PL Preview

Preview PL 2020/21 : Southampton, encore grimper une marche ?

Pour la reprise de la saison 2020/21 de Premier League, God Save The Foot vous présente chaque jour une de ses équipes. Onzième la saison passée après une dernière ligne droite plus que maitrisée, Ralph Hasenhüttl aborde ce nouvel exercice avec toutes les certitudes qui caractérisent désormais son groupe. Solide dans tous les secteurs de jeu, le club du Hampshire semble de nouveau se poser comme l’un des poils à gratter pour les grosses cylindrées. Pour parvenir à viser plus haut ?

La quinzième victoire des Saints face à Sheffield United au Saint Mary’s Stadium n’a fait que confirmer les sentiments entraperçus depuis plusieurs mois : le style Hasenhüttl avait encore gagné pas mal d’admirateurs, bien que ces adorateurs du beau jeu n’aient pu observer ce nouveau récital post-Covid seulement au fond de leurs canapés, les fans devant affronter la punition de ne pas se déplacer au stade et cette contrainte sanitaire depuis le début du restart. Le huis-clos imposé n’a pas empêché une nouvelle fois les Saints de s’imposer (3-1) pour ce chapitre final de la saison 2019/2020 et d’enregistrer un cinquième succès depuis la reprise des compétitions mi-juin. Et clôturer une huitième saison de suite en Premier League d’une manière bien plus convaincante, avec une onzième place (52 points), que les débuts n’avaient laissé entrevoir.

Saison lancée après le crash Leicester

Et c’est peu de le rappeler. Jusqu’à fin octobre, les Saints n’avaient empoché que deux victoires – les deux à l’extérieur (2-0 à Brighton, le 24 août, 1-0 à Sheffield United le 14 septembre- contre cinq matches nuls et cinq défaites. Le club végétait déjà dans les profondeurs du classement, la négativité ambiante autour du plan de jeu de l’équipe mis en place par Ralph Hasenhüttl se fait ressentir sur le terrain mais aussi dans ses conférences de presse. Mais le pire était encore à venir. Arrive alors cette fameuse soirée du 25 octobre : historique, dramatique, et non pas moins catastrophique. Un krach sportif (référence au krach boursier survenu quatre jours plus tard 90 ans en arrière qui avait entrainé une crise économique mondiale) s’est produit dans le Hampshire, un 9-0 pris à domicile face à un Leicester plus en forme que jamais à cette période. La pluie tombante sur la pelouse ajoutait forcément un côté mélancolique pour des Saints plus vraiment en phase avec leur football. Une véritable colère liquide des Dieux : Southampton enregistre, avec ces neufs buts encaissés, deux tristes records – la plus lourde défaite de l’histoire de la PL avec Ipswich (9-0 à Old Trafford face à MU en mars 1995) ainsi que le plus lourd revers à domicile (appartenant auparavant à Nottingham Forest (1-8), également face aux Red Devils en février 1999) – et rien n’envisageait un quelconque retournement de situation positif pour cette équipe promise à lutter jusqu’au bout pour sa survie.

Southampton a touché le fond face à Leicester (0-9) le 25 octobre 2019
Crédit : France Football

Surtout, on ne donnait pas cher de la peau de Ralph Hasenhüttl, technicien reconnu pour son pressing harassant exercé sur l’adversaire (déjà aperçu quand l’Autrichien était en poste à Inglostadt et Leipzig), surnommé le ‘Klopp des Alpes’, et débarqué dans le Hampshire en décembre 2018. Les observateurs – et à raison – pensaient que c’en était fini de son aventure anglaise par la mauvaise dynamique des siens depuis le début de ce nouvel exercice et l’impact que peut avoir une telle défaite sur le moral du groupe dans sa capacité à se battre pour garder sa place dans l’élite. Mais Hasenhüttl peut compter sur un soutien de poids face aux défiances extérieures : Lander Sports Investment, le groupe chinois propriétaire du club depuis, et représenté par le président Gao Jisheng, n’avait manifesté aucune envie de se séparer de l’Autrichien et continuait de le soutenir contre les vents et marées de la south coast anglaise. Pas question de le licencier, car c’est bien lui le porteur du projet dans le club âgé de 134 ans.

