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Huddersfield : l’union fait la force

 

A première vue, la montée d’Huddersfield semble irréaliste tant le club niché entre Leeds et Liverpool n’a jamais été l’un des fers-de-lance du foot britannique. Tout du moins, pas depuis le troisième et dernier titre de champion d’Angleterre glané en… 1926 sous la houlette du légendaire Herbert Chapman.  Mais la montée des Terriers en Premier League est la récompense d’une saison maîtrisée de main de maître. Derrière cette incroyable épopée se cache un groupe de potes, dirigé par un entraîneur dont la bobine pourrait faire penser à un prof de sciences au lycée et qui a fait également office de témoin de mariage pour son meilleur pote Jurgen Klopp. Une aventure humaine que seuls les Anglais savent nous offrir.

Wembley 29 mai 2017 sur les coups de 18h. La finale des playoffs de Championship entre Huddersfield et Reading accouche d’un match intense où les deux formations ont donné leur pleine mesure sans pour autant trouver la solution pour l’emporter. Les traits sont tirés, les jambes usées, les corps éméchés. En tribunes, les présages de la tension sont là, palpables. Nous ne sommes plus qu’à quelques minutes d’un dénouement qui glacera l’atmosphère d’une ville ou l’enflammera dans un bonheur incommensurable. David Wagner (Huddersfield) et Jaap Stam (Reading) motivent leurs hommes avant l’assaut final. Le destin tournera à l’avantage de l’un d’eux. Après une séance de tirs au but où Reading a cru connaître un formidable dénouement lorsque Michael Hefele a vu sa frappe arrêtée par Ali El-Habsi, les Royals se sont rapidement mis à rêver, mais ils échouèrent ensuite à deux reprises face à Danny Ward laissant la possibilité à leurs adversaires de conclure sur un cinquième tir décisif. Christopher Schindler arrivé l’été dernier en provenance de Munich 1860 ne trembla pas et envoya tout un club au septième ciel. La tachycardie envahit alors les corps de ces milliers d’âmes bourdonnant dans Wembley bercé par un soleil couchant. Dix-neuvième à l’issue de l’exercice 2015-2016, Huddersfield va à la suite d’une saison mémorable, découvrir le nouveau lieu de villégiature qu’elle occupera dès août prochain. L’occasion pour les Terriers de regarder dans le rétroviseur et comprendre ainsi comment ils en sont arrivés là.

Un périple loin des standards habituels 

En juillet 2016, alors que l’Euro en France prend toute l’attention de la planète football, David Wagner qui a soigneusement concocté le programme de pré-saison, décide d’emmener sa vadrouille en Suède. Jusque-là, rien de différent, mais la suite des événements réserve une surprise peu commune. L’ancien international américain est un homme de mystère et ce voyage au pays des rois scandinaves en est un. Pendant quatre jours, le groupe devra faire sans électricité, sans téléphone, sans connexion internet et sans chambre d’hôtel. Une immersion dans la nature suédoise ayant pour objectif d’apprendre à lutter ensemble et renforcer encore davantage les liens créés. A l’issue de ce périple, David Wagner confiera au Guardian : « il n’y a que du positif à en tirer. J’étais partie d’un constat : avec toutes les recrues, comment construire un groupe uni très rapidement ? »

Si vous avez faim, vous prenez votre canne à pêche et vous allez chercher du poisson. Si vous avez soif, vous allez au lac et vous y plongez une bouteille. Si vous avez froid, faites un feu.

La solution fut trouvée en dribblant les bonnes vieilles habitudes, exit le confort des chambres sous le soleil d’Espagne avec balcon dominant la Méditerranée. En Suède, pas une plage de sable fin à l’horizon ni un ballon de foot entre les pieds, le coach d’Huddersfield n’accorde aucun passe-droit à ses hommes et passe même à la vitesse supérieure : « si vous avez faim, vous prenez votre canne à pêche et vous allez chercher du poisson. Si vous avez soif, vous allez au lac et vous y plongez une bouteille. Si vous avez froid, faites un feu. L’occasion pour lui de répondre à ses interrogations et de tirer une conclusion « Tout a changé lors de ces trois jours. Le groupe a vécu ensemble et cela n’a été que bénéfique. » Le début de longues fiançailles.

