ligue des Champions (Crédits: BBC)

Le fil du match

Dès l’entame de match, les Anglais mettent à mal les Lillois avec un nouveau dispositif tactique en 3-4-3. Il faut attendre la 17’ pour voir la première occasion avec une reprise de Mount à la suite d’une mauvaise relance de Celik. La sentence intervient logiquement à la 22e pour Lille avec un but d’Abraham le jour de ses 22 ans (0-1). Le nouveau numéro 9 de Chelsea profite d’un mauvais alignement de Reinaldo pour se retrouver absolument seul au point de penalty et tromper Maignan.

L’inexpérience de Chelsea en Ligue des champions lui a fait perdre le contrôle du match et son avance n’a duré que 11 minutes, Osimhen remet les équipes à égalité après un corner de Bamba à la 33’ (1-1). Après l’égalisation, Chelsea a réussi à reprendre le jeu à son compte et manqua de reprendre l’avantage avant la pause sur une frappe de Jorginho.

En seconde période, Chelsea était clairement au-dessus au niveau de la justesse technique et tactique mais Lille s’accrochait en ne concédant rien aux abords de la surface. Il faut attendre la 77’ et un but magnifique de Willian reprenant de volée au second poteau un centre d’Hudson-Odoi, qui donnait l’avantage aux Blues. (1-2). La fin de match fut compliquée avec les erreurs de Tomori et Kepa qui auraient pu coûter chère au Blues. Néanmoins, les hommes de Lampard décrochent leur première victoire en Ligue des Champions cette année avant un déplacement qui s’annonce difficile à Amsterdam le 23 octobre.

Que retenir ?

Le tournant du match fut la sortie de Reece James pour l’entrée de Hudson-Odoi à la 67’. Malgré des matchs convaincants, le latéral de 19 ans a montré qu’il n’était pas prêt physiquement pour des rencontres de ce niveau. Le 3-4-3 du début de match s’est par conséquent transformé en un 4-3-3 plus habituel pour les Blues qui ont alors repris leurs marques.

Pour sa 300èmeapparition, Willian n’a encore pas été à la hauteur de son talent. Il sauve néanmoins sa copie, grâce à cette reprise de volée sur un centre du prodige anglais rentré peu avant. On peut noter aussi la bonne prestation de Tomori, solide défensivement, mais qui aurait pu tout gâcher sur une relance complètement ratée en fin de match, tout comme Kepa auteur d’une prestation plus que correcte, malgré sa fragilité sur une de ses dernières relances.

Tammy Abraham a encore su faire parler son talent, et c’est logiquement que le titre d’homme du match lui a été adjugé. Excellent dans son rôle de pivot et auteur du premier but de la partie, le jeune espoir de Chelsea apprend vite et est déjà un homme clé de Lampard du haut de ses 22 ans.

Tammy Abraham, récemment sélectionné avec les Three Lions. (crédit: BBC)
Tammy Abraham, récemment sélectionné avec les Three Lions. (Crédits: BBC)

Frank Lampard, quant à lui, reste lucide sur son équipe et la suite de la compétition qui s’annonce compliquée :

« Ce match nous donne confiance, cela nous donne des points, le sentiment d’être dans une meilleure position dans le groupe. Maintenant, le plus dur commence, parce que chaque match va vraiment être difficile ».

Avec 3 points en deux matchs, les Blues sont dans le bon wagon pour la qualification même si celle-ci cela ne sera pas de tout repos.

