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Preview PL 2019/20 : Brighton & Hove Albion – L’envolée des Seagulls

Pour la reprise de la saison 2019/20 de Premier League, God Save The Foot vous présente chaque jour une de ses équipes. Pour sa 3ème saison consécutive en Premier League, Brighton entend s’y maintenir et ainsi prolonger le plaisir. Les Seagulls peuvent espérer mieux que les années précédentes, par le classement mais aussi dans le jeu. Nous verrons si les mouettes suivront le chalutier de Graham Potter.

Une saison divisée en deux

Alors qu’on se demandait comment Brighton allait survivre à cette saison de Premier League, les Seagulls nous avaient surpris avec cette 13ème place au soir du Boxing Day, suite à un match nul obtenu face à Arsenal (1-1). Les hommes de Chris Hughton étaient même parvenus à faire des merveilles, comme lors de cette victoire 3-2 face à Manchester United (2ème journée), ou face à l’ennemi Crystal Palace (3-1), réduit à 10 pendant plus d’une heure. Les mouettes pouvaient même se targuer d’avoir 12 points d’avance sur la 18ème place, alors occupée par les Eagles.

Mais 5 mois plus tard, le club de la station balnéaire s’en était remis à une victoire de ces mêmes ennemis à Cardiff pour obtenir le maintien. Avec 6 victoires lors de la première partie de saison, contre 3 lors de la seconde, on peut parler de saison divisée en deux, d’une équipe à deux visages. Ce qui a pénalisé Brighton est sûrement le manque d’idées et de fraîcheur de Chris Hughton. Les traits de caractère du manager anglais – sa passivité et sa rigidité – ont sûrement déteint sur le jeu des Seagulls, que l’on voyait repliés sur eux-mêmes, en contraste avec la mentalité offensive prônée auparavant. Brighton était méconnaissable, alors qu’en fin de saison, l’on pouvait entrapercevoir à nouveau une équipe de Brighton offensive et conquérante, comme face à Arsenal lors de l’avant-dernière journée (1-1). Malgré une joli parcours en FA Cup et cette demi-finale perdue (1-0) face à Manchester City, l’entraîneur irlandais n’aura pas survécu.

Les adieux de Chris Hughton
Les adieux de Chris Hughton. (Photo : www.newstalk.com)

En effet, difficile pour Hughton de rester, lorsque les rêves de Top 10 doivent laisser place à l’espoir du maintien, conditionné par une victoire de Palace. Impossible pour Bloom et les fans de subir une nouvelle saison comme celle qui s’est achevée. La décision peut être considérée, à raison, comme dure, puisque l’objectif du début de saison, à savoir le maintien, a été rempli, mais le joueur de poker demandait sûrement autre chose : le football.

Nouvelle ère à l’Amex ?

Moins de 24 heures après le dernier botté de la saison, le président du club Tony Bloom annonçait le licenciement de Chris Hughton. Ajouté au départ à la retraite du capitaine devenu emblématique, Bruno Saltor, ce sont les deux pièces maîtresses de la promotion de Brighton en Premier League qui s’en allaient. La fin d’une histoire.

Les adieux de Bruno…

Il n’aura fallu qu’une semaine pour voir Tony Bloom annoncer le nouvel entraîneur de club de la côte sud : Graham Potter. On a vu des joueurs arriver très rapidement comme Leandro Trossard pour 20M€, devenu transfert record du club. Record dépassé par deux fois dans les derniers jours du mercato, d’abord avec l’arrivée du couteau suisse Adam Webster (22€) puis du très talentueux Neal Maupay (22M€). On peut aussi y ajouter Aaron Mooy, arrivé en prêt, et vous avez là une équipe honnête pour prétendre au maintien, voire mieux, à savoir proposer du jeu.