Cette confiance quasi sans faille accordé au natif de Graz, le fait de conforter sa position et de continuer à croire en sa philosophie de jeu n’en seront que plus bénéfique. Il est difficile d’affirmer une telle vérité, mais cette défaite historique des Saints fut finalement la meilleure chose qui puisse leur arriver. Car la prise de conscience de la force de ce groupe, couplée aux qualités individuelles au service du collectif, constituent des sources positives pour remonter la pente, certes abrupte. Si le futur résultat traduisait toujours une certaine irrégularité, les certitudes de jeu furent bien plus visibles et certains joueurs montraient enfin un niveau bien plus conforme à leurs réelles qualités footballistiques. Résultat : Southampton fut l’une des équipes qui a le mieux négocié la période du Boxing Day – 10 points sur 12, dont des victoires contre Chelsea (2-0), Tottenham (1-0) et Leicester (2-1) – et pointait à la 14e place au moment où la PL a décidé de stopper la saison face à la crise sanitaire (10 victoires pour 15 défaites, 4 nuls). Et que dire de la forme affichée lors du « restart », programmé à partir de mi-juin pour un mois et demi, où les Saints ont emmagasiné 18 points sur 27 avec 5 victoires, se posant comme la troisième meilleure formation de cette fin de saison derrière les deux Manchester (21 points chacun) ?

Les Saints ont formidablement abordé le Restart, comme ici avec le nul décroché à Old Trafford
Crédit : Evening Standard

Un classement au pied de la première partie de tableau donc, rendu possible par plusieurs paramètres et prise de positions qui se sont avérés positifs pour les Saints. Tâtonnant entre une défense à trois et un système en 4-4-2 à plat lors du premier tiers de la saison, Hasenhüttl a opté définitivement pour ce dernier pour exploiter au maximum les qualités techniques de ses joueurs et renforcer l’importance de la paire Ward-Prowse/Hojbjerg au milieu, chaînon du milieu indispensable et valeurs sûres du coach autrichien. Le gamin du club (aujourd’hui âgé de 25 ans), n’a pas cessé de faire le liant entre la ligne défensive et l’attaque et fut le joueur qui a le plus couru la saison dernière (442,1 kms !), et 4ème joueur à enregistrer le plus de sprints (360, parmi les joueurs avec le plus de kilomètres parcourus). Son compère autrichien, l’autre pierre angulaire du milieu, restait autant indispensable pour sa capacité à se projeter devant, son habilité à faire la différence par son impact physique tout en apportant sa contribution défensive lors du jeu sans ballon. La charnière Stephens/Bednarek, malgré certains trous d’air, s’est avancée comme l’une des plus sous-cotées parmi les équipes hors big 6, alors que Ryan Bertrand, Nathan Redmond et Stuart Armstrong constituaient les autres facteur X du onze d’Hasenhüttl, sans parler de l’apport de Kyle Walker-Peters, prêté par Tottenham en janvier dernier, et qui a énormément fait de bien sur le côté droit du back four des Saints.

