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Du renouveau des Ottomans ?

Avec l’émergence Cenk Tosun, on a eu l’idée de vous raconter, avec l’aide de plusieurs personnes qui les ont suivi, des janissaires qui ont marqué le football de la Perfide Albion. Nous parlerons ici que des turcs qui ont décidé de porter les couleurs de la Milli Takim,pas de Mesut Özil, de Leon Osman ni d’Emre Can. On va vous offrir un supplément, salade, tomates, oignons chef.

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Muzzy Izzet, l’homme de main

C’est un joueur typique de cette époque bénie de la Premier League, Mustafa Kemal Izzet, dit Muzzy Izzet est un des joueurs les plus importants de Leicester du joueur d’échecs Martin O’Neil. Né à Londres d’un père chypriote turc et d’une mère anglaise, il intègre très tôt l’effectif de Chelsea. Il faut savoir que la grande majorité de la diaspora turque vivant au Royaume-Uni vient de la partie Nord de l’île de Chypre, celle annexée à l’été 1974 par la Turquie et uniquement revendiquée par Ankara. Barré par une équipe bien en place qui ne lui offre aucune perspective au milieu de terrain (Ruud Gullit, Dennis Wise, Eddie Newton…) il part une première fois en prêt chez les Foxes en mars 1996 et participe à la finale de la play-off gagnée face à Crystal Palace, synonyme de promotion en D1 qu’on appelait alors Premiership. Quand Martin O’Neil (en poste à Filbert Street entre 1995 et 2000, actuel sélectionneur de l’Irlande) parle du Leicester champion d’Angleterre en 2016, il compare certains joueurs du XI à ceux de son époque qui ont remporté par deux fois la Coupe de la Ligue (Neil Lennon, Robbie Savage ou encore Matt Elliott) avec Robert Huth, Danny Drinkwater et Marc Albrighton par le fait qu’ils étaient tous indésirables avant de rejoindre le club des Midlands avant de briller lors de la saison du titre. Muzzy est un des piliers de ce que Martin O’Neil qualifie de bande de potes, notamment avec cette bromance formée avec Neil Lennon au milieu de terrain.

Muzzy Izzet Steve Worthy
Muzzy Izzet et Steve Worthy, avant de remettre le trophée de champion à Wes Morgan en 2016. (Source : PA)

Entre 1996 et 2004, Muzzy Izzet est devenu une des légendes de son club, par les deux League Cup mais aussi par son mental d’acier selon Neil Lennon :”Si on allait trop loin avec lui, et tant que les résultats suivaient, il te le faisait comprendre. Il ne s’occupait que du jeu et se moquait de se qu’il se passait en dehors du terrain.” Un joueur qui est rentré dans le coeur des fans des Foxes pour cela, mais aussi pour son jeu. Joueur de confiance du coach, il s’occupait du sale boulot avec des tacles rugueux mais tout aussi soyeux quand il fallait distiller des passes, casser les lignes ou marquer des buts de 30 mètres en pleine lucarne ou en face-à-face contre le gardien. Valentin de Leicester City FR nous parle de cette bicyclette face à Grimsby qui est un de ses meilleurs buts. Sur le plan national, Muzzy Izzet a décidé de porter les couleurs de la Milli Takim entre 2000 et 2004, et malgré sa participation à la Coupe du Monde 2002 et cette 3ème place (il est d’ailleurs entré en jeu lors de la demi-finale face au Brésil perdue 1-0) il n’a jamais réussi à s’imposer sur la scène internationale -nous allons vous expliquer ces raisons avec l’aide de Murat Bolukbas, rédacteur sur le football turc pour Tout Le Monde S’en Foot plus bas- et est d’ailleurs un des premiers joueurs à jouer pour la Turquie en ayant seulement qu’un seul de ses deux parents turc, chose qui encore rare pour l’époque. Après son épopée à Leicester teintée d’une relégation et d’une remontée, il terminera sa carrière à Blackburn Rovers pour 2 saisons pour rejoindre Tugay. Aujourd’hui Muzzy se rend régulièrement au King Power Stadium et est encore très apprécié par les fans de Leicester.