La transition du capitanat

Dans les couloirs de Wembley, la presse fait face aux sourires radieux de ces héros d’un soir. Parmi eux, un capitaine déambulant en béquilles. Tom Smith avait vu sa finale s’arrêter prématurément à l’amorce des dernières minutes. Auteur d’une saison pleine, le latéral des Terriers (4 buts, 8 passes décisives en 42 rencontres disputées) n’osait y croire, presque incrédule : « jouer des équipes comme Manchester United, Chelsea ou Arsenal la saison prochaine, c’est incroyable pour le club et pour la ville. Depuis tout à l’heure, je suis obligé de me rappeler sans cesse que nous sommes en Premier League. C’est fabuleux. » Quelques semaines auparavant, il racontait au Sun l’épopée qu’il venait de vivre tout au long du championnat « le coach m’a donné énormément de confiance. Lorsqu’il est arrivé le premier jour au club, je me souviens qu’il disait : vous pouvez être ce que vous voulez être. Si vous voulez jouer au plus haut niveau, vous pouvez le faire. Depuis, j’ai gardé cette phrase au fond de mon esprit en sachant que je pouvais y arriver. Cette saison, j’ai réussi beaucoup plus d’objectifs que durant toute ma carrière. 

Tom Smith, capitaine émérite des Terriers va connaître les joies de la Premier League avec comme ambition d’y rester

Des performances personnelles XXL qui lui ont permis – entre autres – de briguer une place dans le onze de la saison en Championship. Une récompense qu’il tient avant tout à mettre à l’actif du collectif : « ce fut une excellente saison pour moi, mais la façon dont l’équipe a joué m’a permis de le faire. Nous avons un super vestiaire. Il est ouvert d’esprit, amical, confiant mais pas arrogant. Je me demande encore comment on en est arrivés là. En Championship, il y a beaucoup de gros chiens. Nous sommes un petit terrier, mais nous sommes plus agressifs (rires) » Vice-capitaine, puis capitaine lors de la finale, Tom Smith reconnaît qu’il n’en serait pas là si les  deux hommes d’expérience du club que sont Mark Hudson (35 ans) et Dean Whitehead (35 ans lui aussi) ne lui avaient pas laissé prendre les manettes du vestiaire. Blessés, moins dans les plans de leur coach, Hudson et Whitehead se sont éclipsés au moment opportun, sans la moindre résistance. Une passation de pouvoir ô combien logique et qui semble-t-il, a porté ses fruits. L’un des grands virages réussis par le club.

Alimentation biologique et démons intérieurs

A Huddersfield, cinq Allemands viennent garnir le contingent composé en grande majorité d de joueurs anglais. Recruté par David Wagner à son arrivée dans le West Yorkshire, Michael Hefele est l’un d’entre d’eux. Sous ses (faux) airs de David Luiz, le défenseur central d’Huddersfield cristallise la sympathie et cultive – très légèrement – la différence. Ne lui parlez surtout pas de breuvages alcoolisés, il n’en a jamais testé. Son truc à lui, c’est de siroter un jus d’orange avant chaque match auquel il participe et éventuellement un Coca-Cola avec de la glace si la rencontre en question est « spéciale » à ses yeux. Depuis trois ans, Hefele suit aussi un régime alimentaire méticuleux : « c’est 50-50, je mange 50% d’aliments sans gluten et 50% d’aliments végétariens pour avoir une meilleure forme. Au-delà de ses lubies nutritionnelles, l’allemand fête ses buts d’une manière assez particulière, en imitant un coup de griffe pour rappeler la région où il a ferraillé pendant sa jeunesse « «il s’agit d’un lion, j’aime les lions. Ils sont le symbole de la Bavière. Je fais cette célébration pour montrer d’où je viens. Un lion est également fort, et aime s’occuper de sa famille et se battre. C’est exactement ce que je fais. J’ai mis tout mon cœur sur le terrain pour gagner. » disait-il au Daily Mail avant la finale des playoffs.

