Tour d'Europe

Day 4 Ligue des Champions – Europa Park

Cette semaine européenne a réservé son lot de surprises, entre victoires inespérées, défaite incongrue et un Mourinho fidèle à lui-même. On vous décortique ce qui ressemble à des montagnes russes.

Tottenham 2-1 PSV Eindhoven 

Par Ilhan

La Ligue des Champions a longtemps été synonyme de Terre Promise pour Tottenham, nul doute que cette campagne ne ressemble en rien à ce que les Spurs s’étaient imaginé.

Dans un Wembley tristement vide, les londoniens ont longtemps pensé au pire avant d’être sauvé par un Harry Kane héroïque (et chanceux) dans les derniers instants de la partie. Dès la 2ème minute de jeu, les Spurs se sont retrouvés menés au score suite à l’ouverture du score par Luuk de Jong. Dans un 4-2-3-1 ultra-offensif avec seulement Winks n’étant pas un joueur à vocation offensive, les Spurs sont partis à l’abordage, confisquant le ballon aux visiteurs et enchaînant les occasions face à un Jeroen Zoet des grands soirs. Domination totale des hommes de Mauricio Pochettino qui ont joué d’une manière assez originale. Le jeu a penché côté gauche avec Christian Eriksen et Dele Alli qui jouaient très proches d’Heung-Min Son alors que Lucas avait le position d’un ailier droit, laissant tout le couloir à Serge Aurier. On a également vu des permutations entre Son et Aurier, mais aussi avec Dele et Eriksen, créant un véritable dynamisme dans le tempo du match.

La seconde période a continué sur le même rythme avec ces Spurs qui continuaient de se rapprocher des cages de Zoet sans succès. Il aura fallu attendre la toute fin de match lorsque les londoniens sont passés en 4-2-4 avec les entrées de Trippier et Llorente à la place d’Aurier et Son, trois minutes plus tard, Harry Kane égalisait sur une passe de l’attaquant espagnol. Mais ce n’était pas fini et Kane est même allé de son doublé sur un tir dévié par Nick Viergever avant de ricoché sur Trent Sainsbury.

Match finalement remporté par un Tottenham revenu d’entre les morts. Il faudra créer un exploit pour espérer se qualifier pour la prochaine phase de Ligue des Champions. “Tout peut arriver”, a déclaré Pochettino en fin de match, “Il reste deux matchs à jouer et si nous gagnons face à l’Inter, nous serons à égalité avec eux à sept points avec un dernier match à jouer. Nous irons à Barcelone dans l’optique de remporter le match.” Oui tout peut arriver à Tottenham, le meilleur comme le pire.

Etoile Rouge 2-0 Liverpool

Par Hadrien

Ce qui ne devait être qu’une promenade de santé pour Liverpool s’est rapidement transformé en cauchemar. Les Reds se déplaçaient au stade Rajko Mitić de Belgrade, souvent appelé Marakana et antre de l’équipe de l’Étoile Rouge. Malgré l’importance d’une victoire pour la qualification, Jurgen Klopp prend la décision de faire tourner. Pas de Roberto Firmino, remplacé par Daniel Sturridge. En raison de la célébration polémique de Xherdan Shaqiri face à la Serbie, Jurgen Klopp prendra la décision de ne pas inclure le joueur dans le groupe, le remplaçant par Adam Lallana. Une suite de décisions qui auront des retombées catastrophiques. Trop dépendants d’exploits personnels depuis quelques matchs, Liverpool se présente à Belgrade en jouant son plus mauvais football. Des grandes phases de possessions stériles en défense, incapables de déboucher sur la moindre occasion, et certains joueurs en dessous de la ligne de flottaison. Milan Pakov punit le Liverpool Football Club par deux fois à la vingt-deuxième minute, puis sept minutes plus tard. L’entrée en jeu de Firmino en seconde période n’y changera rien : Liverpool ne se montre pas dangereux et avec deux ailiers catastrophiques, ne se créé que très peu d’occasions. Les Reds quittent Belgrade en perdant trois points précieux, offrant un jour historique pour le football serbe.

Pour Jurgen Klopp, si Liverpool avait pu revenir dans le match rapidement, tout aurait été différent. Néanmoins, difficile de ne pas incriminer les choix du manager dans cette débâcle, ainsi que le bien-fondé d’avoir retiré du groupe un joueur important pour des raisons politiques floues. Liverpool devra donc s’imposer à Paris pour garantir sa qualification, car en cas de défaite ils leur faudraient une victoire de plus de deux buts face à Naples. 

