Tour d'Europe

Ligue des Champions : Acte I – Scène 2

Après la première fournée des huitièmes, Liverpool et Man City semblent déjà qualifiés pour la Ligue des Champions, Tottenham en bonne position, il ne reste plus que Chelsea et Manchester United qui doivent jouer dans deux duels anglo-espagnols.

Chelsea FC 1-1 FC Barcelone

Si on pense à un “clàsico” anglo-espagnol on pense automatiquement à cette affiche qui a beaucoup d’antécédents et qui est unes des rencontres les plus attendues. L’Invincible Armada catalane accostait à Stamford Bridge dans le but de coloniser le terrain et de rentrer en métropole avec une victoire en mettant les bleugranas en belle position avant de recevoir les Blues. Mais c’était sans compter l’ingéniosité d’un Antonio Conte qui nous a encore impressionné, revenu à son 3-4-3 qui sied à merveille aux Londoniens avec Rüdiger et Christensen aux côté d’Azpi mais sans Cahill. En attaque pas de Morata ni de Giroud sur le banc mais d’un Hazard positionné en faux-neuf. La tactique était claire, blinder en défense surtout dans l’axe, bien coulisser lorsque le Barça attaquait sur les côtés, les duos Moses-Willian et Alonso-Pedro à gauche devaient coulisser en synergie pour bloquer Paulinho et Iniesta de chaque côté. Notons que le Barça jouait dans un 4-4-2 mobile qui pouvait passer en 4-1-4-1 ou 4-4-1-1 selon les phases de jeu. Le trio des Blues composé de Willian, Hazard et Pedro devaient presser haut et lorsque cette première ligne était dépassé, le Barça a tenté de jouer en “U” en passant par les côtés qui étaient donc bloqués par les deux duos. Le force des Blues a été de passer d’une formation regroupée et étroite à une formation qui écartait les lignes pour mieux les transpercer. Les hommes d’Antonio Conte on fait le match parfait avec ce but marqué par Willian en seconde mi-temps qui avait déjà vu deux de ses frappes contrées par les poteaux. Cette copie a été néanmoins ternie d’une erreur défensive, passe d’Andreas Christensen interceptée par Iniesta qui sert Léo Messi qui marque par la seule frappe cadrée de la rencontre pour son équipe. Conte avait presque réussi son pari en titularisant les jeunes défenseurs danois et allemand mais, l’erreur du premier, d’inexpérience sans doute, donne un sacré avantage aux catalans. Les Blues débuteront le match au Camp Nou en étant éliminés, une nouvelle stratégie d’Antonio Conte est à revoir, sous peine de se voir infliger une fessée ou une manita comme on le dit localement.

Wilian Paulinho Chelsea Barcelone 2018
“Tudo Bem ?” “Tudo Bom !” (Source : UEFA.com)

FC Séville 0-0 Manchester United FC

Au pays de Kendji Girac tout est possible, et c’est ce que les hommes de José Mourinho ont tenté de faire et surtout un certain Paul Pogba qui avait coeur à faire taire tout ce qui se dit sur lui dans les médias. Et il a finalement joué la plus grosse partie du match suite à la sortie sur blessure d’Ander Herrera, dans un non-match signé José Mourinho. Les Sévillans ont été trop maladroits devants les buts quand De Gea ne faisait pas d’arrêts miraculeux comme à son habitude, que ce soit Joaquin Correa, Luis Muriel ou Pablo Sarabia, ils ont tous buté sur un excellent Dave ce soir. On doit reprocher le manque d’ambition de José Mourinho, c’était déjà inadmissible la saison dernière en Europa League, ça l’est davantage cette année surtout quand tu disputes un huitième de finale de Ligue des Champions. Encore fallait-il que les couloirs soient bien exploités, mais Valencia n’a pas réussi à en tirer partie malgré le dézonage de Juan Mata ou les centres d’Ashley Young ne trouvaient personne, pas même un certain Romelu “Fantomâs” Lukaku. C’est bien de donner sa chance aux jeunes comme pour Scott McTominay, mais ce n’est pas un cadeau de le livrer à un Ever Banega qui marchait sur l’eau, heureusement, Matic était là en assurance tous risques pour tenir la baraque, parce qu’il n’e fallait pas compter sur Victor Lindelof, bref un match à oublier. Les seuls éclaircies de ce match, on l’a dit, venaient de Pogba, Matic et de De Gea, le reste de l’équipe n’a pas été au niveau, quand elle n’était pas adaptée pour un jeu défensif. On est déçu lorsqu’on écrit, mais des hommes comme Rio Ferdinand vont hausser le ton et ordonner à José Mourinho d’arrêter de produire un tel jeu.

L’auteur

Ilhan

Ilhan

Ilhan, c’est avant tout un mélange. Le prince de sang-mêlé anglo-turc. Ses parents ont fait un featuring avec Hagrid et Sandro pour le procréer. Sa barbe, c’est Marouane Fellaini. Ne jure que par Tottenham. Apporte sa voix quand il s’agit de parler de foot, et nostalgique de Gary Lineker, Paul Scholes et Mido. C’est aussi un fêtard 5 étoiles. Footballistiquement, son foie est un condensé de George Best et de Paul Gascoigne. Il aimerait mourir dans le rond central de White Hart Lane en jouant à FM.