Faire ce que Jamie Vardy a fait, c’est un conte de fées. Je pense qu’il a montré à tous les joueurs de League One, de League Two ou de Conference qu’on pouvait y arriver et qu’il ne fallait rien lâcher.

Derrière la joie se cache aussi des parcours faits de douloureux souvenirs. Arrivé au club en 2014, Nahki Wells corps bodybuildé, tatouages dessinés sur les bras a perdu son meilleur ami deux ans auparavant. Originaires des Bermudes, ils souhaitaient embrasser tous les deux une carrière de footballeur : « Tumaini était un de mes concurrents quand nous étions en train de grandir, nous avons été considérés comme les deux meilleurs jeunes joueurs aux Bermudes, mais nous nous sommes poussés, nous avons également développé une très forte amitié. Il a également eu le potentiel, tout comme moi, d’atteindre ce niveau de football, mais il a perdu sa vie dans un accident de vélo en 2012. Et à partir de ce moment, j’ai toujours été fier de dire que je ne me représente pas seulement moi-même et ma famille, je représente aussi Tumaini et sa famille. »

Huddersfield a prouvé la saison passée qu’elle avait du mordant
Ses tatouages ont donc une signification toute particulière « j’ai son nom tatoué sur mon poignet et il est aussi l’ange sur mon épaule. J’ai l’impression d’avoir vécu les rêves que lui et moi avons toujours eu – j’espère que je peux me fier à sa mémoire. » Aux Bermudes, Nakhi Wells est désormais une source d’inspiration pour tous les habitants de son île « même si mon match est tôt dans la matinée là-bas et que les gens travaillent, ils regarderont quoi qu’il arrive, ils adorent notre championnat ! » A maintenant 27 ans, l’attaquant d’Huddersfield imagine – sans prétention – vouloir faire une carrière à la Jamie Vardy. Le natif d’Hamilton a cachetonné dans les divisions inférieures avant d’arriver progressivement en Premier League (Eccleshill United, Carlisle, Bradford et donc Huddersfield) et le parcours de l’international anglais lui donne le droit de rêver : « faire ce que Jamie a fait, c’est un conte de fées. Je pense qu’il a montré à tous les joueurs de League One, de League Two ou de Conference qu’on pouvait y arriver et qu’il ne fallait rien lâcher. »

Wagner par la force du temps

C’est le nouveau visage débarqué de Championship. Comme Eddie Howe ou Sean Dyche avant lui, David Wagner est un bâtisseur. Meilleur pote de Jurgen Klopp, l’ancien coach de la réserve de Dortmund a travaillé sa philosophie de jeu autour d’un « gegenpressing » autrement dit, un pressing « tout-terrain » et basé sur la contre-attaque rapide. Un effluve tactique en vogue dans la palette du coach moderne. En ne suivant pas son « père spirituel », Wagner a pris un risque, celui de venir en Angleterre sans expérience en tant que coach titulaire. Il a même refusé le poste d’adjoint que lui offrait Klopp lors de son arrivée à Liverpool. Les deux hommes se rejoignent pourtant à tous les niveaux. Ils sont possédés par l’idée fixe d’un foot vivant, un foot qui attaque et se résume selon Wagner en un football « électrique. » Le germano-américain a voulu réussir seul et tant pis s’il fallait crapahuter à l’échelon inférieur.