Europa League – jeudi soir morose, mais rose pour Arsenal, le Celtic au vert

Young Boys – Glasgow Rangers : 2-1

Tombeurs du Feyenoord lors de la première journée d’Europa League (1-0), les Rangers avaient l’occasion de profiter du déplacement du FC Porto (3pts) sur la pelouse des néerlandais, pour tenter de creuser l’écart en tête du groupe G. Toujours privés de Ryan Kent, blessé, les Gers se présentaient avec un XI assez similaire à celui qui avait écrasé Aberdeen en championnat samedi dernier (5-0). Seul Stewart était laissé sur le banc, Kamara reprenait sa place au milieu, tandis qu’Hellander était préféré à Katic dans l’axe de la défense, au côté de Goldson.

https://twitter.com/RangersFC/status/1179804336718843904

Partis sur un tempo assez lent, les hommes de Steven Gerrard se montraient assez prudents, à l’image du milieu de terrain, très regroupé dans l’axe. Sans doute un peu trop tranquilles, les Rangers étaient réveillés par un corner malicieux, joué en retrait à l’entrée de la surface (9e)… Sans conséquence. Mais la menace allait vite revenir avec Nsamé. Seul en pleine surface, le Camerounais manquait le cadre alors que Goldson s’était troué. Nouvel avertissement sans frais pour les joueurs de Glasgow.

Piqués au vif, les Gers pressaient alors plus haut, parvenant enfin à se créer quelques opportunités. Venu presser Janko dans les 30 mètres des locaux (27e), Ryan Jack offrait un excellent ballon à Ojo qui tentait de retrouver son milieu… Oubliant Morelos sur sa droite. Plus tranchants, les Ecossais appuyaient sur l’accélérateur et allaient être récompensés. Sur une passe en profondeur de Barisic, Morelos jouait avec son corps pour déstabiliser Zesiger au physique et s’ouvrir le chemin du but. Avec le soutien d’Ojo sur sa droite, l’international Colombien fixait le portier adverse avant de frapper : imparable pour von Ballmoos (0-1, 44e). Le 14e but en 13 titularisations cette saison pour le « Buffalo Soldier » d’Ibrox. Une minute plus tard, Ojo manquait le cadre sur une énorme occasion de 0-2…

Devant à la pause (0-1), les Rangers étaient bien partis pour réaliser le gros coup de cette 2e journée. Sans briller, les coéquipiers de Glen Kamara étaient à mi-chemin d’assurer l’essentiel : un deuxième succès en deux matches.

De lourds regrets pour les Rangers

Mais c’était sans compter sur un début de deuxième période catastrophique. À la récupération d’un ballon chaud, Tavernier sauvait une touche avant de relancer… Directement sur Garcia, qui prenait à défaut Goldson sur le côté gauche et centrait vers Assalé au deuxième poteau : imparable (50e).

Portés par un Morelos des grands soirs, les Rangers se remettaient à l’attaque. D’une frappe lointaine, le Colombien trouvait les bras du portier adverse (53e), avant d’être coupé dans sa course en pleine surface par Garcia (57e). Rien selon Monsieur Schuettengruber, l’arbitre autrichien de la rencontre. À l’heure de jeu, la mauvaise nouvelle du soir allait venir du milieu : touché, Ryan Jack cédait sa place à Stewart, quelques heures après avoir été sélectionné avec l’Ecosse pour affronter la Russie et Saint-Marin.

Dès lors, sous pression, les hommes de Steven Gerrard reculaient de nouveau. Mais Morelos était à un cheveu de redonner l’avantage aux siens, d’une frappe lourde après un superbe contrôle orienté (90e), repoussée. Et ce qui devait arriver arriva : sur un ballon aérien, Tavernier appréciait très mal la trajectoire et se trouait, ouvrant le but à Fassnacht. Celui-ci saisissait sa chance et frappait en demi-volée. McGregor (pas exempt de tout reproche) ne parvenait pas à repousser : 2-1 pour les locaux (90+3e).

Naïfs, les Rangers laissent filer un point important dans la course à la qualification. Et avec la victoire de Feyenoord face à Porto (2-0), c’est un vrai retour à la case départ pour Glasgow, passé de la 1ère à la 3ème place d’un groupe où les quatre clubs comptent désormais 3 points.

