Tour d'Europe

Day 3 – Les anglais au sommet de l’Europe.

Les anglais réussissent un sans faute pour l’instant en Ligue des Champions. Sur la phase aller des matchs de groupes, 11 victoires et 4 matchs nuls.

Dans l’Histoire Européenne chaque nation a connu son apogée, le “Siècle d’Or” espagnol, la France de Louis XIV, ou l’Angleterre du XVIIIème siècle. À mi-parcours, de la phases des groupes, les 5 clubs anglais engagés en Ligue des Champions sont premiers dans leur groupe respectif. On ne peut pas encore parler de retour de la Premier League mais c’est déjà beaucoup mieux qu’en 2014-15 et 2015-16 où on se faisait du mal à les suivre dans cette compétition. Bref, l’Invincible Armada est bien anglaise pour l’instant : 11 victoires, 4 nuls, 0 défaite.

NK Maribor 0-7 Liverpool

Après deux matchs nuls de la part des Reds face à Séville et au Spartak Moscou, ils se rendaient en Slovénie pour disputer se rassurer face au “petit” du groupe. Liverpool qui restait sur 3 matchs nuls toutes compétitions confondues a préféré faire jouer l’équipe-type face à Maribor, preuve que ce club est lié en son sein avec la Ligue des Champions. Critique pour sa volonté de jouer l’hyper-offense, dans ce match à sens unique, Liverpool a malmené ses adversaires par la pression exercée par le gegenpressing de Jürgen Klopp et tous les buts sont des exemples à montrer dans les écoles de foot. On a eu également l’occasion de voir comment Firmino, Coutinho et Salah pouvaient jouer ensemble et on a pas été déçu, ce trio offensif est dantesque, tellement qu’on en aurait presque oublié notre Sadio Mané… Bref cette victoire de Liverpool est un record en Europe dans un match à l’extérieur, 10 ans après le record à domicile par Liverpool face à Besiktas (8-0). Histoire.

Real Madrid 1-1 Tottenham

Vous savez ce qui montre qu’un club est en pleine progression ? Le pragmatisme que démontre son entraîneur. C’est le cas pour Totttenham, après un départ tonitruant dans cette phase de groupes (2 victoires), ils s’attaquaient au plus gros morceau : le Real Madrid. Le club de Modric et de Bale (ce dernier était absent, dommage…) mais “qui a besoin de Bale quand on a Sissoko ?” voilà ce que chantaient les supporters anglais à Madrid et ils avaient raison. Pochettino et ses joueurs ont démontré qu’ils sont mûrs pour se hisser au sommet du football européen : ils ont su user de pragmatisme et s’adapter à l’adversaire. Un 3-5-2 étonnant certes défensif mais jouant sur les contres avec Llorente et Kane en point et un milieu très bien adapté au coulissement et au pressing, ça c’était bien pensé. Cette partie d’échecs a été d’une énorme intensité d’un bout à l’autre de la rencontre, Tottenham a même ouvert le score sur une madjer de Kane mais accordé à Varane CSC, comme une envie de montrer que Tottenham est une équipe et pas la “Harry Kane team” parce que ce fut une prestation collective et une démonstration tactique de la part de Pochettino, et donc un signe de progression de la part des Spurs: lors de leur passage à Madrid en quarts de finale 2010/11 ils avaient pris 4-0 sans la opposer moindre résistance.

Harry Kane et un ramasseur de balles. (Source : Getty)

Manchester City 2-1 SSC Naples

Pour les férus de tactique, il y a une confrontation qu’il ne fallait manquer en aucun cas, ce duel entre les leaders de la Premier League et de la Serie A, entre deux véritables tacticiens, Guardiola et Sarri, l’affiche qui nous rappelle à quel point le football est une science. Utilisation de la largeur, dédoublement des passes, mouvement pendulaire, utilisation des seconds ballons… C’est un véritable récital de Guardiola qu’on a eu lors des 30 premières minutes, il y avait même 2-0 à la 14ème minute, c’est 2 sauvetages sur la ligne plus tard et à la demi-heure de jeu que Naples a enfin pu sortir la tête de l’eau et jouer au football en déployant un pressing haut agressif et efficace. Ils ont eu même droit à un penalty suite à une petite ceinture de Walker sur Raul Albiol mais Dries Mertens tire comme un poussin, décevant. Au fil des match, les deux équipes font jeu égal, Naples arrive un peu mieux à couvrir et à contenir les Citizens qui vont concéder un second penalty transformé par le jeune Amadou Diawara, 20 ans, qui n’a pas manqué de sang-froid. Ce fut une partie plus qu’agréable et on vous cache qu’on attend le retour à San Paolo de pied ferme ! En attendant, City est premier avec 9 points sur 9.

