Focus

Sergio Agüero, the Golden Boy

« Je suis le Che Guevara du football moderne » (source : AFP – GREIG COWIE)

Kum Kum est un petit garçon de 5 ans, fils du chef de la tribu des Montagnes. Il vit sur les hauteurs de la Montage de Feu….. Oups, pardonnez-moi cette divagation. Aujourd’hui, j’aimerai vous parler d’un homme. Peut-être pas membre de la Tribu des Montagnes, mais bel et bien au sommet de l’une d’entre elle et dont personne ne semble pouvoir le déloger.

Du nouveau à l’ancien monde

Depuis son plus jeune âge, le natif de Buenos Aires est un fier fervent des « Hinchas » de l’Independiente, le club d’Avellaneda, dans la province de la capitale argentine. De 2003 à 2006, il est un joueur emblématique des « Los Diablos Rojos » et totalise 23 buts pour 56 matchs joués. Ce talent en pleine efflorescence n’a bien sûr pas échappé aux yeux aguerris de nous autres, européens, et sa victoire en finale de la coupe du monde des moins de 20 ans en 2005 ne va pas nous faire détourner le regard de ce jeune homme.

Ainsi, en 2006, Sergio Agüero dit « le Kun » pour son étonnante ressemblance avec un personnage de la série télévisée japonaise « Kum Kum » (わんぱく大昔クムクム pour les bilingues) rejoint l’Atletico Madrid pour une période de 5 saisons, durant laquelle son talent va s’ouvrir aux yeux du monde. Malgré un départ qui a fait beaucoup de bruit avec un but marqué de la main pour son premier match avec les « Colchoneros », le Kun fini sa première saison avec 7 buts toutes compétitions confondues. Cinq saisons plus tard, Sergio Agüero totalise 111 réalisations en 261 matchs. Un monstre est alors né et en 2010, il remporte la Ligue Europa ainsi que la Supercoupe de l’UEFA avec le club madrilène tout en atteignant le seuil des 20 buts marqués en championnat. Cependant, la fin de sa carrière espagnole approche et ce jeune footballeur compte bien continuer d’écrire son histoire.

Finir en beauté ? Entendu. Pour son dernier match avec les Rojiblancos, Sergio Agüero marque le premier triplé de sa carrière, histoire de partir en forme pour une nouvelle destination.

« Quand j’étais petit et que je jouais dans mon quartier, mon père jouait dans mon équipe car il avait peur que les rivaux plus grands et plus âgés me malmènent » (source : http://nexogol.nexofin.com)

Manchester City, une nouvelle dimension

Le 27 juillet 2011 ne fut pas un jour comme les autres dans le comté de Manchester. Un homme, débarquant tout droit d’Espagne après 5 saisons prolifiques, va faire passer les cityzens dans une nouvelle ère.

A ce moment, le dernier titre de champion d’Angleterre de Manchester City remontait alors à 1968. Sa dernière victoire en Coupe d’Angleterre à 1969 (« il n’y a point très longtemps » me direz-vous). Son dernier Community Shield ? Une victoire en 1972. Bref, vous l’aurez compris on est loin de l’époque  de gloire des SkyBlues des années 60. Et pourtant ce jour de juillet va tout changer. En 2012, Manchester City est sacré champion d’Angleterre, une première depuis 44 ans, grâce à un but des cityzens face à Queens Park Rangers à la 94ème minute. Et savez-vous qui est le héros buteur ? (Non ? Et bien je ne vous félicite pas, vous n’avez pas lu le titre de cet article).

En 2012 encore, face à Chelsea, les cityzens remportent le Community Shield. Avec deux titres en l’espace d’un an, Manchester City remonte de haut, après de longues saisons en Championship durant les années 90 et même un séjour en 3ème division anglaise en 1998-1999. Un homme n’est pas innocent à ce changement (N.D.L.R. celui qui a marqué à la 94ème un beau ou mauvais jour de 13 mai 2012 selon le (la) mancunien (-ne) considéré(e)). Pour sa première saison à Manchester City (e.i. 2011-2012), « El Kun » s’impose rapidement dans celui qu’on appelle « le meilleur championnat du monde » et totalise pas moins de 23 buts pour sa première (30 en prenant en compte les autres compétitions hors sélection nationale).

Après 6 ans, 301 matchs et 189 buts. Il est à l’heure actuelle l’une des pièces maîtresse du Manchester City de Pep Guardiola. Personne n’aurait pu en imaginer autant il y a quelques années de cela à son arrivée en terre anglaise. Il finit par ailleurs meilleur buteur de la Barclays Premier League durant la saison 2014 / 2015, avec 26 buts à son actif.

                                                « Superbia in proelia » (source : http://www.manchestereveningnews.co.uk)

Aujourd’hui, il a marqué contre 30 des 31 équipes qu’il a affrontées en Premier League. Et malgré des performances moins glorieuses en sélection nationale, une question demeure alors dans les têtes de grand nombre d’entres nous. Ce titan de 29 ans est-il à son apogée ou a-t-il encore de nombreuses choses à nous montrer ?

L’auteur

Guillaume

Guillaume

C’était un 11 août ensoleillé. Sur les terres bretonnes, une rencontre va changer ma vie. Une mancunienne, qui, tout en me friendzonant m'a transmis son amour pour Manchester City. Aujourd’hui, elle n'est plus là mais mon amour pour les cityzens ne s’est pas éteint. Et c’est ainsi, que depuis les bords de la Vilaine, seul, je continue de chanter la gloire des SkyBlues et de perpétuer la mémoire d'un certain 13 mai 2012.

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