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Tugay Kerimoglu, le travailleur

Une décennie à Galatasaray, l’autre chez les Blackburn Rovers, le temps de marquer les deux clubs de son empreinte. Le milieu de terrain Tugay Kerimoglu a mis d’accord tout le monde, même chez les Rangers où il a passé 2 ans sans réussir à s’imposer en provenance de Turquie avant de partir pour le Lancashire. Pour Murat Bolukbas, Tugay est le “joyau de l’équipe de la classe de 93 du Galatasaray qui domine outrageusement le championnat turc pendant les années 90”. Il ne va cependant pas remporter la Coupe UEFA avec le Galatasaray, puisqu’il rejoint les Rangers lors du mercato hivernal précédent la victoire dans cette compétition. Son passage en Ecosse aura néanmoins la saveur d’un échec après une saison et demie dans le club de glaswégien. Selon un témoignage d’un membre de Heart & Hand, émission de podcasts consacrée aux actualités des Gers, reconnaît qu'”il était talentueux mais n’a pas eu l’impact qu’il aurait dû avoir. Il était capable de performances d’une très grande classe, mais n’a jamais réussi à s’imposer comme un titulaire régulier.” Les Rangers font le doublé coupe-championnat en 2000 mais Tugay désire rejoindre les Blackburn Rovers alors entraîné par Graeme Souness, qu’il a déjà eu comme coach au Galatasaray lors de la saison 1995-96.

Tugay Kerimoglu jubilé
Merci Tugay, quelle carrière. (Source :Laurence Griffiths/Getty Images)

C’est dans chez les Rovers qu’il se révèle pour en devenir une légende du club en devenant rapidement un des joueurs chouchous des fans, malgré sa suspension lors de la finale de League Cup remportée par ses coéquipiers, il est néanmoins nommé Rover de l’année au terme de la saison 2003-04. On a pu admirer son talent lors de ses 8 saisons avec les Blues & Whites, grande vision de jeu, créateur, et leader technique, Tugay était au coeur du jeu de Blackburn, on se souvient de ses nombreux buts inscrits de très loin dont il avait le secret. Talent que les supporters des Gers avaient également constaté lors de son passage et toujours selon Heart & Hand “Tugay avait un véritable talent pour les longues passes tout comme pour les tirs de loin, pas forcément le plus rapide mais disposait d’une véritable intelligence de jeu”, Murat Bolukbas ajoute, “c’était un véritable guerrier, présent offensivement comme défensivement, il n’était pas le plus rapide, mais il pouvait courir pendant 120 minutes si le match s’éternisait. Il ne se remarque pas sur un terrain, mais lorsqu’il ne joue pas cela se ressent.” En un peu moins d’une décennie il a marqué le club du Lancashire, on se souvient des larmes de tout Ewood Park lors de son jubilé, synonyme de départ à la retraite à 38 ans, une belle fin de carrière pour ce genre de joueur qui nous fait actuellement défaut en Premier League.

Alpay Özalan, le boucher

Alpay Özalan c’est 1m88 de nervosité, selon Murat Bolukbas :”C’est un joueur avec un fort caractère, provocateur, propre avec la balle mais pas avec les joueurs. Il pouvait faire exprès de laisser passer le ballon pour tacler gratuitement le joueur adverse pour prendre l’ascendant psychologique.” Arrivé en Angleterre à Aston Villa à l’été 2000 du Fenerbahce, il forme avec Gareth Southgate pour sa première saison une charnière efficace, l’actuel sélectionneur anglais a été remplacé par le sanguin Olof Mellberg, formant ainsi un duo turco-suédois qui a traumatisé de nombreuses attaquants par leurs tacles assassins.

