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Victor Nirennold : de Rennes à Fleetwood Town en League One

De Rennes, à Fleetwood Town, en passant par les États-Unis, son chemin n’a jamais été tout tracé… Aventures et prises de risque l’ont mené à la League One où il a déjà montré toutes ses qualités. La parole est à Victor Nirennold !

Le football n’est jamais un long fleuve tranquille… Ce monde à part entière, regorge de parcours atypiques, de joueurs qui ont saisi la chance qui s’offrait à eux afin de réaliser leur rêve. Victor fait partie de ceux-là.

Le commencement

J’ai commencé à jouer au foot après la finale de la Coupe du Monde 1998, j’avais 7 ans. De ce que mon père m’a dit, je n’étais pas vraiment intéressé par le foot avant cela, et pour être honnête, je me souviens de n’avoir regardé que la finale, mais cela a été un déclic et c’est à partir de ce moment-là, que la passion pour ce jeu a commencé. Du coup, mon père m’a inscrit la même année au Stade Rennais. Je me souviens avoir commencé en équipe C, en poussin, sur les terrains stabilisés. Puis les années ont passé, et j’ai été pris dans la section sport-étude au collège en 4ème et 3ème, où l’on s’entraînait tous les soirs après les cours. J’ai joué là-bas jusqu’à la catégorie des 14 ans fédéraux et je n’ai pas été conservé pour intégrer le centre de formation l’année suivante.

À partir de là, je suis retourné sur un cursus d’un étudiant normal au lieu d’essayer de tenter ma chance dans d’autres clubs. J’ai donc intégré le lycée et j’ai suivi des amis, qui n’avaient pas été conservés au Stade Rennais non plus, pour aller jouer à la TA Rennes en amateur. Je me souviens, que je ne jouais pas en équipe A (-15 DH) et qu’au final, on s’est tous un peu dispersés. Je suis parti jouer avec mes nouveaux potes de lycée aux Cheminots Rennais. Je pense que jusqu’à maintenant, pour ce qui est des souvenirs et anecdotes les plus folles, c’était mes meilleures années de foot. On a fini deux fois de suite dans les derniers (-18 excellence) mais comme c’était déjà la division la plus basse du district on ne pouvait pas descendre plus bas. Puis, l’équipe a été dissoute pour – apparemment – des problèmes de comportement de certains joueurs et des frais de cartons rouges qui coûtaient trop cher au club.

J’ai vadrouillé entre la TA Rennes (senior DH, PH, D2) et la section amateur du Stade Rennais (Senior DSR), tout en jouant en parallèle au futsal. Tout cela jusqu’à mes 22 ans.

Les États-Unis

Après avoir validé mon BTS, je voulais intégrer une école de commerce en France, mais mon niveau d’anglais était trop faible pour passer l’épreuve d’anglais aux concours d’entrée, et toutes les banques m’ont refusé un prêt étudiant. Je cherche donc une solution, et je trouve sur Internet ce système de bourse universitaire aux Etats-Unis pour les étudiants représentant l’université dans certains sports, dont le football (qu’ils appellent « soccer » là-bas). C’est donc le système parfait : tu joues au foot pour l’université, ils te couvrent intégralement tes frais de scolarité et tu repars avec un bachelor (Bac +4). Bien évidemment mon niveau d’anglais était très faible, et toutes les universités me refusent à cause de cela, à part une en Caroline du Sud, se nommant Erskine College. Une toute petite université de 600 étudiants au milieu de nulle part. Mon intégration se passe très bien là-bas et on gagne la conférence (championnat régional).

Après un an aux USA, je peux maintenant parler anglais couramment. Un pote de Rennes qui étudie à la Nova Southeastern University parle de moi au coach de cette université. Il vient me voir jouer et me recrute pour la saison d’après. C’est le cadre parfait, l’université est en Floride, à Fort Lauderdale, à 30 minutes de Miami.

Victor avec le maillot du FC Miami

Pour ce qui est du système de bourse universitaire aux USA, cela te couvre tes frais (logement, nourriture) mais seulement pendant la période scolaire, ce qui est normal et déjà très avantageux ! Donc de fin avril à début août, pendant les vacances, j’étais obligé de squatter chez des potes, car je devais rendre les clés de mon logement universitaire. J’avais déjà travaillé l’été d’avant à Subway car je n’avais pas d’argent pour rentrer en France. Je n’avais pas envie de refaire la même chose, c’est pourquoi, j’ai fait un essai qui a été concluant avec le FC Miami City – qui fournissait l’hébergement – et j’ai aussi trouvé deux équipes locales qui me rémunéraient pour jouer pour eux. Je me suis retrouvé à jouer pour 3 équipes en même temps. Je jouais et je m’entraînais à plein temps avec FC Miami City (3ème division), puis je jouais le samedi soir dans la ligue jamaïcaine, et le dimanche matin dans la ligue mexicaine.

