Tour d'Europe

Ligue des Champions : Acte 2 – Scène 2 : Du heavy metal à l’Etihad ?

Tu te souviens de cet épisode de Dragon Ball Z où Majin Vegeta et Son Goku se battent entre eux ? C’est ce qu’on a vécu lors de cette double-confrontation, où nos deux derniers saiyans s’affrontaient dans un match à mort. Le football anglais n’est peut-être pas revenu à son niveau d’antan sur la scène européenne mais il est loin d’être le moins attrayant.

Manchester City FC 1-2 Liverpool FC

Si le Manchester City de Pep Guardiola est une symphonie classique, le Liverpool de Jürgen Klopp est un groupe d’heavy metal. « Nous pouvons marquer plus de 3 buts en 90 minutes« , rassurait Kevin De Bruyne en zone mixte après le match aller et cette défaite 3-0 concédée à Anfield. Celui que Klopp appelle le « meilleur entraîneur du monde » avait déclaré en avant-match « Il ne faut pas penser à combien de buts on doit mettre, il faut juste essayer de marquer le premier but. » Chose parfaitement bien comprise par ses joueurs qui ouvrent le score par l’intermédiaire de Gabriel Jesus après une belle récupération de Raheem Sterling, un début de match quasi-parfait.

Un 3-1-3-3 innovant de la part du tacticien catalan, un positionnement atypique de Fernandinho entre milieu défensif et latéral gauche pour bloquer les montées d’Oxlade-Chamberlain comme à l’aller ainsi que le couloir de Sadio Mané. Une formation qui a perturbé les scousers acculés dans leur camp et qui n’ont pas eu un seul cadré avant celui The Ox peu avant la pause. On a des Citizens qui forçaient sur les côtés pour centrer en profitant d’une faiblesse défensive d’un Liverpool en panique depuis le début de la rencontre qui n’arrivaient pas à relancer proprement, laissant aux visiteurs de lancer des offensives, sans succès. Liverpool a réussi à laisser passer l’orage, à encaisser les offensives sans craquer bien qu’on sentait qu’un Dejan Lovren n’était pas loin de faire sa spéciale. Mais un certain Antonio Mateu Lahoz, arbitre du soir, a décidé d’exclure Pep dans les tribunes et de délivrer les biscottes dans un match qui n’en nécessitait pas, rendant la rencontre un peu moins saine qu’à l’accoutumée entre ces deux clubs. Guardiola a sans doute reproché le but hors-jeu de Leroy Sané, qui semblait valable et qui aurait tout de même changé le fil de la rencontre.

Le Pharaon d'Angleterre, à la conquête de l'Europe. (source : uefa.com)
Le Pharaon d’Angleterre, à la conquête de l’Europe. (source : uefa.com)

Ce fait de match n’en n’est pas le tournant pour autant, c’est ce passage à un 4-3-3 classique de la part des hommes de Guardiola qui a libéré le milieu de terrain. Des espaces plus difficiles à couvrir quand les feu-follets Reds se sont réveillés. On a pointé la condition physique des Citizens qui n’est plus au mieux depuis quelques semaines et qui s’est encore confirmée ce soir. Ce n’est pas un Mo Salah en convalescence (après sa blessure subie lors du match aller) et déplacé à la pointe parce qu’il ne pouvait plus couvrir son couloir mais bien Sadio Mané et surtout Roberto Firmino qui ont fait la différence. Le premier but des Reds vient même d’une percée du Sénégalais qui a profité à un Salah, ils viennent de faire l’exploit en inscrivant ce but salvateur, celui envoyant les siens vers le dernier carré. On a jamais eu l’impression de voir des Citizens à l’image de Leroy Sané signalé hors-jeu maintes fois, pas même cette ultime tentative de 4-1-5 avec un KDB en quaterback qui n’a pas eu l’effet escompté. Le second but des visiteurs par le biais de Firmino vient graver la qualification dans le dernier carré, l’histoire était du côté de ces derniers.

Si la Premier League est la compétition de Manchester City, la Ligue des Champions est bien celle de Liverpool. Les Reds sont victorieux de ce duel fratricide. Vous connaissez cette vieille musique d’Anfield qui parle de résister et d’affronter une tempête, ce combat amenant au triomphe. Liverpool l’a fait face à Manchester City. Mais de plus gros nuages se montrent à l’horizon, on verra si ces Reds rééditeront cet acte de bravoure.

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L’auteur

Ilhan

Ilhan

Ilhan, c’est avant tout un mélange. Le prince de sang-mêlé anglo-turc. Ses parents ont fait un featuring avec Hagrid et Sandro pour le procréer. Sa barbe, c’est Marouane Fellaini. Ne jure que par Tottenham. Apporte sa voix quand il s’agit de parler de foot, et nostalgique de Gary Lineker, Paul Scholes et Mido. C’est aussi un fêtard 5 étoiles. Footballistiquement, son foie est un condensé de George Best et de Paul Gascoigne. Il aimerait mourir dans le rond central de White Hart Lane en jouant à FM.

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