Alpay Özalan s'amuse avec Wayne Rooney. (Source : Adrien Dennis/AFP)
Alpay Özalan s’amuse avec Wayne Rooney. (Source : Adrien Dennis/AFP)

Il devient rapidement très populaire du côté du club de Birmingham mais sa dernière saison (2003-04) est ternie par ses velléités de départ après que le club ait refusé des offres de l’Inter et du Barça, selon Aston Villa France, cette saison est également celle qui va précipiter sa rupture de contrat avec les Villans. Le coup fatal restera ce mauvais geste qu’il a eu envers David Beckham lors de la rencontre opposant la Turquie à l’Angleterre en 2003 où Alpay chambre Beckham après que ce dernier ait loupé son penalty, les deux hommes se feront justice dans le tunnel menant aux vestiaires. Ses coups de sang sont ceux qui vont le suivre tout au long de sa carrière, à l’image de son dernier match en international en 2005. Un match de barrage pour la Coupe du Monde 2006 qui opposait la Turquie à la Suisse, on a vu un Alpay Özalan avec les milli entrain de d’en venir aux mains avec des joueurs suisses. Triste fin pour un joueur qui aurait dû connaître mieux mais qui n’avait rien du joueur formaté. Selon Aston Villa France, il résilie son contrat fin 2003 avec les Villans pour partir en Corée puis au Japon avant de terminer sa carrière en Allemagne à Cologne en 2007. Alpay Özalan gardera sempiternellement son image de joueur dur et sanguin, au détriment de ses qualités de footballeur mais également en tant que manager, profession qu’il a commencé à exercer en 2016 avec le Eskisehirspor puis avec le Samsunspor.

Tunçay Sanli, fans’ favorite !

“Si Boro avait 11 Tunçay Sanli sur le terrain, le club serait classé beaucoup plus haut.” Ce sont les louanges de Matt Le Tissier en 2009 envers un joueur de football qui a fait l’unanimité auprès des fans des clubs où il est passé, que ce soit dans son club formateur du Sakaryaspor jusqu’à la sélection nationale turque en passant par Fenerbahçe, Wolfsburg et surtout à Middlesbrough. Ce dernier club qu’il a rejoint en 2008 alors entraîné par Gareth Southgate, Tunçay Sanli s’impose dans les coeurs des supporters de Boro avec ce chant “On a qu’un joueur !” qu’on pouvait entendre au Riverside Stadium à la gloire de l’attaquant turc. Selon @EverythingMFC : “Tuncay était l’un des joueurs préférés des fans et tout le monde se souvient de lui encore aujourd’hui. Il n’était pas le plus clinquant sur le terrain mais c’était un bagarreur, il se donnait à 100% sur le terrain et y laissait tout ce qu’il avait. Beaucoup de fans de Boro, moi y compris, étaient dégoûtés de le voir partir.” Tunçay c’est le joueur qui fait l’unanimité auprès des virages, propos appuyés par Murat Bolukbas qu’il le décrit comme “le joueur qui incarne les supporters sur le terrain.” Malgré ces qualités humaines indéniables, Tunçay Sanli n’a pas réussi à s’imposer dans la durée en Premier League, selon @EverythingMFC c’est à cause de son manque de régularité et selon Murat Bolukbas c’est la différence de jeu et d’exigence physique qu’il y a entre la Super Lig turque et la Premier League anglaise qui a empêché Tunçay de monter l’étendue de son talent, malgré de très belles performances et des coups de génie. @EverythingMFC se souvient de sa bicyclette face à Villa en 2009 et de son but lors de la victoire 2-0 de Boro sur Liverpool la même année, où le milli était directement venu célébrer devant le virage. Malgré sa formidable seconde saison où est élu joueur de l’année par les fans de Boro et termine meilleur buteur avec 7 buts (sur 28 inscrits par Middlesbrough en Premier League) et marquée par son entente avec Stewart Downing qui était souvent passeur décisif, le club du Yorkshire est relégué en Championship.

