Tour d'Europe

Day 1 – Ligue des Champions – Let’s go !

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Le pétard de Mahrez, interdit aux moins de 18ans. (Crédits : Champions League)

Ca y est, la plus belle des compétitions est enfin lancée. Après un tirage au sort enfin original, les 4 clubs anglais en lice vont tenter cette année de faire oublier les années de disette et de mauvaises performances en Champions League. Chaque club a son objectif : bien figurer et espérer une qualification en 1/8ème pour Leicester, un quart de final pour Arsenal, la victoire finale pour Manchester City et les 1/8ème au moins pour Tottenham. Mardi et mercredi, entrée en lice. Coup d’oeil sur nos amis les anglais, plus ou moins contents de leur première.

PSG 1-1 Arsenal (Cavani 1’ ; Sanchez 78’)

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Sanchez sauve les siens et les Gunners ramènent 1 point au Parc, pas mal. (Crédit : Arsenal)

45, c’est le nombre de secondes qui ont suffit aux parisiens pour exploiter l’inattention et les failles des Gunners. Jeu sur la droite après le coup d’envoi, Aurier se balade et dépose un centre exemplaire sur la tête de Cavani, Ospina ne peut rien faire. Et là, tu te dis : « oh la la, ça sent la branlée, le PSG est en feu et Arsenal au fond du trou ! ». Et bien, oui … mais non. En fait, le PSG domine largement les débats en première mi-temps, mais c’est sans compter sur … Edinson Cavani. Oui, l’Uruguayen est vraiment en manque de confiance ; plusieurs occasions franches, seul devant le but parfois, mais manque de réussite et un Ospina aussi puissant que Pablo Escobar en Colombie. Et c’est à la mi-temps que les consultants de Bein Sport, aussi mauvais soient-ils, partagent leur flair : « le PSG pourrait le regretter ». Et bien oui. Les Gunners reviennent sur la pelouse avec plus d’agressivité, moins d’erreurs techniques, avec enfin un fond de jeu quoi. mais c’est pas ça qu’est ça. C’est à la 78’ que Sanchez libère ses coéquipiers après une passe de génie du fantôme Ozil pour Iwobi qui rate le tir, repoussé mais Sanchez met la balle au fond en reprise. Joie, bonheur pour les Gooners francophones qui assistaient au match au Parc. Plus tard, Iwobi nous fait une Cavani (à entrer dans le dictionnaire comme “Zlataner”), ratant son vis-à-vis vs Areola. Ca pouvait être pire pour le PSG, mais aussi pour Arsenal. Le match se termine sur une double expulsion (Giroud & Verratti), on préfère ne pas en parler tellement c’est stupide. « Ouf » pour les Gunners, « Merde » pour les Parisiens.

Manchester City 4-0 Borussia Monchengladbach (Aguero 9’, 28’, 77’, Iheanacho 91’)

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Vous pouvez être heureux d’avoir un tel attaquant, Citizens. (Crédit : Champions League)

Un orage monumental repousse le match de 24h à la dernière minute, mais les Citizens ne sont pas perturbés. Par contre, les Allemands, il semblerait. Seulement 3 tirs pour ces derniers contre 22 pour les hommes de Guardiola. Vraiment, qu’on n’aime ou pas cet entraîneur, il a une capacité incroyable à instaurer son style de jeu à ses joueurs. Ca se voit, et c’est beau. Un jeu leché, combinaisons et attaque de folie. C’est sans compter sur un Aguero, qui fait taire les critiques de pré-saison où il était en surpoids au retour des vacances. 3 buts dont 1 sur penalty, puis le jeune prodige Ineanacho le remplace et met son petit but sur un caviar de Sane à la fin de la rencontre. Gestion de match parfaite, avec à noter le retour sur les pelouses de Gundogan, qui a fait un bon petit match lui aussi. Contrairement à Arsenal, Manchester City est prêt au combat, à la lutte pour le championnat et pour la Ligue des Champions. Bon, certes en face ça dormait, mais ça reste la reine des compétitions européennes. Cette équipe fait plaisir à voir, 100% de victoires pour Guardiola pour le moment depuis le début de la saison. Muy Bien.

Club Brugge 0-3 Leicester (Albrignton 5’, Mahrez 29’, 61’)

Du porno ce coup franc. du porno. Mahrez nous refait rêver mais cette fois-ci en Champions League, avec une équipe de Leicester enfin de nouveau solide, efficace et appliquée. Les débats sont pourtant globalement dominés par les belges en terme de possession et de tirs, mais en terme d’occasions et d’efficacité, ce sont bien les Foxes qui mènent la danse. Pour une première historique, c’est jouissif. A noter la première titularisation de Slimani, recrue phare de la Deadline Day pour Leicester qui, associé à Vardy, doit trouver les automatismes, se fondre dans l’effectif, s’adapter quoi. Ranieri n’a pas mis son équipe type, Amartey et Hernandez ont été lancés. Donc soirée parfaite pour Leicester qui, en plus de faire du turn over, emmagasine 3 points grâce au talent de Mahrez. Dilly Ding, Dilly Dong, le reveil des Foxes ?

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Un génie, une belle première pour Leicester. So Good. (Crédit : Champions League)

Tottenham 1-2 Monaco (Alderweireld 45’ ; Silva B 15’, Lemar 31’)

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Une frappe de dingue qui assome Wembley et les Spurs. Bernado Silva. (Crédit : AS Monaco)

Wembley, presque 90 000 personnes au stade, Tottenham de retour en Ligue des Champions. La fête pouvait commencer. Début de match très bon pour les Spurs, qui domine largement en faisant tourner la balle, ça sent très bon quoi. Cependant, le peu d’occasions franches fait douter les Londoniens, et donne confiance aux Monégasques. Vous vous souvenez de Monaco contre Arsenal en Ligue des Champions (1/8) à Londres il y a  peu de temps ? Et bien bis repetita, mais cette fois contre Tottenham. 2 tirs, 2 buts dont un magistral signé Bernardo Silva. Dès lors, Monaco prend le jeu à son compte, la tendance s’inverse, Tottenham joue en contre (WTF ?). Un corner survient à la 45ème pour les blancs, Aldeweireld réduit le score de la tête juste avant la mi-temps. Pochettino se rend bien compte que le jeu de son équipe ne va pas, l’efficacité qu’on a vu contre Stoke City n’est plus. Donc, tacticien qu’il est, il fait entrer Dembele au milieu à la place de Son, ce qui offre bien plus d’équilibre avec Alli en numéro 10. À ce moment, c’est une attaque-défense en faveur des Spurs, Subasic transpire comme un porc. Cependant, ça manque d’intensité et de rapidité pour surprendre les joueurs de Jardim, extrêmement biens en place et concentrés. Un mur empilé par le portugais (je ne vous la facture pas celle là). Le problème de finition de Tottenham, caractérisé par un Harry Kane méconnaissable (enfin si, comme à l’Euro), perdure jusqu’au coup de sifflet final. Enorme désillusion pour Tottenham, énorme surprise pour Monaco. La fête est gâchée, on rentre à la maison et on soigne les plaies, la saison n’est pas finie et la vengeance ne sera que plus belle. Shit.

Résultats via Champions League :

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L’auteur

Benjamin

Benjamin

Fan inconditionnel d'Arsenal depuis la douloureuse finale européenne au stade de France en 2006. Attend impatiemment la gloire retrouvée d'un club forgé par la légende Arsène, enfin parvenu à tourner la page. À la fois procrastinateur et salarié de l'Education Nationale, fan de séries et musicien à ses heures perdues.