Défaite frustrante pour les Rangers de Ryan Jack qui laissent filer un point précieux dans la course aux 1/16èmes de finale.
Défaite frustrante pour les Rangers de Ryan Jack, qui laissent filer un point précieux dans la course aux 1/16èmes de finale.

Celtic – CFR Cluj : 2-0

C’était l’heure de la revanche pour le Celtic Glasgow après son élimination par Cluj au 3eme tour de qualification de la Ligue de Champions en août. Cette défaite avait en effet déclenché une vague de scepticisme à l’égard de Lennon. Le Celtic a réagi avec une fin de mercato intéressante et de bonnes performances nationales. Le nul 1-1 obtenu à Rennes lors de leur premier match de poules, était immérité pour les Bhoys qui voulaient lancer leur campagne européenne à domicile. De l’autre côté du terrain, après leur victoire à domicile face à la Lazio Rome, les roumains voulaient confirmer au Paradise.

Après un début de match en dents de scie, Christopher Jullien a failli mettre le Celtic en tête à deux reprises. Le gardien Lituanien, Giedrius Arlauskis réalise notamment un bel arrêt à la 11’ sur une reprise de la tête de Jullien. Ces occasions ont déclenché une période de domination du Celtic qui s’est traduite par une avance méritée. La superbe passe de Callum McGregor libère Boli Bolingoli-Mbombo, dont le centre trouve la tête d’Odsonne Edouard à la 20’ (1-0).

Le but de Mohamed Elyounoussi, en prêt de Southampton (crédit: RTE)
Le but de Mohamed Elyounoussi, en prêt de Southampton (Crédits: RTE)

L’emprise du Celtic sur le match s’est relâchée un peu avant la pause, sans toutefois avoir d’effet sur le score. Mario Rondón marque un but, mais celui-ci fut refusé pour un hors-jeu. L’attaquant de Cluj a ensuite été sanctionné pour un plongeon, après avoir chuté sous la pression de Ryan Christie dans la surface de réparation du Celtic. À la 59’, Mohamed Elyounoussi fait preuve de ténacité pour récupérer le ballon au milieu de terrain et lance James Forrest dans l’intervalLe. Elyounoussi est tout aussi impressionnant dans sa volonté d’aller de l’avant, il sera à la conclusion de l’action en inscrivant le deuxième but des Bhoys avec un brin de réussite.

À la fin du match, Neil Lennon déclara dans un élan d’optimisme :

 J’ai trouvé que nous étions exceptionnels. Ma seule déception, c’est qu’on n’ait pas marqué plus. Je pense qu’il y a plus à venir pour cette équipe.”

Dans un Celtic Park des grands soirs et une pluie écossaise battante, les hommes de Neil Lennon décroche leur première victoire en Europa League après le nul concédé à Rennes (1-1). Le Celtic a donc pris sa revanche sur le CFR Cluj, avec une victoire aussi complète que le score l’indique. Il faudra désormais confirmer à domicile le 24 octobre contre la Lazio, tombeuse de Rennes.

Arsenal – Standard de Liège : 4-0

Après avoir remporté – non sans souffrir et concéder des occasions – leur match contre l’Eintracht Frankfurt sur le score large de 0-3, les Gunners continuaient leur parcours européen à domicile, contre le Standard de Liège. Les belges, tombeurs du Vitória SC (2-0) et aux avant-postes de leur championnat, ambitionnaient de jouer les troubles-fêtes à l’Emirates, face à une formation londonienne bicéphale.

Unai Emery décida, en toute logique, de faire tourner et de laisser place à la jeunesse et aux retours de blessures pour ce match, avec une composition en 4-3-3. Dans les cages, le nouveau gardien de l’Albiceleste, Emiliano Martinez, sur les côtés, la doublette Bellerin-Tierney tant attendue (les deux revenant petit à petit de leurs longues blessures), et en défense centrale, la paire Mustafi-Holding (lui aussi en convalescence).