Middlesbrough 1-1 Aston Villa 2009
Tunçay Sanli armé du brassard de capitaine. (Source : PA)

Le turc trouve une porte de sortie à Stoke City en août 2009 où il continue d’impressionner mais Tony Pullis, alors entraîneur des Potters, ne lui donne pas sa chance à cause de pépins physiques et ne débute seulement 13 matchs lors de la saison 2009-10. Son manque de temps de jeu le menèra jusqu’au conflit avec Pullis qui le laissera partir lors du mercato hivernal de la saison 2010-11 en direction de Wolfsburg mais ne s’y impose pas non plus. Il revient en Angleterre aux Bolton Wanderers en 2011-12 sous forme de prêt avec option d’achat mais ses blessures l’empêche de jouer et ne sera pas retenu par le club. Triste fin entre un joueur qui avait tout pour plaire en Premier League mais qui n’a pas eu la chance de bénéficier par le manque de qualité de ses coéquipiers et de ses blessures malgré de très belles performances. En sélection turque il est l’un des grands joueurs de la génération suivante de celle de la Coupe du Monde 2002, il est l’un des joueurs majeurs de l’Euro 2008 où la Turquie réalise un formidable parcours en se faisant sortir en demi-finale par l’Allemagne et ce qui lui a valu d’être recruté par Middlesbrough. Aujourd’hui, Tunçay est consultant pour Bein Sport en Turquie où il continue de briller, d’une autre manière.

Colin Kazim-Richards, l’éternel espoir

Si on pouvait désigner un footballeur qui représente le “gâchis” par pays on aurait sûrement Hatem Ben Arfa en France, Robbie Fowler en Angleterre et Colin Kazim-Richards ou Kazim-Kazim en Turquie. Né à Londres d’un père originaire d’Antigua-et-Barbuda et d’une mère chypriote turque (comme le paternel de Muzzy Izzet) il est le symbole même du mélange des cultures avec 2 parents issus de deux parties du globes totalement opposées dans un troisième pays. Le début de sa carrière est synonyme de fulgurance, entre la saison 2004-05 et la saison 2006-07, il joue successivement à Bury en League Two, à Brighton & Hove Albion en Championship puis à Sheffield United alors en Premier League, 3 clubs en 3 ans, c’est aussi les premiers symptômes de ses constantes envies d’ailleurs. C’est lors de cette saison 2006-07, à 21 ans, qu’on découvre comment un véritable talent à l’image de ce magnifique but inscrit contre Bolton en novembre 2006, ce qui lui vaut d’être appelé par la sélection turque, d’abord en U21 en mars 2007, puis avec les séniors en juin suivant en rentrant en cours de jeu lors d’un amical contre le Brésil. Malgré la relégation de Sheffield United en Championship à la différence d’un petit but avec Wigan, Kazim-Richards est reconnu comme un bon joueur et un attaquant rapide quoiqu’irrégulier selon Sheffield United France, il rejoint le mastodonte turc Fenerbahçe lors de l’été 2007. Consécration pour ce joueur qui va rapidement s’intégrer au club stambouliote, à l’image de son but en quarts de finale aller face au Chelsea de Mourinho (Fenerbahçe l’emporte 2-1, mais perd 2-0 au Bridge) où il démontre la qualité de ses enchaînements. L’été suivant il joue l’Euro 2008 avec la sélection turque et continue d’impressionner qui lui a valut d’être approché par de nombreux clubs de Premier League mais sa carrière prend un coup à l’hiver de la saison 2009-10 après un scandale qui éclate où il prend part à des activités douteuses avec ses coéquipiers du Fenerbahçe. Pour Murat Bolukbas, c’est cet évènement qui a ternie sa carrière et l’a conduit à terminer sa saison à.. Toulouse en prêt, il est dès la saison suivante mis au ban par le nouvel entraîneur Aykut Kocaman nommé en 2010.

Quand t'as joué au Téfécé, t'as carrière est réussie. (Source : DDM/Michel Viala)
Quand t’as joué au Téfécé, ta carrière est réussie. (Source : DDM/Michel Viala)

