Footoir

Périple sévillan d’un supporter de Manchester United

Geoffroy Fisher, l’un des responsables de MUSC France (club de supporter officiel de Man Utd en France), raconte son voyage à Séville pour le déplacement de son équipe de coeur pour le match aller des 1/8e de finale de Ligue des Champions. Récit.

12h30, le président du supporter club et un ami me rejoignent sur Metz. Le petit repas est vital avant le départ prévu à 13h. Nous partons de Metz pour rejoindre Charleroi, 2h30 de route au programme, avec un arrêt à Wellin en Belgique pour récupérer Romain le lillois. À 13h20, nous nous rendons compte que nous avons oublié nos 2 drapeaux, c’est la première fois que nous l’oublions en 7 ans. Impossible de faire demi-tour sans risquer de rater le vol, ça commence bien. 14h10, le drame. Crevaison. C’est la première fois de ma vie. Kit anti crevaison en place et 10 minutes plus tard nous repartons. Nos yeux sont rivés sur la pression des pneus, tout va bien, heureusement !

À 15h00, nous arrivons à l’aéroport. Décollage pour Seville à 17h. 19h15, arrivée à Séville où nous rejoignons Marsu qui habite sur place avec son van/couchette. Nous attendons Yann, le patriarche, un parisien membre de Manchester depuis plus de 25ans. Il arrive directement de l’aéroport de Bordeaux après avoir écourté ses vacances de ski. Sébastien est notre banquier, et il est déjà sur place avec Marc, le Suisse. Ils ont déjà repéré les bars, acheté les fumigènes, etc. À 9 dans le Van, le périple peut commencer. Nous arrivons ensuite à l’hôtel, check-in rapide et nous prenons la direction le centre pour manger. Qui dit Espagne dit tapas ! Un magnifique repas qui ne s’est pas avéré très cher, l’idéal pour commencer à chanter… et boire quelques bières bien entendu. Nous nous séparons en 2 groupes plus ou moins égaux (2 et 7) pour trouver le bar identifié sur Snapchat et Twitter où se rejoignent tous les autres anglais. Forcément le groupe de 7 se plante de bar, fin des horaires de tramway, et 30min de marche pour rejoindre les deux premiers. Quelques chants et des boissons avant de rentrer dormir, car la journée sera longue demain. 2h du matin, nous parlons toujours à 8 dans une chambre de 4, réveillant au passage quelques « voisins » qui se plaignent à la réception de l’hôtel. Il est temps de dormir.

9h du matin, réveil, préparation et départ pour la journée. Une petite boulangerie avec terrasse sur la place de la cathédrale, plein soleil, magnifique. Nous partons ensuite pour une visite de la ville, de tous les monuments principaux, tombeau de Christophe Colomb, etc. Vient ensuite la pause repas et à 13h30, nous récupérons les tickets dans l’hôtel prévu par Manchester, qui se situe, (tiens tiens), à côté d’un Irish pub. Passons donc les détails et venons-en au plus important, le rassemblement entre fans, les bars, les chants. De 14h à 18h nous mettons l’ambiance dans Séville. Une folie. Le premier fumigène est sorti, la première interpellation par la Police également. Notre pote se fait sermonné et il « prendra pour le prochain fumigène qui sortira ». Il est temps de bouger de cet endroit ultra surveillé. Nous décidons de marcher vers le stade, 4 fumigènes s’allument, nous avançons avec une trainée rouge derrière nous. 2e interpellation. Cette fois c’est plus chaud. Fouille, prise d’identité, menace d’amende. Tous les fumigènes sont confisqués, ce n’est pas plus mal. Pas le déplacement le plus chanceux jusqu’à présent.

Nous sommes rejoints par un groupe d’une cinquantaine d’anglais. Nous tentons d’entrer dans le tramway, en chantant, sans payer. Le tramway est à l’arrêt, nous mettons une ambiance de feu. La police arrive et nous demande de sortir, car pas de billets. Ils nous indiquent que ça ne sert à rien d’en acheter, le tram ne partira pas si nous sommes dedans. Du coup c’est parti pour 30 minutes de marche. 19h30, arrivée au stade. Le groupe est séparé en deux à l’entrée, aucune possibilité de négociation. Ceux placés en tribune haute iront en haute, et ceux en bas ne pourront pas les rejoindre. Nous mettons en place les 2 drapeaux de nos amis Suisse, étant donné qu’on a oublié les nôtres.

À 20H30, l’ambiance dans le stade monte sérieusement. Nous chantons beaucoup, Séville aussi. Superbe ambiance dans ce stade pourtant ouvert. Mais tout cela tombe assez rapidement au vu de la qualité du match. Quelques avions en papier sont lancés vers la surface de réparation, histoire de faire le spectacle qui manque sur la pelouse. Au final, un 0-0 bien pauvre. Ça râle pas mal, beaucoup critiquent cette approche, d’autres parlent d’un bon résultat, avec une vue sur le prochain match de championnat.

Ensuite, retour vers le centre de Séville, repas et fiesta dans les bars. Toujours une excellente ambiance. Aucune animosité, uniquement de la fête, entre Espagnols, Anglais, et notre groupe. Le lendemain un dernier petit restaurant ultra sympathique, et celui offrant la meilleure paella de Séville selon Tripadvisor. Beau moment de rigolade avec les serveuses (sans être lourd bien sûr) et bonne fin de séjour sur Séville. Malgré le résultat moyen, un beau déplacement entre potes ! Vivement le prochain déplacement !

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L’auteur

Benjamin

Benjamin

Ne jure que par Arsenal et appellera sa fille Mesut quoi qu’il arrive, heureusement pour elle qu’il est moins fan de Coquelin ou Monréal « Nacho, viens manger ». Il a le niveau de Petr Cech à la batterie, aux buts, il est plus Ali Ahamada. Salarié de l’éducation nationale, son rêve est d’apprendre à Franck Ribéry que la table de multiplication n’est pas un truc sur lequel on mange. Il aimerait vendre Arsène Wenger à la brocante de Gavarret-sur-Aulouste, une commune du Gers.

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