Au milieu, un trio plus “classique” a été aligné avec Torreira en point basse – son positionnement fétiche à la Samp’, occupé par Xhaka et Guendouzi dans l’esprit de l’entraîneur basque – aux côtés de Dani Ceballos et de Joe Willock, qui respectivement avaient les rôles de régulateur et de box-to-box. Finalement, le trio d’attaque très jeune, était composé d’Ainsley Maitland-Niles (affranchi du poste de latéral intérimaire), de Reiss Nelson et surtout de Gabriel Martinelli. Néanmoins, Bukayo Saka n’a pas été convoqué, lui qui était titulaire face à Manchester United (1-1, auteur d’une passe décisive) lundi. À noter aussi l’absence totale de Mesut Özil sur la feuille de match, justifiée par Emery comme une question de mérite, même si l’on se doute bien qu’Özil ne fait juste plus partie des plans du coach basque.

Victoire nette et sans bavure

Une quinzaine de minutes. C’est ce qui aura suffit aux Gunners pour plier ce match et se mettre à l’abri. Face à une équipe liégeoise faiblichonne, ils se sont baladés. À la 13′, suite à une fantastique ouverture de Mustafi pour Tierney, l’écossais dépose un centre parfait sur Martinelli, dont la tête est maitrisée et imparable. Le prodige venu d’Ituano récidivera quelques instants plus tard (16′), avec un rapide enchaînement d’avant centre, pour frapper et marquer dans le côté ouvert de la cage de Savic, impuissant. Et encore quelques minutes plus tard (22′), Willock creusera l’écart sur une frappe enroulée, après avoir bénéficié d’une frappe contrée favorable. Pour clore le spectacle, Ceballos mettra au fond – presque sur la ligne de but – un centre avec effet rentrant de Martinelli (57′).

Si le score est très avantageux pour les canonniers, c’est avant tout le contenu qu’il faut souligner. Arsenal n’a pas eu de cesse de presser le Standard, tout au long du match malgré le score fleuve, avec une nette domination technique – 620 passes à 91% de réussite, contre 369 à 79%, possession en 62-38%, 26 tirs à 13. Les vagues rouges et blanches ont déferlé tout au long du match, et le score aurait être bien plus lourd si le réalisme avait été parfait, en témoignent les 7 “big chances missed” sur 8. En seconde mi-temps, ils n’auront marqué qu’un seul petit but, alors que les expected goals en annonçaient 4 (contre 1 en première mi-temps, paradoxalement) – la faute à un fort entrain peut-être.

Des joueurs au rendez-vous

Côté joueurs, les satisfactions sont légions. La défense a été solide, sur le peu de travail qu’elle a eu à fournir. Les deux latéraux, assurément titulaires en puissance, ont démontré l’importance, la nécessité de ce poste dans le football moderne, et surtout dans l’animation offensive des Gunners – Tierney en particulier, a exhibé sa palette exhaustive de centres et son implication défensive… de quoi faire rougir Sead Kolasinac. Torreira a été plus à l’aise en pointe basse, même si Guendouzi lui a repris la place à son entrée en jeu. Reiss Nelson, d’ordinaire emprunté cette saison, a été virevoltant, très bon dans ses choix et dribbles, tandis que Willock continue sur sa lancée à tous les niveaux. Maitland-Niles est le seul joueur dont la performance n’a pas été convaincante, lui qui s’est montré très discret contrairement à Nelson son pendant à gauche. Les entrées de Aubameyang, Guendouzi et Pépé, sont mitigées mais la chute progressive du rythme dans la match en est la cause.