Il met un terme à son contrat lors de l’hiver de la saison 2010-11 et rejoint les ennemis du Galatasaray où il inscrit un but rageur lors du derby en venant célébrer devant son ancien sélectionneur mais là aussi, ses prestations ne sont pas convaincantes et est prêté pour la seconde partie de la saison 2011-12 à l’Olympiakos puis à Blackburn en 2012-13. Belle saison où il marque contre Arsenal en FA Cup, là aussi il n’est pas retenu, encore pour un scandale extra-sportif. Kazim-Richards fait un geste homophobe envers les fans de son ancien club de Brighton, il sera par la suite reconnu coupable par la justice. De retour en Turquie, il passe une saison au Bursaspor en 2013-14 et l’histoire se répète, le joueur est à nouveau prêté au Feyernoord avant d’y signer la saison suivante, mais son comportement n’est pas toléré. Il part au Celtic à l’hiver de l’année 2015-2016 avant de rejoindre le Brésil et le Coritiba à la fin de saison, avant de changer à nouveau de club et d’opter pour le Corinthians 6 mois plus tard où il est champion du Brésil en 2017. Après tous ces changements de club, il semble avoir décidé de rester à Sao Paulo parce qu’il s’y sent bien, parce que sa femme y est originaire, on peut notamment retrouver une très belle interview du Guardian de Mars 2017 où il parle de son enfance difficile à Londres et de ses erreurs qui l’ont conduit jusqu’au Brésil. Carrière atypique pour un joueur atypique en résulte ses titres de champion (Turquie 4x, Grèce, Ecosse et Brésil) mais un jour qui semblait mériter mieux au vue de son potentiel.

https://twitter.com/FourFourTwo/status/823894378452131840

Bonus : Billy Mehmet, le globe-trotteur

On parle que des joueurs de nationalité sportive turque ? Oui mais il fallait en parler, ne serait-ce que par le côté atypique de ce joueur, et aussi par le côté méli-mélo de sa carrière sportive. Né à Londres d’un père turc et d’une mère anglo-irlandaise (vous voyez déjà le traquenard ?) Billy Mehmet est formé à West Ham qu’il quitte en 2003 pour rejoindre le club écossais de Dunfermline Athletic en Scottish Premiership, mais c’est surtout à St.Mirren (alors Championship) qu’il se fait remarquer lorsqu’il les rejoint à l’été 2005 et c’est à ce moment qu’il se révèle. Le compte twitter des fans de St.Mirren (@smisatrust) explique qu’il était un joueur populaire dans son équipe, plus qu’un attaquant pivot (1m88) il était également très doué techniquement et qui disposait d’une très belle vision de jeu.

Vous voyer le grand chauve qui se bat avec Steven Whittaker ? (Source : BBC Sport)
Vous voyer le grand chauve qui se bat avec Steven Whittaker ? (Source : BBC Sport)

Le meilleur souvenir qu’il a laissé c’est son but inscrit offrant le titre de D2 Ecossaise synonyme de promotion en Premiership, c’était une véritable idole parce qu’il marquait lors des grandes rencontres. Notre témoin de @smisatrust nous rappelle qu’il a marqué le but de l’élimination du Celtic en 2009, ainsi que le but qui envoie St.Mirren en finale de League Cup 2010. Il y avait également cette célébration, une danse mémorable que certains miment encore. Mais c’est après cette dernière saison en 2010 que la carrière de Mehmet prend un tournant pour le moins inattendu. Avant deux saisons en Turquie, à Genclerbirligi puis à Samsunspor, il s’est offert un tour du monde entre l’Australie, Brunei, la Malaisie, ou encore Singapour avant de rejoindre cette saison un club chypriote-turc évoluant en D2. Le genre de carrière qui n’a aucun sens mais qui mérité d’être mise en avant, ne serait-ce que pour le côté globe-trotteur et destinations footballistiques comme l’Asie du Sud-Est. En carrière internationale, Billy Mehmet compte 6 sélections avec l’Irlande espoirs… Oui il avait sans doute pris l’Irlande comme nationalité sportive, on est plus à une surprise près avec lui.

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L’auteur

Ilhan

Ilhan

Ilhan, c’est avant tout un mélange. Le prince de sang-mêlé anglo-turc. Ses parents ont fait un featuring avec Hagrid et Sandro pour le procréer. Sa barbe, c’est Marouane Fellaini. Ne jure que par Tottenham. Apporte sa voix quand il s’agit de parler de foot, et nostalgique de Gary Lineker, Paul Scholes et Mido. C’est aussi un fêtard 5 étoiles. Footballistiquement, son foie est un condensé de George Best et de Paul Gascoigne. Il aimerait mourir dans le rond central de White Hart Lane en jouant à FM.