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Pour cela, Potter peut s’entourer de Dan Ashworth, directeur technique des équipes de jeunes de 2012 au printemps 2019. Il est l’un des artisans de l’England DNA, mutations constatées avec les victoires successives des équipes de jeunes (Coupe du Monde des U20 et des U17, Euro des U19). Graham Potter a également amené son staff qui l’a suivi de la Suède au Pays de Galles – les Écossais Billy Reid et Kyle Macauley ainsi que le Suédois Bjorn Hamberg. Des galères à livrer des sushis à Östersund jusqu’à chasser le gros poisson en Premier League, les quatre comparses ne se sont jamais quittés.

De gauche à droite : Billy Reid, Graham Potter et Bjorn Hamber
De gauche à droite : Billy Reid, Graham Potter et Bjorn Hamber. (Photo : Getty Images)

C’est peut-être de cela dont avait besoin Brighton, une nouvelle direction pour devenir un club de Premier League. Sans pour autant créer une révolution, Bloom et Ashworth entendent créer quelque chose à Brighton, et c’est Potter qui en sera l’artisan.

Attaque et défense

Lors de ce mercato estival, Potter a hérité d’un effectif intéressant. On pense en premier lieu à Glenn Murray, qui semble rajeunir avec le temps, Lewis Dunk, sûrement le meilleur joueur de l’équipe la saison passée ou encore Bernardo, Dale Stephens, Dany Pröpper et Pascal Gross. Il y a également des joueurs à vocation offensive comme Jürgen Locadia, Alireza Jahanbakhsh, Yves Bissouma ou encore Florin Andone, tous arrivés la saison dernière et qui n’ont pas eu l’occasion de briller à cause de la philosophie de jeu trop rigide de Chris Hughton.

De tous les joueurs cités plus haut, c’est Lewis Dunk qui devrait retenir l’attention. Déjà meilleur joueur de la saison passée, il s’est fait remarquer par ses excellentes performances défensives et son jeu long qui lui ont valu une sélection avec les Three Lions, ainsi que le maintien du club en Premier League. Avec le départ de Bruno, Dunk est devenu le nouveau capitaine du club, rôle qu’il connaît puisqu’il l’a été longtemps la saison dernière avec les absences répétées de la légende espagnole. Dans un jeu offensif comme celui prôné par Graham Potter, Lewis Dunk semble devenir la rampe de lancement des actions. Avec les prédispositions naturelles qui lui sont propres, il aura la tâche d’être l’instigateur des offensives des mouettes.

La possession, credo de Graham Potter

Au-delà du côté hipster de sa nomination, c’est avant tout la volonté de renouer avec un football offensif fondé sur la possession. D’Östersund en Suède à Swansea, Potter a proposé un jeu léché et une formation qu’il utilise depuis le pays de Zlatan, le 3-5-2.

Arsène Wenger et Graham Potter
C’était déjà une autre époque. (Photo : Stuart MacFarlane/Arsenal FC via Getty Images)

Si Tony Bloom a décidé de licencier Hughton c’est pour le manque de jeu produit par ce dernier. La volonté d’engager Graham Potter allait donc dans l’idée de renouer avec le football et de proposer du spectacle pour ses supporters. Nous ne verrons donc pas un Brighton qui jouera la défense et tentera de jouer en contre-attaque mais plutôt conquérant et offensif. Potter l’a démontré la saison dernière à Swansea en Championship avec des moyens limités, et nous pouvons imaginer le voir transposer ce modèle dans le Sud de l’Angleterre. Le tacticien fera des merveilles et enchantera l’Amex Stadium.

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L’auteur

Ilhan

Ilhan

Ilhan, c’est avant tout un mélange. Le prince de sang-mêlé anglo-turc. Ses parents ont fait un featuring avec Hagrid et Sandro pour le procréer. Sa barbe, c’est Marouane Fellaini. Ne jure que par Tottenham. Apporte sa voix quand il s’agit de parler de foot, et nostalgique de Gary Lineker, Paul Scholes et Mido. C’est aussi un fêtard 5 étoiles. Footballistiquement, son foie est un condensé de George Best et de Paul Gascoigne. Il aimerait mourir dans le rond central de White Hart Lane en jouant à FM.