Mais on ne peut passer en revue les satisfactions de la saison sans parler du cas Danny Ings. L’attaquant, prêté la saison dernière par Liverpool, a été acquis définitivement juste avant le début de la saison et, après un démarrage poussif, s’est posé comme l’un des meilleurs avant-centres du Royaume. Portant parfois à lui seul cette équipe de Southampton, « Ingsy », à 32 ans, a semblé dans la forme de sa vie pour terminer deuxième meilleur réalisateur de l’exercice (22 buts) derrière Jamie Vardy (23), même meilleur buteur si on enlève le concours des penalties. Ses buts et sa régularité à les marquer (Ings les a inscrits dans 20 matches de PL sur 38) ont constitué un atout considérable dans le regain de forme de Southampton, la présence d’un redoutable scoreur dans ce genre d’équipe qui lutte dans la seconde partie de tableau s’avérant extrêmement précieuse pour rêver plus haut pour se sortir de situation périlleuse. Un sentiment que partage Gabin, CM du compte Twitter SouthamptonFR et qui n’en démord pas sur l’apport crucial de l’ancien de Burnley : « Comment ne pas parler de Danny Ings, personne ne s’attendait à une saison pareille ! Sans lui, le club plongeait les deux pieds joints. Il fut indispensable !»

L’ancien de Burnley a enchaîné les buts cette saison avec les Saints.
Crédit : Getty images

Plus généralement, il est revenu sur l’ensemble de cette huitième saison des Saints en PL et les changements positifs observés : « Elle fut vraiment positive quand on regarde d’où l’on vient et où on finit. Comme toujours, elle avait mal commencé, avec ce match désormais mythique face à Leicester qui nous a plongé au fond du trou. Je pensais vraiment que Ralph allait partir mais finalement le board lui a fait confiance. Il y a eu une remise en question générale dans le vestiaire et chacun a désormais pris ses responsabilités. Il y a eu du mieux par la suite puis le Covid est arrivé. Et ensuite j’ai vu le meilleur Southampton depuis l’époque Koeman, les résultats l’ont prouvé. Le jeu était fluide, précis, impressionnant à regarder selon les phases. C’était du grand football ! »

Défense renforcée… Mais effectif stable

Pour continuer à le pratiquer et surfer sur la dynamique extrêmement positive entrevu en fin de saison, Hasenhüttl s’appuiera sensiblement sur les mêmes points forts. Également déterminant dans les résultats de son équipe, Alex McCarthy gardera une nouvelle fois les cages de Southampton la saison prochaine. Sans parvenir à réellement s’imposer depuis son arrivée dans le Hampshire en 2016, le portier âgé de 30 ans avait pris la place du malheureux Angus Gunn juste après le crash de Leicester pour ne plus la lâcher. Rassurant dans les airs et très solide sur sa ligne, l’ancien de QPR a su saisir son opportunité pour que son aventure chez les Saints prenne un autre tournant (après avoir déjà disputé plus de la moitié des rencontres la saison dernière). Dur pour Gunn, que certains spécialistes voyaient comme un potentiel candidat pour intégrer les Three Lions et même concurrencer Jordan Pickford au poste de numéro 1. Le gardien formé à Manchester City devrait être incité à jouer les doublures encore cette saison ou aller voir ailleurs, comme Fraser Forster, de retour après son prêt réussi du côté du Celtic.

La ligne défensive est la seule qui a enregistré des nouveaux visages à ce jour. Après un séjour de 6 mois plus que convaincant, Kyle Walker-Peters a été acquis définitivement par le club pour renforcer un côté droit défaillant. Avec Cédric Soares parti du côté d’Arsenal l’hiver dernier, il ne restait plus que le jeune français Yann Valéry pour occuper ce poste (même si Ward-Prowse a pu dépanner à plusieurs reprises en 2020), mais face à ses récurrentes blessures de ce dernier, la recherche d’un nouvel arrière droit s’était avérée vitale. Les recruteurs des Saints ont donc flairé le bon coup pour KWP, tout comme celle de Mohamed Salisu. Le défenseur ghanéen de 21 ans, qui débarque du Real Valladolid et très courtisé au cours de ce mercato, est considéré comme un vrai potentiel d’avenir à ce poste dont les performances en Liga n’ont pas laissé indifférents.

