Tour d'Europe

Day 2 – Ligue des Champions – Une journée presque parfaite

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Walcott, héro du soir pour les Gunners. (crédit : uefa.com)

Leicester, Tottenham, Arsenal et Manchester City sont nos quatre clubs anglais engagés en Champions League, et on a beaucoup d’espoir. Cela se confirme après cette seconde journée de la phase de poule : mise à part Manchester City qui connaît sa première non-victoire de la saison, c’est un sans faute.

Leicester 1-0 FC Porto (Slimani 25’)

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Quand tu dis à Zemmour « No Racism ». (crédit : uefa.com)

C’était la première de Leicester en Ligue des Champions dans leur stade désormais mythique. Après avoir largement gagné en Belgique, il s’agissait pour les Foxes d’entrer dans l’histoire : être le premier club anglais à gagner ses deux premiers matchs de Champions League lors de sa première participation. C’est chose faite, grâce à un type qui vole la vedette à Jamie Vardy, j’ai nommé Islam Slimani. Sur la droite, après un renversement de jeu incroyable, Mahrez fixe l’adversaire, se met sur son pied gauche et dépose un centre magistral pour la tête de Slimani. Du Leicester tout craché : efficacité, rapidité de transmission, justesse technique. Statistiquement, ce sont les portugais qui mènent la danse en terme de tirs et de possession, mais Leicester nous fait oublier qu’ils affrontent un champion d’Europe et qu’ils y participent pour la première fois. L’audace des renards anglais nous fait plaisir, et la solidité défensive est retrouvée après la déconvenue contre Manchester United. 6/6, perfect.

CSKA Moscou 0-1 Tottenham (Son 71’)

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Heung-Min Son, une saison qui débute bien. Très bien même. (crédit : uefa.com)

Comment dire … On s’est fait chier. Mais vraiment. Le seul moment qui aurait pu donner de l’adrénaline, c’est pour les supporters anglais quand ils marchaient dans les rues de Moscou, quelques mois après les évènements malheureux durant l’Euro 2016. Malgré un match terne, les Spurs ont dominé leur adversaire. Le CSKA était inoffensif, mais notons une stat qui fait peur : les deux équipes ont cadré 2 tirs chacun, mais les Russes ont frappé 8 fois alors que Tottenham à 22 reprises. Pour le coup, l’absence du prince Harry se fait sentir dans la finition. Avec 65% de possession, les Anglais se devaient de mener au score. C’est l’inévitable Heung-Min Son qui débloque le compteur à la 71ème minute sur une passe de Lamela qui Lamela où il veut (copyright : Darren Tullett), lançant Son en profondeur qui avec une part de chance trompe le portier russe, ce dernier touchant la balle qui finit au fond des filets. C’était pas laborieux mais le problème de Tottenham cette saison est la régularité en terme de finition. Un jour ils plantent 4 buts, un autre il sont en difficulté pour ouvrir le score. Mais le principal sont les 3 points, vitaux après la déconvenue à Wembley contre Monaco la semaine dernière.

Celtic Glasgow 3-3 Manchester City (Dembele 3’, 47’, Sterling csc 20’ ; Fernandinho 12’, Sterling 28’, Nolito 55’)

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Le but égalisateur de Nolito contre le Celtic. Manchester City a fait face à un Celtic vaillant. (crédit : uefa.com)

Match incroyable, scénario spectaculaire. Aguero n’a pas marqué, c’est déjà exceptionnel, mais en plus de cela on a vécu une très belle rencontre. Le Celtic a surpris tout le monde et les Citizens les premiers, avec un pressing très fort et une justesse dans les transmissions qui n’a pas rassuré une défense remaniée. En effet, la charnière centrale était composée de la paire Kolarov-Otamendi, Stones n’étant pas prêt pour disputer la totalité de la rencontre. Malgré une légère domination, les Citizens ont encaissé trois buts dont deux d’un ancien pensionnaire de Premier League, M. Dembele. C’est dès la 3ème minute que le Celic prend le dessus. Ensuite c’est chacun son tour : Fernandinho égalise, Sterling marque mais contre son camp le malheureux, Dembele pour le 3-2 et enfin Nolito pour le 3 partout. À la 55ème minute, déjà 6 buts, et le score restera inchangé malgré des occasions plus ou moins franches des Anglais. Mais c’était sans compter sur un Celtic vaillant, courageux, concentré et porté par un public d’enfer. Souvenirs souvenirs …

Arsenal 2-0 FC Bâle (Walcott 7’,26’)

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Un jeu d’équipe bien rodé désormais, un Sanchez décisif et un Walcott clinical. (crédit : uefa.com)

Après un match exceptionnel contre Chelsea, Wenger a misé sur la dynamique avec une composition d’équipe inchangée, mise à part Ospina qui remplace Cech dans les buts et Xhaka qui pallie l’absence de Coquelin. On constate une chose : Wenger semble enfin avoir trouvé son XI où complémentarité et efficacité offensive sont amies. Domination outrageuse des Gunners en pleine confiance, récompensés par un but dès la 7ème minute : assist de Sanchez, but de Walcott. Rien d’étonnant en regardant le plan de jeu d’Arsenal. Sanchez en faux 9 bénéficie à Walcott qui, porté principalement vers le but, exploite les espaces. Même chose sur le deuxième but où Walcott fait preuve d’une finition symptomatique de sa confiance actuelle et de celle de ses coéquipiers. Le score aurait pu (et aurait dû) être plus large, si Sanchez n’avait pas raté une multitude d’occasions de but. On a vu un grand Arsenal, le retour du Wenger Ball, un jeu léché où les joueurs sont tous impliqués, où la charnière centrale est solide comme un roc (nostalgie musicale), où le pressing est de mise et où la justesse technique nous épate. Dans un groupe où le PSG gagne contre Ludogorets, la première place sera vraiment disputée. Arsenal va-t-il chasser la tradition de finir second du groupe ? On l’espère.

Résultats de cette 2ème journée de Champions League (via uefa.com)

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L’auteur

Benjamin

Benjamin

Fan inconditionnel d'Arsenal depuis la douloureuse finale européenne au stade de France en 2006. Attend impatiemment la gloire retrouvée d'un club forgé par la légende Arsène, enfin parvenu à tourner la page. À la fois procrastinateur et salarié de l'Education Nationale, fan de séries et musicien à ses heures perdues.