Le déclic arrive cet été-là en jouant pour le FC Miami City. Je parlais beaucoup avec mes entraîneurs qui étaient des anciens joueurs professionnels : Wagneau Eloi et Eric Rabesandratana. Ils m’ont fait réaliser qu’il n’était pas trop tard et que j’avais encore une chance de faire du football mon métier.

Le Soccer

Les Américains sont connus pour être des patriotes et cela s’applique aussi au “soccer”, on devait se tourner vers le drapeau et écouter/chanter l’hymne national avant tout les matchs.,

Le soccer n’est pas un sport majoritaire aux USA, il y a avant cela des sports comme le basket, le base-ball, le football américain qui sont beaucoup plus développés et inscrits dans la culture américaine. Cela est dû – de ce que j’ai remarqué – au fait que le soccer est considéré comme un sport de “riche” et n’est pas accessible à tout le monde avec les frais très élevés d’inscription dans les clubs. Mais cette mentalité est pour moi en train de changer et un engouement est en train de ce créer autour du soccer, aidé par les bons résultats de leur équipe nationale entre autres.

NB : Victor ne pensait sans doute pas que les Etats-Unis se feraient éliminer de la course à la Coupe du Monde durant cette trêve internationale ! 

Le recrutement

Je fais donc une vidéo de moi et contacte toutes les personnes que je connais qui sont reliées au monde du foot de près ou de loin. J’ai contacté tellement de personnes cet été-là que je cherchais des agents sur Google et sur tous les réseaux sociaux possibles  et imaginables. J’ai dû envoyé aux alentours de 300 e-mails. Au final, j’ai dû recevoir que deux ou trois réponses qui étaient toutes négatives et les autres agents m’ont tous ignoré. Je me retrouve avec deux essais la même semaine début août, un à Olhanense (Portugal – 2ème division) trouvé par le FC Miami, et un autre à Fleetwood Town (Angleterre, 3ème division) trouvé par la ligue jamaïcaine.

Le dilemme est que les deux essais arrivent pendant la semaine où je dois reprendre la saison de foot à l’université, et que si je ne suis pas présent, le coach va me retirer ma bourse universitaire et donc, automatiquement, je ne pourrais pas finir mon diplôme. Un ami me convainc, en me disant que je pourrais toujours le finir par un autre moyen dans quelques années, alors que l’opportunité pour le foot ne pourrait jamais se représenter à moi. J’achète donc un aller simple pour l’Angleterre et j’emmène toutes mes affaires avec moi car je sais déjà que mon université va me retirer ma bourse.

L’arrivée en Angleterre

Lors de mon premier entraînement, je m’en souviens encore, j’étais complètement à la ramasse, tout allait trop vite pour moi et physiquement je n’étais pas prêt (même si je pensais l’être). Même le taureau à l’échauffement, j’ai dû passer presque tout mon temps au milieu à courir après le ballon. Mais je savais que ce n’était pas le niveau qui était trop élevé pour moi, mais seulement un temps d’adaptation nécessaire car je n’avais jamais joué à ce niveau auparavant. J’ai réussi a hausser mon niveau de jeu dès l’entraînement suivant et j’allais courir sur la plage tous les jours après l’entrainement pour améliorer ma condition physique.

Graham Alexander accueillant le « petit » nouveau de Fleetwood

Après deux semaines, pendant lesquelles j’ai joué trois matchs amicaux (Burnley, Celtic Glasgow et Preston), j’ai eu la chance que le club de Fleetwood me propose un contrat de deux ans. J’ai donc signé mon premier contrat professionnel à 24 ans, alors que deux semaines avant cela je devais retourner à l’université…

Pour mes débuts j’étais sur le banc, c’était à l’extérieur contre Doncaster. Il devait y avoir aux alentours de 10 000 fans. Je n’avais jamais joué devant autant de personnes et je me souviens que j’allais m’échauffer sans vouloir vraiment rentrer sur le terrain. Je n’avais jamais ressenti la pression comme cela. Au final, je suis titulaire la semaine d’après à domicile et suis élu homme du match, c’était plus tranquille pour faire mes débuts car on a le plus petit stade de la ligue, il devait y avoir environ 3000 fans.