Salisu a impressionné la saison dernière en Liga.
Crédit : Goal.com

Troisième joueur à avoir effectué le plus de dégagements dans le championnat espagnol (154, derrière Diego Costa et Raul Albiol), il se posera en concurrent direct de la paire Stephens/Bednarek qui part pourtant avec une longueur d’avance. Ces deux arrivées sont vues d’un très bon œil par Gabin : « Acheter KWP est une très bonne chose, il a eu du mal à son arrivée et avec la blessure de Valéry, il a su élever son niveau de jeu pour être limite indétrônable aujourd’hui. Pour Salisu, je ne vais pas faire la mauvaise langue, je ne connais absolument pas le joueur. Apparemment c’est un crack du foot espagnol alors allons-y, faisons confiance, c’est le terrain qui parlera. Car Jack Stephens, longtemps critiqué, s’est montré en patron au côté de Bednarek ! »

Pas d’arrivées au milieu, mais gros changement : Pierre-Emile Hojbjerg, au club depuis 4 ans, capitaine et titulaire indiscutable, est parti. En informant le board de sa volonté de ne pas prolonger son contrat, Hasenhüttl avait pris la décision de ne plus lui confier le brassard (Ward-Prowse le récupérant) pour ne pas perturber son groupe et l’alchimie créée en cours de saison, le coach autrichien ne souhaitant plus accorder les responsabilités d’un capitanat à un joueur plus impliqué dans son projet. Oriol Romeu devrait donc retrouver une place récurrente de titulaire aux côtés de Ward-Prowse, l’âme de cette équipe des Saints, qu’il occupait lors de ses premières années au club. Sur les côtés, Redmond et Armstrong partiront toujours avec une longueur d’avance, le profil rapide et technique de l’ex-Canari à gauche et les qualités saillantes balle au pied couplé à son impact dans les duels et une certaine puissance se mariant parfaitement à la doublette du centre et aux attentes d’Hasenhüttl. Les doublures Sofiane Boufal – qui devrait rester au club – et Moussa Djenepo, auteur de bonnes séquences de jeu lors de ses différentes apparitions sur la pelouse, mais pas assez visiblement pour être aligner d’entrée, resteront attentifs pour saisir les occasions données par le manager autrichien.

Comment se passer de son arme fatale numéro 1 devant ? Sans trop de surprises, Danny Ings occupera une place des deux places disponibles devant. Celui qui était devenu le troisième de l’histoire de Southampton à inscrire plus de 20 buts en une saison de PL, après la légende Matt Le Tissier à deux reprises (25 buts en 1994/1995 et 20 en 1995/1996), et James Beattie (23 buts en 2002/2003), portera de nouveau les responsabilités offensives de la ligne d’attaque et espèrera surfer sur sa dynamique. A Che Adams (24 ans), qui a inscrit ses quatre buts lors du restart et est forcément plus en vue que sur les sept premiers mois, Shane Long, toujours présent malgré une nette perte d’efficacité par rapport aux saisons précédentes et le jeune Michael Obafemi, toujours en progrès en prouvant face à Chelsea (2-0, le 26 décembre) et Manchester United (2-2, 13 juillet) qu’on pouvait lui faire confiance, de se disputer la seconde place à l’avant dans le 4-4-2 d’Hasenhüttl.

Ings a rejoint la légende Matt Le Tissier avec plus de 20 buts inscrit sur une seule saison.
Crédit : futbolretro.es

Peu de départs majeurs, mais Gabin tient à faire un point sur les joueurs qui ont décidé de lever les voiles, ou furent priés de partir par la direction : « Pour le départ définitif d’Harrison Reed à Fulham, c’est dommage, il a montré d’excellentes choses et avec Højbjerg parti il aurait pu avoir sa place. Mais il est très heureux de rejoindre définitivement le club londonien et je ne peux être que content pour lui. Les cartes sont désormais entre ses mains pour prouver que c’est un joueur de PL. Quant à Lemina, il n’avait aucun avenir au club, il ne souhaite pas y revenir. Ce fut une erreur de casting malheureusement. » Avant de revenir plus en détails sur la volonté d’Hojbjerg de partir : « Son départ est logique, fin d’un cycle pour lui, il part pour jouer plus haut et retrouver l’Europe qu’il avait goûtée avec le Bayern. Espérons qu’il ne se brûle pas les ailes comme Schneiderlin à l’époque. »

