Tour d'Europe

Ligue des champions : Acte 1 – Scène 2

Une double-confrontation anglo-espagnole qui avait tenu toutes ses promesses à l’aller nous a déprimé au match retour, entre un Messi qui plombe Chelsea et Mourinho qui le fait contre sa propre équipe, on a vécu une semaine noire en Angleterre.

Manchester United FC 1-2 Séville FC

(Vous pouvez retrouver les notes des joueurs que vous pouvez retrouver sur le site de nos amis de Furia Liga.)

Cela va être moins un résumé du match qu’une analyse sur les choix de José Mourinho. Il faut tout de même parler des choix qui sont incompréhensibles, Marouane Fellaini Jesse Lingard et Alexis Sanchez dans ce 4-2-3-1, voilà tous les mauvais choix de José Mourinho pour ce match. On peut y ajouter le fait que Marcus Rashford a occupé l’aile droite, position qui n’est pas du tout adaptée au jeune attaquant anglais, surtout pour y laisser sa place à un Alexis qui n’est plus l’ombre de lui-même depuis son arrivée chez les Mancuniens. Il y a aussi la mentalité de l’équipe, laisser un adversaire porter le ballon et ne pas se battre pour le récupérer, se recroqueviller devant sa surface et se contenter de jouer en contre-attaque pour se créer des occasions. Pour être honnête, cela aurait pu être réussi, vu les occasions que les Red Devils se sont crées, mais jouer de la sorte demeure irrecevable, surtout quand on s’appelle Manchester United, quand tu écrases économiquement le club que tu affrontes, club qui n’est pas parmi les plus gros de son championnat. Après les critiques qui ont été émises, dès la saison dernière, par des anciens joueurs devenus consultants comme Rio Ferdinand ou par les supporters, il paraissait inconcevable que même José Mourinho puisse être aussi borné. C’est pourtant ce qui s’est passé, avec comme pinacle ce Derby de Manchester à Old Trafford, où les critiques visaient Mourinho sur le fait d’avoir laissé son rival, gagner le territoire dans une bataille de quartier. On a retrouvé le même cas de figure avec la réussite en plus lors du Derby d’Angleterre, où là encore, les visiteurs ont joué leur jeu avec des Red Devils qui étaient prêts à prendre leurs adversaires du jour à revers.

Ben Yedder a déshabillé le Théâtre des Rêves (Source : uefa.com)
Ben Yedder a déshabillé le Théâtre des Rêves (Source : uefa.com)

Tout cela ne devrait pas se voir avec Manchester United, un des plus grands clubs au monde, le club le plus riche au monde qui joue le football d’un club de seconde zone là où il devrait être un rouleau compresseur ne laissant aucune chance à ses adversaires. Cette élimination face au FC Séville doit servir de leçon à Mourinho ou il devra faire ses bagages d’ici la fin de la saison. L’année dernière il a été sauvé par cette Europa League qui a faussé cette piètre saison mancunienne avec cette 6ème place et ce jeu dépourvu de tout football. Aujourd’hui Mourinho ne peut plus sa cacher derrière ses résultats -sauf peut-être cette deuxième place- qui doivent amener du changement, celui qui mène à ce qu’un club de ce standing puisse jouer au football et conquérir des terrains, même les plus hostiles. Il faudra aussi féliciter le Séville FC qui a joué son jeu et qui mérite cette qualifications pour les quarts, un des plus petits budgets de ces huitièmes de finale.

FC Barcelone 3-0 Chelsea FC

Après un match aller plein de promesses, on s’attendait à un retour sur cette lancée mais un certain Lionel Andrés Messi nous a vite ramené à la réalité dès le début de la partie, avec l’aide d’un certain Thibaut Courtois qui a oublié de verrouiller l’espace entre ses jambes. Outre cette ouverture du score éclaire de Messi, Chelsea a deployé un 5-4-1 évoluant en 3-4-3 en phase offensive avec Alonso et Moses qui devaient coller à la ligne défensive adverse de chaque côté. Ce positionnement très haut a gêné le Barça dans le pressing et à la récupération, laissant à Chelsea la place pour se créer des occasions, mais pas assez dangereux pour inquiéter Ter Stegen. En phase défensive, les attaquants Bleugranas ont souvent buté sur la défense des Blues notamment par le peu d’espace laissé dans les demi-espaces, avec l’avantage pour le côté droit où Iniesta se mettait rarement au contact de Victor Moses là où Ousmane Dembélé s’est amusé tout au long de la partie avec Marcos Alonso. Ce dernier a notamment été fautif sur les 3 buts par des oublis ou par un manque d’implication pour contenir le jeune attaquant français qui a marqué un formidable but mené par un contre éclair de Léo Messi. Le roi Argentin a  eu, sur les phases offensives du Barça, l’intelligence de décrocher pour redescendre un peu en laissant Luis Suarez (qu’on a pas vu de la partie) et Ousmane Dembélé perforer la doublette Alonso-Rüdiger.

God save the Foot ! (Source : @johncrossmiror)
God save the Foot ! (Source : @johncrossmiror)

Les joueurs à vocation offensive ont du des rendements différents, Giroud a eu quelques ballons à jouer mais suivi à la trace par un Samuel Umtiti des grands soirs, Eden Hazard n’a pas réussi à faire la différence, montrant la classe qui le sépare de Messi contrairement à un Willian tout aussi flamboyant qu’au match aller qui aurait pu faire la différence à nouveau mais trop seul. Seul avec un N’Golo Kanté qui a défendu, qui a brisé les lignes mais son comparse du milieu de terrain, Cesc Fabregas, a seulement traversé le match sans pouvoir y participer, sauf sur son erreur menant au but de Dembélé. On a vu un grand Chelsea par sa qualité collective qui a obligé les joueurs du Barcelone à défendre, chose dont ils ne sont pas habitués à faire mais où ils ont compté sur un Umtitan d’une très grande classe, on le redit. Ce sont les quelques très mauvaises prestations individuelles qui ont gâché le travail des coéquipiers, chose interdite lorsqu’on affronte une équipe comme le FC Barcelone. C’est dommage, parce qu’on sentait qu’il y avait la place, notamment sur ce penalty non-sifflé, que Chelsea pouvait le faire. Dommage, Chelsea 3ème K.O; anglais en Ligue des Champions, ça commence à faire beaucoup…

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L’auteur

Ilhan

Ilhan

Ilhan, c’est avant tout un mélange. Le prince de sang-mêlé anglo-turc. Ses parents ont fait un featuring avec Hagrid et Sandro pour le procréer. Sa barbe, c’est Marouane Fellaini. Ne jure que par Tottenham. Apporte sa voix quand il s’agit de parler de foot, et nostalgique de Gary Lineker, Paul Scholes et Mido. C’est aussi un fêtard 5 étoiles. Footballistiquement, son foie est un condensé de George Best et de Paul Gascoigne. Il aimerait mourir dans le rond central de White Hart Lane en jouant à FM.

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