Gabriel Martinelli enroulant sa frappe, après un magnifique enchaînement, pour marquer son doublé (Crédits: @EuropaLeague)
Gabriel Martinelli enroulant sa frappe, après un magnifique enchaînement, pour marquer son doublé (Crédits: @EuropaLeague)

Mais comment ne pas parler de l’incroyable performance de Gabriel Martinelli ? Au delà de son doublé et de sa passe décisive, preuve de son très bon sens du but, le jeune brésilien arrivé en Perfide Albion cet été, a été un cran au dessus de tous. Même si le poste de numéro 9 n’est pas son poste de prédilection, il a rempli le rôle parfaitement (comme face à Nottingham Forrest, où il a inscrit là aussi un doublé). Techniquement au point, rapide, vif, complet (de la tête aux pieds, même s’il peine un peu sur son pied gauche), il a créé 3 “big chances”, délivré 5 passes-clés et gagné 7 de ses 10 duels, tout en pressant 90 minutes. Une précocité déconcertante, étant donné qu’il débarque tout juste des divisions inférieures brésiliennes, sans réelle adaptation et compte déjà 4 buts et 1 passe décisive en 186 minutes (seulement 6 en PL, certes). Manchester United et le Barça peuvent s’en mordre les doigts, puisque le jeune joueur avait jadis préféré continuer son développement au pays, plutôt que de les rejoindre après des essais concluants.

https://twitter.com/Arsenal/status/1179853572890152960

Changer de mentalité

Même si l’on se doutait qu’Arsenal sortirait des phases de poules avec facilité, les deux victoires consécutives contre les adversaires les plus coriaces du groupe (sur le papier), vont permettre aux Gunners d’aborder l’Europa League avec encore plus de sérénité.

Car c’est cette sérénité, tant chez Unai Emery que chez les joueurs, qui peut permettre au club d’avancer dans les bons rails. Contre le Standard, on a vu une équipe entreprenante, une jeunesse décomplexée et pas avare d’efforts, qui a permis la mise en place d’un pressing cohérent. À aucun moment, on a pu sentir chez les nord-londoniens la peur du déséquilibre offensif, la peur de l’adversaire pouvant recoller au score. Les consignes étaient claires – aller de l’avant, encore et toujours, comme l’a souligné Joe Willock au micro de BT Sports après-match :

“Le manager nous a dit de continuer à aller de l’avant, même à 3 ou 4 – 0. Nous voulions récupérer les ballons et aller marquer encore plus de buts.

Cette attitude conquérante, que les remplaçants en coupe mettent en place, doit servir d’exemple aux titulaires, qui échouent bien trop souvent en Premier League par fébrilité et par “pragmatisme” contre-productif. Certes, le niveau de jeu n’est pas le même et l’histoire ne peut être réécrite, mais il est plus que légitime de penser que si Emery avait tenu ce même discours offensif contre Watford, Aston Villa, et Manchester United, l’équipe serait repartie – sans difficulté- avec plus que 5 points sur 9.

AZ Alkmaar – Manchester United : 0-0

On pensait que le parfum de l’Europa League allait redonner le sourire à Ole Gunnar Solskjaer et ses hommes, après un début de championnat très mitigé et une dixième place actuelle, loin des attentes placées en début de saison. Et le déplacement à La Haye pour affronter l’AZ Alkmaar – rencontre délocalisée à cause d’une tribune tombée sur le AFAS Stadion de l’équipe néerlandaise le mois dernier – était l’occasion de surfer sur les débuts victorieux d’il y a quinze jours à Old Trafford face à Astana (1-0). C’est pourtant tout l’inverse qui s’est produit. S’ils n’ont pas connu la défaite pour cette deuxième journée de phase de poule de C3, les ouailles d’OGS ont ramé face au troisième d’Eredivisie, ramenant des Pays-Bas un triste match nul et vierge (0-0).

Sans Pogba (cheville), ni Martial (tendon), le coach norvégien avait procédé à huit changements par rapport à la rencontre face aux Gunners lundi dernier (1-1), mettant en place une formation très rajeunie avec Greenwood, Gomes, Dalot ou encore Williams, latéral gauche des U19 qui fêtait sa première titularisation avec l’équipe première. Malgré cette envie de laisser du temps de jeu aux jeunes de l’Académie, les vainqueurs de l’édition 2017 ont vite subi face à une formation de l’AZ sans complexe, très perturbante dans les transitions rapides.