Toutefois, les premiers travaux du coach allemand ne fonctionnent pas immédiatement. Si le caractère explosif et sanguin à l’image de son mentor interpelle, la première saison de Wagner en Championship sonne comme une défaite glaçante pour Dean Hoyle le propriétaire d’Huddersfield qui lors de l’intronisation de l’ancien adjoint de Klopp, avait eu des mots savoureux à l’égard de Chris Powell son prédécesseur : « avec David, nous rentrons dans une restructuration européenne. Cette idée est censée remplacer le dogmatisme et le flegme anglais qui nous a fait défaut par le passé. » Résultat des courses, une 19e place peu flatteuse pour Wagner, bien loin des attentes de Dean Hoyle. Pire encore, Huddersfield a navigué pendant toute la saison au bord de la zone rouge. La meilleure place des Terriers fut une – anecdotique – 14e place avant même l’arrivée de David Wagner en novembre 2015. Des signaux extrêmement préoccupants à l’époque.

Malgré un championnat difficile, le coach allemand garde tout de même la confiance de son propriétaire, il sait à quel point son profil n’est pas légion en Europe et trouver un remplaçant de cette lignée sur le marché serait presque mission impossible. Dès lors, l’intersaison est animée, pas moins d’une dizaine d’arrivées sont certifiées. Quelques coups intéressants viennent se joindre à un effectif chamboulé : Mooy (Man City), Löwe (Kaiserslautern), Schindler (Munich 1860), Brown (Chelsea). Des joueurs qui plusieurs mois plus tard, se révéleront être des atouts majeurs, mais personne à l’époque n’imagine que les Terriers passeront tout le championnat à batailler pour l’accession en Premier League. Wagner et ses hommes vont réussir un incroyable tour de force. Avec un budget rachitique (21e sur 24 équipes) par rapport aux cadors de la division (Aston Villa, Newcastle, Sheffield Wednesday, Norwich, Fulham), Huddersfield réussit contre toute attente à jouer les premiers rôles. Ses armes ? Un pressing irrespirable pour son adversaire donc, mais aussi une folle envie de bien faire.

David Wagner parviendra-t-il à maintenant sa philosophie de jeu en Premier League ? Réponse dès les premières journées
La singularité de Wagner réside aussi dans la confiance viscérale qu’il a su construire avec son groupe, notamment chez les jeunes joueurs comme Elias Kachunga, Isaiah Brown, Colin Quaner et Tom Smith qui ont répondu au défi physique de la seconde division anglaise alors que d’autres formations telles que Leeds, Norwich ou Derby se sont affaissées dans ce domaine au fil des mois. Nick Miller du Guardian résumait parfaitement le boulot produit par le coach allemand après la finale d’accession « il a tiré le meilleur d’un groupe qui sur le papier, n’avait pas les caractéristiques pour monter. L’esprit d’équipe est difficile à obtenir, mais David Wagner l’a trouvé et deux événements totalement différents le prouvent : l’infâme voyage en Suède l’été dernier où les joueurs ont été privés de confort pendant quatre jours et ont dû se débrouiller par eux-mêmes et celui avant la finale de playoff au Portugal avec les familles pour récompenser son groupe de la saison qu’il venait de faire. »

Nutrition, raisins secs et bière à profusion

La méthode du coach allemand ne s’arrête pas uniquement aux sentiments. Quand il s’agit de définir à quoi ressemble sa formation, l’ancien international américain est catégorique « le style exact de notre football est assimilable à un terrier. Nous ne sommes pas les chiens les plus gros, nous sommes petits, mais nous sommes agressifs, nous n’avons peur de rien, et on aime se battre avec les plus gros chiens. On est rapides, mobiles et endurants. En tout état de cause, on ne lâche jamais rien.  Je ne donne aucun objectif, car certaines fois, l’objectif pose des limites et je ne veux pas en avoir. Mais je ne suis pas un rêveur, simplement un travailleur. » Sous ce franc-parler se cache également un travailleur acharné, Wagner a instauré tout au long de la saison des éléments qui s’avèrent aujourd’hui payants, comme la planification de deux entraînements par jour dont un à l’horaire exact du match du week-end, le recrutement d’un nutritionniste ou encore l’apport d’un analyste de la performance.

