Tour d'Europe

Day 4 – Fortunes diverses

cwrglekwgayfzjs
Man City taille XXL vs. Barcelone, belle revanche. (crédit : championsleague.com)

Analyse de la quatrième journée européenne pour nos clubs anglais, résultats plutôt satisfaisants dans l’ensemble mais quelques déceptions. 

Ludogorets 2-3 Arsenal (Cafu 12′, Keseru 15′ – Xhaka 20′, Giroud 42′, Ozil 88′)

cwrbqugxgaaxelx
Certainement le plus beau but de sa carrière, Mesut Ozil. (crédit : UEFA.com)

Après la branlée commise à l’Emirates Stadium lors de la 3ème journée, Arsenal avait l’ascendance psychologique face à de vaillants bulgares. Mais les Gunners avaient aussi trop la confiance. 15ème minute, déjà 2 à 0 pour Ludogorets qui profite de la déconcentration et de l’excès de confiance des hommes d’Arsène Wenger. La réaction était de mise et la remontada devait s’enclencher. Xhaka réduit le score sur un service d’Oil cinq minutes après le deuxième but des adversaires du soir. Giroud fait un retour fracassant et égalise de la tête avant la mi-temps sur une assist de Ramsey. Ensuite, la seconde mi-temps était poussive, les débats s’équilibrent mais la qualité technique des Gunners est flagrante. Après 40 minutes à échouer, l’éclair de génie arriva. Giroud récupère le ballon au milieu du terrain, Elneny réceptionne et lance en profondeur Ozil à la limite du hors-jeu. Ensuite, c’est incroyable, magique. Coup du sombrero, élimination de deux défenseurs et ballon au fond des filets. Délivrance, 3 points, qualification en 1/8ème et Ozil sur tous les réseaux sociaux.

Manchester City 3-1 Barcelone (Gundogan 39′, De Bruyne 51′, Gundogan 74′ – Messi 21′)

Au match aller, Barcelone avait pulvérisé les Mancuniens 4 à 0 avec l’expulsion de Claudio Bravo. L’histoire s’est-elle répétée ? Pas du tout. À domicile, Pep Guardiola et ses hommes se sont transformés, dominant son sujet qui pourtant avait ouvert la marque par Lionel Messi. C’était mal parti, mais un petit kebab allemand ne l’entendait pas de cette oreille. Gundogan égalise juste avant la mi-temps et relance les espoirs des Citizens. En seconde période, le génie de De Bruyne a parlé grâce à un magnifique coup franc qui donne l’avantage à ses coéquipiers.  Barcelone peine, touche la barre mais les Citizens vendangent pas mal également. L’issue du match est scellée grâce au même petit kebab qui se retrouve aujourd’hui comme essentiel au XI de Guardiola seulement quelques semaines après son retour. Score final, 3-1, Man City peut encore espérer la première place mais les deux points de retard vont être difficiles à combler.

Tottenham 0-1 Leverkusen (Kampl 65′)

cwvp10cwqaalpmi
Un peu désemparé Mauricio … (crédit : tottenhamhotspur.com)

En Ligue des Champions, les matchs à domicile sont faits pour être remportés. On pensait avoir une autre rencontre tout aussi serrée qu’il y a deux semaines en Allemagne, c’était tout le contraire. Le match débute lentement, trop lentement, les Spurs n’arrivent pas à mettre le rythme face à des adversaires qui pressent très haut. La première frappe du match (oui du match) est a signalée à la 30ème minute.  A partir de ce moment les Spurs se réveillent, Mousa Dembélé sort sur blessure pour Janssen et Son, positionné dans l’axe passe à gauche ce qui dynamise le jeu. La seconde mi-temps est beaucoup mieux (pas exceptionnel non plus), Tottenham se crée beaucoup d’occasions mais n’arrive pas à trouver le chemin des filets. C’est même les joueurs du Leverkusen qui se montrent beaucoup plus dangereux (en profitant parfois des errements défensifs) et Kevin Kampl marque sur un tir dévié d’Aranguiz, chanceux. Les Spurs vont pousser jusqu’à la fin du match mais aucun joueur n’a pris l’ascendant sur les joueurs du Bayer Leverkusen qui enregistre son 1er clean sheet de son histoire (17 matchs) face à un club anglais. En plus d’une sixième défaite d’affilée à Wembley, les Spurs perdent Dembélé qui sera absent pour le North London Derby… Sale temps pour les cockerels.

FC Copenhague 0-0 Leicester

Leicester semble aller légèrement mieux, sur une série de 3 matchs sans défaite toutes compétitions confondues (2 victoires, 1 nul), ils sont également leader de leur groupe en Ligue des Champions avec 3 victoires en 3 matchs. Ce regain de forme passe par une refonte du système en contre, et ce match en était l’illustration. Les Danois essayent dès le début de la rencontre d’étirer les lignes des Foxes qui restent en place et ne bougent pas d’un poil et aucune tentative des vikings ne fait trembler les joueurs de Ranieri. Aucun tir n’est vraiment dangereux pour la défense de Leicester qui voient arriver vers leur cages des tirs lointains sans aucun véritable danger quand ils n’arrivent pas loin du cadre de Schmeichel et la seule occasion dangereuse est un ballon de la tête de Cornelius repoussé sur la ligne (90è minute). Leicester offre un jeu très axial et des longs ballons qui bousculent le flop 2014 de Fulham : William Kvist. Il faut aussi dire que les Foxes n’ont pas vraiment chercher à se découvrir et à marquer, c’est donc un match nul plutôt logique qui aide Leicester à rester en tête de son groupe avec 10 points, Copenhague 3èmes sont à 5 points. On peut vous dire presque assurément que Leicester sera bien qualifié pour le second tour de la Ligue des Champions et fantasmer sur Leicester qui fait une “Leicester”. Laissez-nous un peu rêver s’il vous plaît !

