Tour d'Europe

Day 5 Ligue des Champions – Le Climax !

Le football étant le miroir de nos sociétés, les clubs anglais sont bien en mode Brexit. Entre joies, déboires et pétage de plombs, on vous raconte la semaine européenne.

Olympique Lyonnais 2-2 Manchester City

Par Clément

Quasiment qualifié pour la phase finale, Manchester City, certes diminué, se rendait au Groupama Stadium dans l’espoir de faire oublier la défaite surprise au match aller. Les hommes de Pep Guardiola ont pourtant dû concéder le nul au terme face à une formation lyonnaise une nouvelle fois très séduisante. 

Affectueusement surnommé “Pep” Genesio, l’entraîneur lyonnais commence à prendre ce surnom très à coeur dès qu’il s’agit de rencontrer Manchester City. Après une partition parfaite au match aller, ses hommes ont remis ça à domicile. Dans un 3-5-2 très compact qui a permis à Mendy de prendre son couloir, au trio d’attaque de pouvoir se projeter très vite vers l’avant, et à un duo Aouar-Ndombele d’étaler toutes leurs qualités techniques, les Lyonnais ont fait déjouer les Skyblues comme rarement cette saison. Sans des loupés grossiers de Depay (14′) et Cornet (30′), les Gones auraient rapidement dû prendre l’avantage. La transversale touchée par Cornet juste avant la pause, après un travail magnifique de Houssem Aouar, resplendissant hier soir, n’était que partie remise. 

En dépit du retour de Laporte, solide encore hier soir, Maxwell Cornet s’offre un doublé mérité (sources L’Indépendant)

Déjà très actif dans le premier acte, l’international ivoirien a offert une deuxième période mémorable aux supporters lyonnais. D’une frappe enroulée du pied gauche délicieuse d’abord. D’un appel dans le dos de la défense de City, conclu par un plat du pied plein de sang-froid face à Ederson, ensuite. A lui seul, il a inscrit 30% des buts concédés par Manchester City cette saison. Et dire qu’il n’avait pas été titularisé depuis le match aller… 

Le mérite des Citizens aura été de toujours rester dans la partie et de ne surtout pas s’affoler. La multiplication des petits pépins physiques au sein de l’effectif a certainement pesé sur l’issue de la rencontre. Le positionnement de Sterling en milieu relayeur droit ne s’est jamais avéré payant. Lancer Phil Foden, dont Guardiola louait pourtant les prestations lundi en conférence de presse, paraissait une bonne opportunité. Laporte s’est une nouvelle fois comporté comme le patron d’une défense qui ne peut plus se passer de lui. Zinchenko a montré ses limites actuelles au niveau européen tandis que Mahrez est resté bien trop neutre dans son couloir droit. En revanche  Sergio Agüero, au four et au moulin, a vu sa prestation pleine récompensée du but égalisateur. La joie démonstrative de Guardiola sur le second but témoignait d’ailleurs d’un certain soulagement face à une formation lyonnaise qu’il n’attendait peut-être pas à ce niveau. Visiblement satisfait du résultat, le coach catalan a fait part de son admiration pour la prestation lyonnaise : “Maxwell Cornet n’est pas le seul joueur fort dans cette équipe, même si je suis impressionné par son talent. Il y a une abondance incroyable de talents en France et les gens ne semblent pas en prendre assez conscience. […] On parle tout le temps du PSG en France, mais on a joué contre une équipe très bonne. Il y a de très bon joueurs dans cette équipe. Aouar est incroyable, Ndombele a énormément de calme”. A défaut de rentrer avec les trois points, les dirigeants mancuniens reviennent toutefois avec des nouvelles pistes mercato à activer dans les prochains mois. 

Au-delà de ce match nul, la question se pose de savoir quelles ambitions pourra nourrir Manchester City cette saison sur la scène européenne après avoir été sérieusement bousculé à deux reprises par l’équipe lyonnaise, aussi talentueuse soit-elle. Les prochains mois diront si, d’une part, les Gones ne constituent qu’une surprise passagère et, d’autre part, si les Skyblues seront capables de se transcender enfin quand viennent les mois de mars-avril. 

Manchester United 1-0 Young Boys

Par Bento

Manchester United devait et s’est imposé mardi soir à Old Trafford pour assurer sa qualification en 1/8e de finale de LDC. Marouane Fellaini ouvre le score du pied droit (et non de la tête) à la 91e et permet à MU de s’imposer. Cependant, tout n’a pas été si simple.