Manchester City 6-0 Shakhtar Donetsk

Par Clément

Faciles vainqueurs de la première manche en Ukraine, Manchester City pouvait sérieusement se rapprocher de la qualification en cas de nouveau succès face à Donetsk. Mission accomplie avec la manière. 

Avec Benjamin Mendy et Sergio Agüero sur le banc au coup d’envoi, les Skyblues ne se sont pas privés de passer en mode rouleau compresseur. Sur un bon travail de Mahrez, qui confirme ses bonnes dispositions du moment, David Silva ouvrait le score et inscrivait son troisième but en Champions League cette saison. S’ensuivait peu après le “show” Sterling, capable du meilleur comme du pire. Du pire, tout d’abord, sur une simulation flagrante dans la surface ukrainienne, ce qui n’a pas empêché Viktor Kassai de tomber dans le panneau et de désigner le point de penalty. Penalty transformé par Gabriel Jesus, finalement auteur d’un triplé alors qu’il semblait en manque de réussite ces derniers temps.

Du meilleur, ensuite, dès le retour des vestiaires sur une accélération à 30 mètres des cages suivie d’une frappe enroulée à l’entrée de la surface sur laquelle Pyatov ne pouvait rien. Jesus à deux reprises, puis Mahrez aggraveront la marque. Bons gestionnaires, les Cityzens confirment leur forme du moment, qui n’est pas sans rappeler celle qu’ils tenaient la saison dernière à la même période. Efficaces offensivement, mais surtout solides défensivement, les Skyblues n’ont pas concédé de buts sur la scène européenne depuis leur défaite initiale face à Lyon. D’autant qu’ils n’ont jamais paru réellement en danger face à des Ukrainiens qui repartent avec six buts dans les bagages. Sur le plan comptable, Manchester City compte désormais 3 points d’avance sur Lyon et 6 sur Hoffenheim avec une différence de buts largement à leur avantage. C’est donc l’esprit léger et en pleine confiance que les Skyblues s’apprêtent à recevoir le voisin mancunien pour un derby qui s’annonce, une nouvelle fois, bouillant.

Juventus 1-2 Manchester United

Par Bento

Dominer n’est pas gagner. Il aura fallu 4 minutes à Manchester United pour renverser la situation et battre la Juventus chez elle par 2 buts à 1. 

Après la claque reçue à l’aller dans le jeu, Manchester United se déplaçait à l’Allianz Stadium pour prendre sa revanche sur la Vieille Dame. Le match débute à l’image du match aller: la Juve domine, Manchester peine à avoir le pied sur le ballon et se crée peu d’occasions. C’est donc logiquement que Ronaldo ouvre le score contre son ancien club sur une magnifique ouverture de Bonucci à la 65e. Son premier but en LDC depuis son arrivée en Italie. La Juve filait droit vers une victoire mais comme à l’aller, elle manque de réalisme et ne marquera pas le second but. Cette fois-ci, sa maladresse devant le but va lui coûter des points. En effet, à plusieurs reprises la Juve aurait dû breaker, mais c’était sans compter sur De Gea et ses montants.

En fin de match, le Manchester d’Anthony Martial se réveille, ce dernier se montre en jambes et crée beaucoup d’occasions sur son côté gauche. Le hold up était dans toutes les têtes au moment où Mata marque du pied gauche sur un coup franc obtenu par Paul Pogba. La tribune away explosent, les joueurs aussi: au vu de la physionomie du match, ramener un point de ce match en Angleterre était déjà un exploit, et ils le savaient. Pourtant, 4 minutes plus tard, la fête continue quand les Mancuniens prennent l’avantage sur un CSC inscrit encore une fois sur coup franc, tiré par Ashley Young cette fois. Man Utd réalise l’exploit de la semaine, un braquage à l’anglaise en Italie.

Les Red Devils repartent donc de Turin avec les trois points bien que dominés et clairement en dessous des Bianconeros. Mourinho en profite pour provoquer les supporters de la Juve l’ayant insulté pendant le match. D’ailleurs, le crédit de cette victoire peut lui être accordé dans le sens où il fait entrer Mata, buteur sur coup franc et Fellaini, qui dévie la balle sur le CSC de Sandro. Il déclare après le match: 

“Le match était très bon, du haut niveau. Peu importe la fin. Le match était vraiment top. Je pense que nous avons joué à un haut niveau.”

Grâce à ses coups de pied arrêtés dans le Fergie Time, Manchester United est classé 2e du groupe H, à deux points derrière la Juve et devant Valence. Place au derby de Manchester !

L’auteur

God Save The Foot

God Save The Foot