Place à l’Europa League

Fenerbahçe 2-1 Manchester United (Sow 2′, Lens 59′- Rooney 89′)

cwxk1vbxeaevjak
Magnifique but de Sow qui fait encore plus douter les Reds Devils. (crédit : UEFA.com)

On voulait voir Robin van Persie accueillir son ancienne équipe à domicile, c’est dommage il était absent (il a choppé la grippe lors de la défaite 4-1 de son équipe à Old Trafford). Les Red Devils ont aligné une presque équipe-type (avec Rooney, Rojo et Darmian) afin de se rassurer enfin et de pouvoir instaurer une dynamique de victoire et devinez quoi, on ne parlera pas du marquage de Rojo sur le but de Moussa Sow mais plutôt de sa retournée spectaculaire dès la deuxième minute, welcome to Istanbul. Les actions sont équilibrées des deux côtés mais ce sont les stambouliotes qui sont les plus dangereux en proposant un très bon jeu passant par les ailes profitant des problèmes de couverture défensive de la part des défenseurs mancuniens. Mata entre à la mi-temps à la place de Schneiderlin afin de prendre l’avantage technique clairement du côté des locaux. C’est même l’espagnol qui va avoir droit à l’occasion la plus dangereuse pour Manchester United sur un cafouillage de la défense de jaunes et bleus qui passe à côté du poteau gauche de Volkan Demirel. Mais sur l’action qui suit Jeremain Lens tir un magnifique coup franc que De Gea, surpris, n’essaye même pas d’arrêter et l’accompagne du regard. Manchester enclenche le mode “attaque de folie” sur FIFA ce qui procure pas mal d’occasion de contre pour les joueurs de Fenerbahçe (Emenike, entré en cours de jeu, est tout proche du 3-0 à trois reprises). Mais ils n’arrivent pas à tuer le match et Wayne Rooney profite d’uns de ses seuls tirs du match pour marquer sur un tir à 25 mètres (oui enfin). Le match se termine sur une grosse pression des Mancuniens mais aucun joueur n’est assez dangereux pour égaliser. Manchester United s’incline logiquement face à une équipe de Fenerhaçe beaucoup plus combative et techniquement juste. A part le but de Rooney, rien de rassurant ce soir-là du côté des visiteurs.

Southampton 2-1 Inter Milan (Van Djik 64′, Nagatomo 69′ (csc) – Icardi 33′)

cwx_bkhxuaumxc9
Chapeau bas, Monsieur Puel. (crédit : UEFA.com)

Il y a deux semaines, la défaite des Saints avait laissé un goût amer aux joueurs de Southampton et ils avaient l’occasion ce soir-là de se venger comme il le faut. Ils se montrent dangereux, surtout les ailiers mais ce sont les Interistes qui ont la supériorité dans l’entrejeu. Ils marquent même sur leur première véritable occasion sur une action baroque et Icardi la met au fond sur une belle frappe en pivot dans les 6 mètres. Le match ne s’emballe pas (ce qui arrange les italiens) qui se font dépasser sur les ailes et même que Southampton vont avoir droit à un penalty assez généreux (sur une main de Perisiç) que Tadiç tir sur Handanoviç (ça fait beaucoup de joueurs Yougoslaves d’un coup). A la reprise, Southampton revient et multiplie les occasion, même que Virgil van Djik se retrouve ailier gauche sur une action)et le système Puel fait finalement craquer les italiens qui ne voient plus le ballon. Van Djik (lui encore) marque sur un tir de Romeu renvoyé par la barre, le second but c’est 5 minutes plus tard, genou de Nagatomo contre son camp qui s’est harakiri après la rencontre. La match continue sur la même intensité et les Nerazzuri essayent d’égaliser mais n’arrivent pas, c’est même les Saints qui ont les meilleures occasions. C’est une victoire méritée pour Southampton, qui s’est imposé avec la manière et qui aurait pu aggraver le score. Il y a également le retour en forme de James Ward-Prowse, qui a été très bon, et surtout celui de Jay Rodriguez, qu’on adore revoir comme cette fille qu’on a follement aimé et qui ressurgit dans notre vie. Merci à l’aigle Puel.

Ilhan & Benjamin

L’auteur

Ilhan

Ilhan

Ilhan, c’est avant tout un mélange. Le prince de sang-mêlé anglo-turc. Ses parents ont fait un featuring avec Hagrid et Sandro pour le procréer. Sa barbe, c’est Marouane Fellaini. Ne jure que par Tottenham. Apporte sa voix quand il s’agit de parler de foot, et nostalgique de Gary Lineker, Paul Scholes et Mido. C’est aussi un fêtard 5 étoiles. Footballistiquement, son foie est un condensé de George Best et de Paul Gascoigne. Il aimerait mourir dans le rond central de White Hart Lane en jouant à FM.