Tour d'Europe

Day 6 Ligue des Champions – puissance 4

Avant cette ultime journée seul Manchester, bleu et rouge, était déjà assuré de prolonger le plaisir en Ligue des Champions. Il ne restait qu’à Liverpool et Tottenham de faire le job, ils l’ont fait et on vous raconte comment.

FC Barcelone 1-1 Tottenham

Par Ilhan

Gagner ou mourir, c’est ce qui attendait Tottenham lors de cette soirée au Camp Nou. 2ème avant cette dernière journée, l’équipe du Nord de Londres devait s’assurer de faire aussi bien que l’Inter qui recevait le PSV dans le même temps.

Alors que le FC Barcelone avait décidé de faire tourner en laissant ses stars (Messi, Busquets, Vidal, Piqué) sur le banc et en alignant les produits de la Masia comme Munir, Carlos Aleña et Juan Miranda, joueur de 18 ans disputant son 3ème match en pro. L’effectif étant complété par des noms comme Coutinho, Rakitic, Semedo ou encore Dembélé dans ce 4-3-3.

Pour réaliser l’exploit, les Spurs se sont déployés dans un 4-3-1-2 avec une pointe formée de Kane et Son soutenue par Alli. Un milieu de terrain Sissoko-Eriksen, complété par Winks en pointe basse, préféré à Dier. Sans Trippier ni Aurier, c’est le jeune Walker-Peters qui était aligné comme latéral droit avec Coutinho come vis-à-vis.

Sissoko, l’homme aux 4 postes. (Photo : @SpursOfficial)

Une tension incessante jusqu’au coup de sifflet final, les Spurs ont vécu une première demi-heure difficile, écrasés par l’enjeu de la rencontre et menés au score dès la 7ème minute de jeu. Pour autant, ce but n’a pas été un cadeau pour les Bleugranas qui, en l’absence des stars, n’ont jamais donné l’impression de jouer en équipe, de jouer de manière structurée. Au contraire, ils se sont remis sur des exploits individuels pour faire la différence. Malgré les deux poteaux de Coutinho lors du match, les locaux ont réussi seulement 7 passes dans la surface de Lloris.

Passé ces débuts difficiles, les Spurs ont mis peu à peu leur système de pressing passant du 4-3-1-2 à un 4-4-2 défensif, optant pour une couverture verticale et en laissant les ailes aux adversaires dans le but de les forcer à jouer en “U”. L’idée étant de presser Cilessen plutôt que les latéraux.

Le pressing de Tottenham face au 4-3-3 Barcelonais. (Source : Between The Posts)

Le Barça n’a jamais su répondre à ce pressing, face à des Londoniens qui savaient où et quand presser. On a rarement vu les Barcelonais en supériorité numérique lors des phases offensives, chose expliquée par les quelques dysfonctionnements du pressing de Tottenham.

La seconde période a penché du côté de Tottenham, qui a réussi à mettre plus de vitesse grâce à beaucoup de mouvements dans les demi-espaces, à l’image de Dele Alli qui profitait d’un positionnement trop haut de Rakitic, la pointe basse du milieu à 3. Le jeu s’est davantage accéléré suite aux entrées de Lamela (61ème) et du buteur des Spurs ce soir-là, Lucas (71ème). L’entrée de l’Argentin à la place de Walker-Peters a replacé Sissoko en tant qu’arrière droit, ne laissant plus qu’un milieu axial, Winks, dans une formation ultra-offensive. Les occasions se sont enchaînées, avec Son ou Kane, mais il aura fallu attendre la 85ème pour que Lucas batte enfin Cilessen sur un service de Kane. 

Match plein de Tottenham qui aurait pu remporter ce match sans un très grand Cilessen. (Source : @Caley_Graphics)

Match nul 1-1, mais il a fallu attendre quelques secondes encore pour avoir la confirmation de la qualification en 8èmes puisque l’Inter, dans le même temps, a été tenu en échec par le même score sur sa pelouse. Tottenham adore se compliquer la vie. Qu’importe, la qualification est là.

Liverpool 1-0 SSC Naples

Par Hadrien

Liverpool s’est fait peur. Défaits à Naples, à Paris ainsi qu’à Belgrade, les finalistes de l’année dernière auraient bien pu passer à la trappe avant les phases finales. Dos au mur, Liverpool n’a pas le choix : pour continuer l’aventure il fallait s’imposer sur le score de un but à zéro, où en cas d’ouverture du score par les visiteurs, gagner de deux buts d’écart.

En première période, on retrouve des Reds bien en place : le choix de Wijnaldum et Henderson en lieu et place de Keita et Fabinho a pu étonner, mais l’ensemble est solide. Liverpool s’offre quelques occasions, sans être décisifs. L’éclair de génie va venir de l’homme providentiel, trop critiqué injustement depuis le début de la saison : Mohamed Salah. Dans un numéro personnel, celui-ci glisse le ballon entre le poteau et la main de Ospina. À la trente-sixième minute, Liverpool remplit son contrat. Mais voilà, il reste une grosse mi-temps, et un but du Napoli changerait la donne. Liverpool continue donc à se montrer offensif sans négliger son schéma défensif, et semble avoir bien le match en main en dehors d’un tacle controversé de Virgil Van Dijk qui aurait pu lui valoir l’exclusion. 