J’avais rencontré David chez lui avant qu’il n’arrive à Huddersfield. Nous avions parlé pendant trois heures de sa vision du foot, de comment il voulait jouer. Il avait même fait le schéma tactique qu’il souhaitait mettre en place avec des raisins secs et des carrés de chocolat.

Autrement dit, tous les détails comptent pour David Wagner et ce n’est pas l’ancien chef des opérations d’Huddersfield Stuart Webber – aujourd’hui à Norwich – qui prétendra l’inverse : « j’avais rencontré David chez lui avant qu’il n’arrive à Huddersfield. Nous avions parlé pendant trois heures de sa vision du foot, de comment il voulait jouer. Il avait même fait le schéma tactique qu’il souhaitait mettre en place avec des raisins secs et des carrés de chocolat. ». Diplômé en sciences du sport, le coach d’Huddersfield avait délaissé le terrain pendant plusieurs années pour les rangs de la FAC de Darmstadt afin d’étudier la facette scientifique du sport de haut niveau « peut-être que j’avais perdu ma faim pour le foot, donc j’avais décidé d’étudier pour davantage comprendre le côté scientifique de la chose. Cela a probablement été les cinq années les plus difficiles de ma vie, mais je l’ai fait. Et, après deux ans, ma faim était revenue. » Une faim désormais justifiée par une montée en Premier League où il va pouvoir retrouver son meilleur pote Jurgen Klopp et repenser ainsi aux soirées sur Liverpool lors desquelles les deux compères enfilaient des litres de bière jusqu’au bout de la nuit. Mais pas de quoi penser à la satiété pour ce coach à l’appétit féroce. D’autant que le recrutement estival peut aiguiser les papilles des fans, Aaron Moy et Elias Kachunga se sont engagés définitivement avec Huddersfield, Tom Ince (Derby) qui s’offre une nouvelle chance en PL après un échec cuisant à Hull City en 2014, Danny Williams (Reading), Steve Mounié (Montpellier), et Scott Malone (Fulham) viennent renforcer qualitativement un effectif déjà bien fourni, tandis que le club s’est octroyé de nouveau le prêt de Kasey Palmer (Chelsea). L’objectif ? Se baser sur une politique long-termiste et pourquoi pas se maintenir. Rien n’est impossible

En accédant à l’élite du foot anglais, Huddersfield a déjoué les pronostics qui voyaient les Norwich, Aston Villa, Newcastle et Sheffield Wednesday se jouer la montée. Le club du West Yorkshire regoûtera au parfum de la Première League et entend bien se faire respecter, lui qui ne l’a jamais connu sous cette forme, la dernière apparition des Terriers en première division remontant à la saison 1972-1973. Dans cette effusion de joie, les fans pourront également assister à la prochaine saison en déboursant l’équivalent de six euros en moyenne par match. Une jolie attention des dirigeants qui se traduit par une flambée des abonnements (20 192 sur 24 500 places disponibles ont trouvé preneur à l’heure où nous écrivons ces lignes). On est – bien – loin des comptes d’apothicaire tenus rigoureusement par les clubs de Premier League pour leur ticket moyen. Le John Smith’s stadium va pouvoir rugir de plaisir derrière le festin de ses chiens de garde.

L’auteur

Thomas

Thomas

Selon lui, Wes Hoolahan aka "Irish Messi" est l'un des plus grands joueurs de cette planète. Voue un amour incommensurable pour les divisions inférieures anglaises et le football nord-irlandais. Aime porter le kilt sans son slip, un peu fou sur les bords. Rêve secrètement d'un retour de Leeds en Premier League, le club qui a fait connaître la patte gauche délicieuse d'Harry Kewell. Il aurait voulu être joueur de foot pro, mais en voyant Jon Parkin et son physique grassouillet déambuler sur les terrains de National League, l'espoir n'est pas perdu.