Le Brighton de Graham Potter, ou se maintenir par un football protagoniste

Alors que la Premier League, considérée comme le plus grand championnat du monde, est peuplée de grands entraîneurs et grands joueurs venus de l’étranger, Brighton et son timonier Graham Potter intriguent. Ce duo formé en 2019 nous permet – encore une fois – d’initier le début d’une réflexion sur la possibilité de proposer un football protagoniste, expansif, quand bien même l’objectif de résultat du club serait le maintien. Ces deux paradigmes peuvent-ils être compatibles ?

Alors que le débat sur cette question fait souvent rage, le cas de Brighton and Hove Albion peut s’avérer être relativement clivant. L’idée induite par cet exemple est simple – les rapports de force inégaux entre les équipes de bas de tableau et les plus grands clubs peuvent probablement s’atténuer, à raison d’une harmonie entre une politique sportive intelligente, un entraîneur très fort dans sa pédagogie et des joueurs recrutés en conscience et investis dans ce projet. Enfin, puisque c’est toujours à la fin du bal que l’on paie les musiciens, nous pourrons déterminer en fin de saison si l’ambition portée par les Seagulls est viable dans le championnat le plus compétitif du monde.