La forteresse Alisson. (Photo :  Paul Ellis/AFP/Getty Images)

Mais voilà, les attaquants de la Mersey se montrent inefficaces devant, et cette avance stérile a bien failli coûter la victoire à Liverpool dans le temps additionnel. Milik se retrouve seul devant Alisson Becker, qui sort de façon héroïque le ballon avec son corps. Liverpool peut souffler, Naples et l’Etoile Rouge de Belgrade quittent la compétition, mais l’équipe de Jürgen Klopp devra montrer un autre visage pour espérer gravir les échelons de cette compétition, même si tous les esprits sont bien évidemment au championnat cette saison. 

Man City 2-1 TSG 1899 Hoffenheim

Par Clément

Après avoir concédé sa première défaite en championnat depuis avril, Manchester City retrouvait la Champions League pour un match sans réel enjeu si ce n’est rapporter décrocher un petit point pour confirmer sa première place du groupe. Pas question pour autant de faire tourner outre mesure pour Pep Guardiola. Si ce n’est la titularisation de Stones dans le couloir gauche, de Zinchenko à droite, de Gündogan en sentinelle et du jeune Phil Foden en relayeur, l’entraîneur catalan a envoyé l’artillerie lourde pour briser les lignes allemandes. 

L’entame était pourtant à l’avantage d’Hoffenheim qui ouvrait la marque sur un penalty de Kramaric (16′), tout proche de doubler la mise quelques minutes auparavant sans une magnifique envolée d’Ederson. Il aura fallu un coup franc plein axe de Sané peu avant la pause pour remettre les Skyblues dans le droit chemin (45+1′). Ces derniers auront pu faire preuve de maladresses en seconde période pour prendre l’avantage, et même creuser l’écart, après une contre-attaque expresse conclue par ce diable de Leroy. Une victoire somme toute méritée mais qui laisse entrevoir, une nouvelle fois, des failles dans la finition, en témoigne cette reprise à bout portant manquée par Sterling. C’est cette finition qui a pu manquer aux Citizens à Stamford Bridge. L’avertissement n’est pas sans frais mais il a le mérite d’exister. A 2 jours de la réception d’Everton, les champions en titre doivent prendre garde à ne pas rééditer indéfiniment ces maladresses devant le but qui pourraient, à terme, entamer leur confiance. 

Tiraillés par Lyon à deux reprises, Manchester City se sort donc d’une poule a priori facile sans trop d’encombre. Ils devront faire face en huitièmes à un des quatre clubs suivants : AS Rome, Atletico Madrid, Schalke 04, Ajax Amsterdam. 

Valence CF 2-1 Man Utd

Par Ilhan

Sur un malentendu, ça peut marcher. C’est ce qu’espérait Man Utd et José Mourinho avant le déplacement au Mestalla lors de l’ultime journée de la phase de groupes afin de terminer premier de son groupe. Pour cela, il fallait que la Juve, leader avant cette journée, soit vaincue par les Young Boys à Berne et que les Red Devils remportent la rencontre.

Les supporters de Man Utd se sont déplacés en nombre à Valence.

Malgré une très beau onze de départ, United n’a jamais fait la différence, bloqué dans un schéma ultra-axial où le décalage est en général trouvé par le positionnement excentré de Martial, en l’occurence absent. Dès le début de la rencontre et ce jusqu’à la fin de la partie on a vu très peu d’envie et de fulgurances, malgré un milieu de terrain Fellaini-Fred-Pogba en soutien d’un trio Mata-Pereira-Lukaku. Aucune réaction non plus après l’ouverture du score de Carlos Soler au quart d’heure de jeu ou au moment du but contre son camp de de Phil Jones peu après le retour des vestiaires. Il aura fallu attendre la 73ème minute et le premier tir cadré de Man Utd menant à la réduction du score par Rashford pour ressentir une once de sensation du côté des fans de Man Utd qui étaient restés dans le parcage visiteur.

Qu’importe, pour Mourinho terminer 2ème de son groupe est “un succès, jamais un échec.” Pas même de perdre face au 15ème de Liga cette saison et encaisser 2 buts face à la pire attaque du championnat espagnol. Le Special One disait même avant le match que “le résultat sera important et qu’il fera la différence” au classement du groupe H, raté la Juve perdait en Helvétie au même moment. 

Nul doute que les Red Devils avaient déjà la tête ailleurs avant cette rencontre et que les résultat et la performance n’était pas importants. Les fans qui se sont déplacés jusqu’à Valence n’auront sûrement pas la même analyse, mais qu’importe, il y a le derby d’Angleterre ce week-end !

L’auteur

God Save The Foot

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