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Bournemouth : une équipe pas si en mousse.

Eddie Howe avec le maillot de Bournemouth en 2002.
Eddie Howe avec le maillot de Bournemouth en 2002. (Crédit : FourFourTwo)

Bournemouth vous connaissez ? On peut vous ressortir la blague de Julian Cazarre faite à Max-Alain Gradel : la station balnéaire qui a un nom de gel douche. Oui Bournemouth est une station balnéaire -beaucoup moins prisée que Brighton mais- très agréable à vivre. Si jamais vous voulez passer vos fins de vacances à la mer Bournemouth est une très bonne idée. A part cela, il y a un club de Premier League, champion de D2 en 2015 (encore en D4 en 2009) et qui est mené par un entraîneur qui a les crocs aussi longs que ceux de la meute de chiens enragés qui lui sert d’équipe. Eddie Howe, son petit nom, a réussi à créer une équipe selon son tempérament, agressive et qui faisait preuve d’abnégation. 16èmes l’an dernier, peuvent-ils espérer mieux cette saison ? On va essayer de vous montrer pourquoi.

Un style de jeu remarqué

Souviens-toi cette nuit à Stamford Bridge quand les pécores du Sud ont tapé les mecs de la capitale.
Souviens-toi cette nuit à Stamford Bridge quand les pécores du Sud ont tapé les mecs de la capitale. (Crédit : Daily Telegraph)

La saison dernière, les Cerises ont surpris tout le monde par leur saveur. Imaginez une meute de loups. Un jeu large en phase offensive qui se resserre très rapidement quand ils perdent le ballon, une équipe qui fait le pressing très haut et qui prend son adversaire à la gorge, c’est ça l’esprit Eddie Howe. Oui ça casse des jambes et oui c’est l’Angleterre, c’est ça qu’on aime même s’il y a un fond de jeu technique chez les Cherries qui est moins remarqué, surtout à cause de la blessure de Callum Wilson en début de saison dernière. Cependant ce style de jeu est devenu tellement facile à déchiffrer qu’à partir de la 31ème journée, Bournemouth n’a connu qu’une victoire (2-1 à Aston Villa et 1-1 contre West Brom) et les 6 défaites étaient contre les gros (les deux Manchester, Tottenham, Liverpool, Everton et Chelsea) mais rien de grave le maintien était déjà assuré. Certes cette équipe était devenue prévisible mais putain on adore !

Le mercato réussi des Cherries

La seule perte des Cherries est Matt Ritchie parti pour Newcastle, tous les autres membres de l’équipe première ont étés conservés. Mieux, le remplaçant de l’ailier écossais se trouve être Jordon Ibe, l’espoir anglais non-retenu par Jürgen Klopp a été libre de partir pour le sud de l’Angleterre.

Wilshere va devoir abandonner les boites londoniennes pendant un an pour pécho les bonnes anglaises du Sud.

En plus d’Ibe, Howe a recruté Lewis Cook (19 ans), Emerson Hyndman (20 ans), Lys Mousset (20 ans) et Brad Smith (22 ans) en plus du prêt de Nathan Aké. Un rajeunissement qui était nécessaire aux Cherries tout en ciblant les postes qui avaient besoin de se renforcer. La cherry sur le cake c’est ni plus ni moins que l’arrivée de notre Jacky Boy en prêt, une sorte de casse du siècle made by Edward. Bournemouth a fait uns des marchés les plus sexy du mercato estival. On oublie pas les deux recrues du mois de janvier ; Lewis Grabban et surtout Benik Afobe, ça nous fait du beau monde tout ça.

Une véritable surprise ?

Personne ne serait stupéfait en voyant Bournemouth terminer dans le top 10. Forcément avec cet effectif qui s’est amélioré, on pourra revoir des exploits comme la victoire contre Man Utd 2-1 ou à Chelsea 1-0, deux matchs où Eddie Howe s’est particulièrement distingué par son style de jeu. L’entraîneur de 38 ans a quand même été contacté par la fédération anglaise pour prendre le poste de sélectionneur, mieux, beaucoup voient en lui le successeur d’Arsène Wenger à Arsenal. Avant cela, il va falloir faire ses preuves dans cette campagne qui s’annonce plus difficile que jamais même dans la seconde partie du tableau. Avec les retours de blessure de Tyrone Mings mais surtout de Callum Wilson ils vont pouvoir développer ce jeu très technique et qui aime jouer au ballon comme lors de leur première victoire en Premier League face à West Brom lors de la 4ème journée : 64%, chose très rare pour une équipe de bas de tableau. Cette saison est cruciale pour Bournemouth qui joue pour la deuxième saison de son histoire en Premier League et qui comme but de consolider sa place. Elle est aussi importante pour Eddie Howe qui doit s’affirmer tout en pratiquant ce jeu alléchant qui fait vraiment du bien à voir tout en prouvant qu’il peut entraîner une équipe au plus haut niveau. On est pressé de voir ce que ça va donner.

Jack Wilshere aux côtés de son actuel (et futur ?) entraîneur.
Jack Wilshere aux côtés de son actuel (et futur ?) entraîneur. (Crédit : Sky Sports)

L’auteur

Ilhan

Ilhan

Ilhan, c’est avant tout un mélange. Le prince de sang-mêlé anglo-turc. Ses parents ont fait un featuring avec Hagrid et Sandro pour le procréer. Sa barbe, c’est Marouane Fellaini. Ne jure que par Tottenham. Apporte sa voix quand il s’agit de parler de foot, et nostalgique de Gary Lineker, Paul Scholes et Mido. C’est aussi un fêtard 5 étoiles. Footballistiquement, son foie est un condensé de George Best et de Paul Gascoigne. Il aimerait mourir dans le rond central de White Hart Lane en jouant à FM.