Mise à part une énorme occasion gâchée par Greenwood – ou plutôt stoppée par Vlaar – à la demi-heure de jeu après un centre en retrait de James (30e), les Mancuniens n’ont rien quasiment rien proposé. Aucune différence, ou presque, n’a été réalisée dans les trente derniers mètres adverses. Les regrets sont plutôt du côté de la formation d’Arne Slot, l’entraîneur de l’AZ, qui a vu un but refusé à Boadu pour hors-jeu avant le premier quart d’heure (12e). Idrissi a fait briller De Gea (15e), et le gardien espagnol n’allait pas être ménagé après la pause. Si l’arbitre a décidé de ne pas siffler un penalty pour les Néerlandais après une main dans la surface de Williams (54e), l’ancien de l’Atlético a repoussé une frappe de Wijndal (72e), puis une d’Idrissi (77e). Deux minutes plus tôt, la demi-volée du Marocain avant frôlé le poteau (75e).

Si Lingard, rentré sur la pelouse à la place de Mata (83e), puis sorti dans les arrêts de jeu à cause d’une douleur aux ischios jambiers (90e+1), a failli trouver la lucarne, le constat est amer pour MU : les visiteurs n’ont cadré aucune de leur tentative, une première pour le club en Ligue Europa. Ils ne méritaient de toute façon rien de plus.

Besiktas – Wolverhampton : 0-1

Défaits tous les deux lors de la première journée du groupe K de Ligue Europa, Besiktas et Wolverhampton se faisaient face dans le capharnaüm du Vodafone Park à Istanbul. Pour ce long déplacement de mi-semaine, Nuno Espirito Santo avait effectué deux changements dans son onze de départ par rapport à la réception de Watford (2-0) lors du week-end dernier : aux côtés de Joao Moutinho, Ruben Neves prenait la place de Leander Dendoncker, alors qu’Adama Traoré était suppléé par Morgan Gibbs-White sur l’aile droite.

Malgré la très belle ambiance mise par les 41 000 spectateurs de l’enceinte stambouliote, les deux formations se sont longtemps neutralisées sans que de véritables occasions ne surviennent de part et d’autre. Raul Jimenez était bien muselé par la charnière Vida-Uysal alors que Moutinho et Neves, chargés d’organiser l’animation offensive des Wolves, n’ont pas réussi à trouver les ouvertures entre les lignes turques bien resserrées.

La main de Conor Coady, à la suite d’un corner, auraient pu permettre aux Stambouliotes de bénéficier d’un penalty (43e) lors d’un premier acte assez soporifique. En seconde période, les entrées successives de Patrick Cutrone et d’Adama Traoré pour apporter plus de vitesse à la ligne d’attaque anglaise n’auront pas déstabilisé outre mesure la défense du Besiktas, assez souveraine. Peu mis en danger par des locaux assez empruntés, on se dirigeait tranquille vers un match sans but, alors que Willy Boly d’un côté (63e), puis Domagoj Vida de l’autre (68e) n’ont pas réglé la mire de la tête après des coups francs excentrés.

Mais quand la solution ne vient pas de l’attaque ou des joueurs offensifs, les joueurs défensifs prennent alors la lumière devant. Et c’est Willy Boly qui s’est transformé en sauveur pour les joueurs des West Midlands. Au bout du temps additionnel, l’ancien Auxerrois, en pur avant-centre, a catapulté le ballon dans les filets de Loris Karius (90e+3), sur un service de Ruben Neves.

Une victoire précieuse pour les Wolves qui récoltent leurs trois premiers points dans la compétition cette saison. Surtout, ils enchainent leur troisième victoire à l’extérieur en autant de matches dans cette édition de Ligue Europa (qualifications comprises). Autre satisfaction : Besiktas était invaincu sur leurs quatre derniers matches à domicile face à des clubs anglais en compétition européenne. Chapeau les Loups !

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