Pour affronter les suisses, Mourinho se passe de Pogba, Lukaku et Lindelof, le défenseur en forme du moment, pour donner du temps de jeu à Jones/Valencia, Fred et Rashford sur chacune des lignes. Les joueurs de José Mourinho rendent une copie parfaite du Manchester United qu’on a l’habitude de voir cette saison. Le jeu est ennuyeux, brouillon, les seuls occasions créées proviennent de prouesses individuels de Martial ou Rashford, qui rate tout ses duels. À son habitude, David de Gea, élu homme du match, sauve les siens d’une parade magnifique sur une frappe déviée en fin de match. C’est à se demander où serait l’équipe sans lui. Le 0-0 se profile, le deuxième en quatre jours après le nul contre Palace ce week end. Cependant, la tactique du coach portugais de centrer sur Fellaini fonctionne une nouvelle fois. La Belgique offre la victoire et sauve MU: Fellaini marque sur une remise de Lukaku et libère Old Trafford. José Mourinho fait le spectacle une nouvelle fois et décide de s’en prendre aux gourdes. Manchester United marque son premier but à domicile en LDC cette saison pour se qualifier miraculeusement.

Il n’y a que très peu de choses à retenir de ce match: Manchester United a fait du Manchester United, José Mourinho a fait du José Mourinho et l’équipe l’a emporté et s’est qualifiée sans la manière encore une fois. 

Paris SG 2-1 Liverpool

Par Ilhan

La Ligue des Champions c’est bien la compétition préférée de Liverpool, la campagne a été plutôt sinueuse et ce soir-là à Paris ne fait pas exception.

Gagner pour entrevoir une qualification pour les huitièmes, c’était l’objectif des Reds lors de ce déplacement au Parc des Princes. 

Menés 2-0, les hommes de Jürgen Klopp ont réagit peu avant la mi-temps sur le penalty de James Milner. Liverpool a ensuite poussé en vain, ne cadrant aucun tir en seconde période. Neymar et M’Bappé n’ont jamais été stoppés par le milieu de terrain de Liverpool, trop lent et prévisible. Marco Verratti qui a commandé une tornade blanche dans l’entrejeu assiégeant ses adversaires.

Jamais le milieu de terrain de Liverpool n’a réussi à prendre le dessus sur les locaux, manquant cruellement de vitesse et de créativité. Gianluigi Buffon a rarement été inquiété avec les seules deux frappes (non-cadrées) des Reds.

Liverpool devra gagner 1-0 ou par deux buts d’écart contre le Napoli d’Ancelotti pour se qualifier pour les huitièmes, ce tout-ou-rien digne d’une finale est ce qui rendra peut-être à Liverpool son envie de jouer, surtout à Anfield.

Tottenham 1-0 Inter Milan

Par Ilhan

La victoire sinon rien, c’est ce qui attendait les hommes de Mauricio Pochettino pour la réception de l’Inter Milan.

Dans un Wembley toujours vide, témoignant du ras-le-bol des fans de Tottenham quant à la livraison du nouveau stade, les Spurs se sont difficilement défaits du cadenas Interiste. Mauricio Pochettino a décidé de faire tourner légèrement par rapport au derby face à Chelsea, dans la perspective de celui qui arrive face à Arsenal, en alignant Winks, Lucas et Son à la place de Dier, Son et Eriksen. Juan Foyth lui n’était pas qualifié pour participer à la rencontre, laissant le revenant Jan Vertonghen titulaire.

La renaissance de Moussa Sissoko. (Photo : @MoussaSissoko)
La renaissance de Moussa Sissoko. (Photo : @MoussaSissoko)

Contrairement à la rencontre face à Chelsea le week-end dernier et malgré le nombre de joueurs offensifs, les Spurs ont longtemps buté sur le bus de l’Inter Milan. Les joueurs visiteurs ont réussi à stopper la vitesse des transmissions de Tottenham en verrouillant leur surface à double-tour. Les londoniens ont mis en place une tactique se fondant sur des transmissions courtes et rapides afin d’aspirer les joueurs adverses et en balançant de l’autre côté sur l’arrière latéral libre. C’est sur ce dernier point que les Spurs ont manqué tout au long de la partie, même sur le but en fin de match.

L’action conclue par Christian Eriksen rentré sur le terrain quelques minutes auparavant, profite d’une percée d’un Moussa Sissoko bénéficiant de l’étoile jaune de Mario en centrant sur Dele Alli qui décale pour le magicien danois.

Victoire 1-0 importante face à un adversaire qui a refusé de jouer, les Spurs reviennent des enfers et peuvent entrevoir une qualification. Pour cela, il faudra faire mieux que l’Inter (la victoire pour être direct) dans deux semaines à Barcelone, Tottenham doit montrer qu’il est un club mûr.

L’auteur

God Save The Foot

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