Gabriel Jesus appelle Sergio Aguero. (Source : PA PRESS ASSOCIATION)

Chelsea 3-3 AS Roma

Après l’humiliante défaite face à Crystal Palace (2-1) en championnat, les Blues se devaient de se reprendre en Ligue des Champions et de capitaliser sur sa victoire face à l’Atletico (1-2) lors de la 2ème journée. Chose pas facile pour Antonio Conte qui devait faire avec David Luiz au milieu et Christensen dans l’axe mais avec Morata et Hazard dans l’axe, ça fait plaisir de voir ce dernier. Dans cette rencontre folle on est passé par toutes les émotions : alors que Chelsea menait 2-0 à la 36ème minute avec une plan de jeu simple : être compact, laisser la Roma jouer son jeu, contrer et se projeter rapidement vers l’avant. Les deux premiers buts sont inscrits sur des interceptions grâce à un magnifique but enroulé de David Luiz et une contre-attaque éclaire conclue par Hasard qui ouvre son compteur but cette saison. Mais ce n’est plus le Chelsea de la saison passée, et les Blues ne sont pas au meilleur de leur forme, c’est Kolarov qui va inscrire un joli but sur un énorme grand pont avant un geste qu’on a tous tenté en étant gamin par Dzeko, qui va aller de son doublé par la suite. On pensait Chelsea perdu et mené 3-2 mais c’était sans compter Hasard qui lui aussi marque un doublé et donne un point à Chelsea. On a eu peur mais Chelsea s’en sort quand même avec ce match nul, ce qui est décevant, c’est de voir Chelsea jouer comme un petit club qui se rend chez un gros, il va falloir se reprendre rapidement.

Alvaro Morata, Cesc Fabregas et Eden Hazard.
Un lion ne meurt jamais. (Source : Sports Illustrated)

Benfica Lisbonne 0-1 Manchester United

Quand tu retournes au blède tu dois toujours montrer que t’as changé depuis la dernière fois que t’es venu, c’était l’occasion pour José Mourinho de le faire face au club où tout a commencé pour lui en tant qu’entraîneur. Alors que le Benfica semble dans le mal en Ligue des Champions après deux défaites, Mou pouvait faire tourner et se préparer pour le week-end mais il a préféré mettre les cadres dans un 4-4-1-1. Bien qu’avec le XI type, ce fut un match difficile pour Man Utd, dominé dans les duels et sur la largeur et le Benfica a bien failli ouvrir le score à plusieurs reprises. Mais c’est toujours grâce à Matic qui nous prouve une fois de plus qu’il est le taulier de l’équipe au milieu quand Pogba n’est pas là. Le but vient d’une boulette de Mile Svilar le plus jeune gardien de l’histoire de la Ligue des Champions (18 ans et 1 mois) qui entre dans ses cages avec le ballon sur un coup franc mal tiré par Marcus Rashford. Quel dommage pour lui, il a même eu des larmes en fin de match réalisant que le Benfica est presque éliminé par sa faute, c’est Lukaku qui va le consoler en fin de match et le remettre d’aplomb, un bon gars. United repart du Portugal avec 3 victoires en autant de rencontre, tout comme City, les deux Manchester sont les deux premiers au classement de la Premier League et ce duel se prolonge en Europe.

Romelu Lukaku et Mile Svilar.
Les larmes de Mile Svilar séchées par Romelu Lukaku. (Source : Getty)
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L’auteur

Ilhan

Ilhan

Ilhan, c’est avant tout un mélange. Le prince de sang-mêlé anglo-turc. Ses parents ont fait un featuring avec Hagrid et Sandro pour le procréer. Sa barbe, c’est Marouane Fellaini. Ne jure que par Tottenham. Apporte sa voix quand il s’agit de parler de foot, et nostalgique de Gary Lineker, Paul Scholes et Mido. C’est aussi un fêtard 5 étoiles. Footballistiquement, son foie est un condensé de George Best et de Paul Gascoigne. Il aimerait mourir dans le rond central de White Hart Lane en jouant à FM.