Pour intégrer ou déjà intégrer le banc de manière permanente, ne pas oublier la jeunesse de Staplewood (le centre d’entraînement des Saints) : Will Smallbone (20 ans), auteur de plusieurs apparitions en fin de saison, pourrait se faire une place dans l’équipe d’Hasenhüttl au milieu avec la qualité de son pied droit et une audace bien appréciée par le staff, alors que Jake Vokins (20 ans également), apparu à 3 reprises la saison dernière toutes compétitions confondues, se pose en doublure de Ryan Bertrand à gauche. Lui aussi est prévu à un bel avenir, comme d’autres selon notre cher CM français des Saints : « La chance peut être donnée davantage aux jeunes ! En défense on a le Français Allan Tchaptchet, comme son compatriote Enzo Robise au milieu, l’inévitable et très apprécié Callum Slattery, le Suisse Alexandre Jankewitz aussi qui se montre bien. Pour l’attaque Dan Nlundulu pourrait aussi se montrer. Bref du beau monde !”

Refaire du Saint Mary’s une forteresse

Dès lors, avec ce que les Saints ont déployé sur le terrain en 2020, sans trop subir une coupure suffisamment longue pour casser les automatismes créés, et avec un manager qui a parfaitement remis son projet de jeu en place, on ne saura avancer un objectif précis pour ces Saints pour ce nouvel exercice 2020/2021. Le board n’en aurait, en privé, imposé aucun à Hasenhüttl sur ce que peut réaliser Southampton au cours des huit prochains mois. Il s’avance comme un coach avec des standards élevés, et son nouveau contrat signé début juin, pour une durée de quatre ans, démontre une nouvelle fois que le président Gao Jisheng croit en lui pour permettre au club du Hampshire de redevenir une place forte du foot anglais et qui peut finir aisément dans le top 10.

https://twitter.com/SouthamptonFC/status/1267739723033952256

Pour atteindre un tel objectif, il y a bien sûr certains points noirs à corriger, et notamment le principal : Southampton fut la 19e équipe à domicile la saison dernière (seulement 6 victoires pour 21 points récoltés sur 57), contrastant avec ses prestations impressionnantes hors de ses bases (3e équipe derrière Liverpool et City, 9 victoires et 31 points acquis). Si les Saints arrivent à se débarrasser de ce complexe dans l’enceinte qu’ils occupent depuis 2001 (remplaçant le mythique ‘The Dell’), tout en gardant une certaine régularité à l’extérieur, qui s’étonnerait alors de voir le vainqueur de la FA Cup 1976 truster une place dans la première partie de tableau ? Interrogé sur cette possibilité, Gabin ne dit pas autre chose : « Au vu de la fin de saison dernière, on va revoir un peu mes attentes à la hausse : un top 10 ! Si finir 12ème me va, on a montré que l’Europe pouvait être de nouveau un objectif. Commençons donc par la première partie de tableau ! ».

Et revivre les joies de la fin saison 2014-2015, où le club avait terminé 7ème, son plus haut classement de son histoire en Premier League, qualification pour l’Europa League en poche. C’était sous Ronald Koeman, celui que notre CM comparait à Hasenhüttl…

Article précédent

PL Preview 2020/2021 : Tottenham, reconstruction délicate

Article suivant

Le Brighton de Graham Potter, ou se maintenir par un football protagoniste

L’auteur

Joff

Joff

Journaliste sportif, fan de la Premier League et du foot anglais. J'aurais aimé être un attaquant racé comme Robin Van Persie, l'élégance de Dennis Bergkamp sans le caractère de Joey Barton.