Tour d'Europe

Ligue Europa – Acte I, Scène 2

Arsenal (3-0) et le Celtic (1-0) ont obtenu tous les deux une victoire confortable pour Arsenal (3-0 avant de recevoir alors que le Celtic se déplaçait au pays de Raspoutine et du roi des memes du 18-25, Poutine.

Zenit St-Petersbourg 3-0 Celtic FC

Cela devait être une soirée mémorable et ce fut un échec, comme Napoléon et sa campagne de Russie, l’armée glawégienne a connu la Bérézina, l’auteur de cette déroute : Roberto Mancini. Un sale coup qui nous rappelle ses heures de gloire à Manchester City où il piégeait déjà Brendan Rodgers. Un piège oui, c’est une toute autre équipe zénitienne qu’on a vu ce soir-là, elle jouait plus haut, proposait un pressing qui empêchait Scott Brown et Callum McGregor de jouer et de trouver les attaquants, et surtout un joueur qui revenait de blessure, un certain Branislav Ivanovic, qui ouvre le score très tôt dans la partie. C’était pourtant le même XI du Celtic qui était sur le terrain de St-Pétersbourg, mais un tout autre visage. Le milieu de terrain s’est fait submerger à chaque montée russe, à l’image du deuxième et troisième but, deux récupération zénitiennes qui ont permis de donner deux occasions de but. Le Celtic n’a rien montré, à l’image du premier tir cadré après l’heure de jeu par Tom Rogic, rentré à la mi-temps, et qui a tout de même fait son match malgré la piètre prestation de son équipe. Il n’y a pas grande chose à dire, c’était la Bérézina ce soir en Russie.

Arsenal FC 1-2 FK Ostersunds

Les anglais portent en eux le traumatisme des raids vikings de l’époque médiévale, on l’a vu face à l’Islande à l’Euro et ce soir face au FK Ostersunds. Bien qu’ayant remporté le match aller 3-0 dans le Nord suédois, les hommes d’Arsène Wenger se sont fait surprendre par les vikings qui ont montré leur valeur et leur générosité. Le XI proposé par Wenger était un moyen de faire tourner en donnant du temps de jeu à certains joueurs (Chambers, Holding, Maitland-Niles, Iwobi, Welbeck) dans un 4-2-3-1. Mais le milieu trop faible composé de Maitland-Niles et d’Elneny qui n’a pas su contenir les raids vikings, à l’image de ces deux buts inscrits à la suite, le premier côté gauche et le second côté gauche, preuve d’une défense mal protégée. D’ailleurs les 4 défenseurs ont livré une très mauvaise partie, même si Kolasinac se voit chanceux de réduire le score après la pause, on pensait qu’Arsenal était revenu dans la partie, surtout avec l’entrée de Granit Xhaka qui a équilibré le milieu. En attaque on a cru voir un semblant de jeu entre Wilshere et Mkhitaryan mais pas aidés par un Iwobi absent et un Welbeck qui ressemblait davantage à Michel Houellebecq. Si on peut retenir une chose de cette défaite c’est le fait qu’Arsenal a su gérer le score en ne paniquant pas, malgré une pression des hommes de Graham Potter qui était difficile à contenir. On a également retenu qu’Arsenal n’a pas d’équipe B, ils ne sont ni intégrés au groupe, ni au point physiquement, il va falloir travailler pour rattraper le retard de progression par rapport aux autres du Big Six. Bref, 4-2 en cumulé, Arsenal profite du 3-0 en Laponie pour ne pas se faire éliminer ce soir, et se rend la tête baissée au prochain tour.

L’auteur

Ilhan

Ilhan

Ilhan, c’est avant tout un mélange. Le prince de sang-mêlé anglo-turc. Ses parents ont fait un featuring avec Hagrid et Sandro pour le procréer. Sa barbe, c’est Marouane Fellaini. Ne jure que par Tottenham. Apporte sa voix quand il s’agit de parler de foot, et nostalgique de Gary Lineker, Paul Scholes et Mido. C’est aussi un fêtard 5 étoiles. Footballistiquement, son foie est un condensé de George Best et de Paul Gascoigne. Il aimerait mourir dans le rond central de White Hart Lane en jouant à FM.