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C’est quoi ce début de saison calamiteux, Stoke City ??

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A l’instar de West Ham, Stoke City vit des heures douloureuses. Ça fait mal. Un imprévu de début de saison qui dérange et questionne. 

Le mythe qui tombe

C’est inquiétant, Le diagnostic des 5 premières journées fait peur. Une place de bon dernier avec 4 défaites, 1 nul et 0 victoire, une élimination précoce en League Cup face à Hull, jusqu’ici, tout va trop mal. Bon, ok, Stoke a joué Manchester City qui se plait à faire payer les autres plein pot, Everton qui tourne très bien et contre qui l’addition aurait pu être bien plus salée. Ce serait trop facile d’expliquer ce début de saison pourri sur le compte d’un calendrier plutôt difficile. La question est de savoir comment Stoke a figuré. La réponse est : comme une districte de Champagne-Ardennes. Pourtant l’ossature de l’équipe de l’an passé a été maintenue, ornée de quelques renforts de poids comme Joe Allen, fort de son très bon Euro, Bruno Martins Indi, censé renforcer l’axe défensif, ou encore Wilfried Bony, une arme offensive de plus.

LONDON, ENGLAND - SEPTEMBER 18: Andros Townsend of Crystal Palace (L) takes it past Joe Allen of Stoke City (R) as he attempts to slide him during the Premier League match between Crystal Palace and Stoke City at Selhurst Park on September 18, 2016 in London, England. (Photo by Ian Walton/Getty Images)
Joe (Sky)

Il ne s’agit pas non plus d’enterrer Stoke mais les Potters ne font plus peur depuis la reprise. Jouer Stoke, c’était une épreuve, une grosse guerre, une équipe rugueuse, pugnace, imposant une intensité monstre. Steven Gerrard avait dit adieu à la Premier League sur un 6-1 violent pris au Britannia Stadium si tu te souviens. Désormais, ça s’apparente à un moment tranquille pour les adversaires. Un constat qui saisit, d’autant plus que depuis sa présence dans l’élite en 2008, le club s’est installé tranquillement, sans encombre. Manque le truc en plus, la régularité qui permettrait de jouer l’Europa League à fréquence régulière. L’an passé, Stoke était capable du meilleur, de marquer les esprits en tapant du gros gibier comme de prendre de véritables toises. Le tout ou le rien.

 

Extra largesses défensives

Stoke City's Irish goalkeeper Shay Given (C) reacts after Tottenham Hotspur's South Korean striker Son Heung-Min (unseen) scored his team's first goal during the English Premier League football match between Stoke City and Tottenham Hotspur at the Bet365 Stadium in Stoke-on-Trent, central England on September 10, 2016. / AFP / Lindsey PARNABY / RESTRICTED TO EDITORIAL USE. No use with unauthorized audio, video, data, fixture lists, club/league logos or 'live' services. Online in-match use limited to 75 images, no video emulation. No use in betting, games or single club/league/player publications. / (Photo credit should read LINDSEY PARNABY/AFP/Getty Images)
Ces cauchemars qui reviennent sans cesse   (Sky)

Les dynamiques, ça compte dans le foot. A Stoke, c’est celle du « triple 4 encaissé », qui rappelle celle de leur mois d’Avril dernier où les Potters avaient encaissé 4 buts à chaque match sur 3 journées. Et le club reste fidèle à cette ligne. 4 pions pris contre City, Tottenham et Palace. Un Kit Quatre. Quand tu fais l’autopsie des 14 buts encaissés par Stoke City cette saison, tu attestes que la défense est bien fâchée avec le foot. Pire défense outre-manche et du Vieux Continent avec le Werder Brême. Shay Given, la légende d’Irlande, 40ans, peine à remplacer Butland, toujours blessé. Au niveau des réflexes, c’est plus Jeanne Calment que Dino Zoff. Outre 5 buts pris sur coups de pied arrêtés, la défense offre des libertés incroyables aux attaques adverses, entre erreurs de placement et oublis inconcevables au haut-niveau. Même Agüero est parvenu à marquer de la tête, à la réception d’un coup-franc, c’est dire. Y’a clairement du boulot et Stoke s’est spécialisé dans ce domaine, les Potters ont concédé 50 buts en 2016, une politique de défense bien trop généreuse. Une équipe de foot qui ne marche pas le doit à son attaque aussi, 3 petits buts inscrits. Shaqiri est toujours blessé dans tout ça. La crise est entière.

 

La fin de l’ère Mark Hugues ?

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Légèrement vénère   (Sky)

Evidemment, dans ces cas de figure dramatiques, c’est l’entraîneur qui trinque d’abord. Enfin à ce stade, il est plus vraiment menacé, le mec sent la lame du couteau flirter avec ses jugulaires. Mais comment faire ? Depuis maintenant un peu plus de 3 ans, Mark Hugues a bien honoré le très bon boulot amorcée par Tony Pulis. Sans doute la parenthèse la plus heureuse de sa carrière d’entraîneur, avec Fulham. Pour panser la plaie de son échec à City au tout début du projet Mansour. Celui qui a été l’attaquant de Manchester United cherche des certitudes, tentant d’établir un équilibre défensif adéquat comme le prouve ses 4 défenses différentes alignées depuis l’ouverture du championnat. Des démarches classées sans suites et sans réussites. La réception de West Bromwich Albion ce week-end semble déjà décisive, hors le retour de Tony Pulis au Britannia, une nouvelle défaite serait destructrice et rendrait les fans de Stoke si tristes.

— Mhedi M.

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L’auteur

Mhedi

Mhedi

Ne jure que par le foot et sa majesté Zinedine Zidane, et a d’ailleurs considéré ses belles années de fac validées à 10 comme une vraie réussite. Voulait être ornithologue, en passe de devenir éclusier professionnel. Aime le beau jeu, la pizza 4 fromages, Laurent Baffie et la vie en général. Adore procrastiner, une qualité qui passe toujours bien dans un C.V. A grandi dans l’Yonne mais n’en porte aucune séquelle, et du coup, voue un culte à Guy Roux, Luigi Pieroni et Bonaventure Kalou. Aimerait voir Tony Pullis entrainer le Barça, histoire de rigoler.