Pour ce qui est de la vie dans le Lancashire, ça me change de Miami, c’est sûr (rires). Mais sérieusement, je n’ai pas à me plaindre, j’ai tout ce qu’il me faut autour de moi et je suis plutôt casanier. Mais si tu veux bouger, il y a Manchester ou Liverpool à 45 minutes de voiture. Et puis, ma famille et mes amis peuvent venir me voir plus facilement maintenant.

Par contre, la cuisine anglaise est vraiment pas ce qu’il se fait de mieux à mon goût. Du coup, je mange presque jamais dehors. Ils sont fans des “beans on toast” et des “jacket potatoes”. C’est (très)spécial !

L’adaptation « physique »

À force de jouer pendant l’été aux USA pour trois équipes en même temps, je me suis fait une pubalgie. Je jouais et je m’entraînais sous anti-inflammatoires depuis plusieurs mois déjà et j’arrivais à gérer la douleur. Mais avec le nombre d’entraînements et l’intensité plus élevée en Angleterre, c’est devenu trop douloureux. J’ai donc dû arrêter pendant près de 4 mois avant de pouvoir reprendre l’entraînement.

Pour être franc, je ne me suis toujours pas complètement adapté à l’aspect physique et au style de jeu britannique, que la plupart des équipes utilisent encore dans les ligues inférieures. J’essaye bien sur de m’adapter et j’ai déjà, je pense, un peu changé mon jeu, mais peut être que, c’est aussi ce qui m’a aidé pour réussir jusque-là.

La confiance de Graham Alexander

La confiance du coach à mon arrivée a été très importante. Je lui dois énormément, il a décidé de me signer et de me donner une chance, ne serait-ce qu’un essai, à 24 ans, alors que je sortais de nulle part et que je n’avais jamais rien fait dans le foot. Il m’as énormément aidé et conseillé, et je lui en serais toujours redevable pour cela. J’ai eu la chance de tomber dans un club formateur qui a cette politique de recrutement… Ils ne regardent pas forcément ton CV ou tes statistiques, mais ils s’intéressent plus au potentiel du joueur.

Pour être honnête, je ne pense pas que mon potentiel m’a amené là où je suis aujourd’hui, je dirais plutôt que c’est mon état d’esprit. J’ai énormément changé sur ce point par rapport à quand j’étais plus jeune. Je dirais que maintenant, je me donne les moyens de réussir, ou du moins d’essayer de réussir. Et si dans quelques années je joue à un niveau plus élevé, dans ce cas, je pense qu’on pourra peut-être parler de potentiel, mais pour l’instant non.

Les résultats à Fleetwood

Deux saisons très différentes et totalement à l’opposé. Ma première saison en 15/16, on se bat toute l’année pour rester dans la ligue et on se maintient à la dernière journée de championnat. Et la deuxième saison en 16/17, on est dans la course à la montée automatique toute la saison, et au final on se retrouve aux play-offs et on perd en demi-finale.

Ma première saison j’ai fait seulement 19 apparitions, j’ai été pénalisé par ma longue blessure et le changement de coach. L’équipe se battait pour le maintien et le manager a privilégié les joueurs d’expérience. Ma seconde saison c’est beaucoup mieux passé, j’ai fait 34 apparitions. L’arrière droit titulaire avec qui j’étais en concurrence était très fort, un international Nord-Irlandais, Conor McLaughlin, qui joue maintenant à Milwall en Championship (D2), donc je suis content du temps de jeu que j’ai quand même réussi à obtenir.

A la fin de la saison dernière le club m’a offert un nouveau contrat de deux ans que j’ai signé. Je suis content qu’ils croient toujours en moi et qu’ils me donnent l’opportunité de continue à les représenter.

Les joueurs qui l’ont impressionné

Il y a deux joueurs contre qui j’ai joué qui m’ont vraiment impressionné : Sadio Mané et Ron Vlaar (finalistes de la Coupe du Monde 2010 avec les Pays-Bas). Sadio Mané parce qu’il va vraiment vite et techniquement, il est très fort. C’est très compliqué de défendre contre lui. Et Ron Vlaar, c’était la classe tout simplement, après cinq minutes tu comprends directement que c’est un niveau au-dessus dans tous les domaines du jeu. Ça n’a rien à voir. Parmi les autres joueurs qui m’ont aussi impressionné sur le terrain, il y a Joe Cole, et un jeune de Liverpool, Ovie Ejaria. Et pour ce qui est des souvenirs vraiment à l’ancienne, il y a Tiémoué Bakayoko à l’époque du Stade Rennais.

Les influences

Ce qui a eu la plus grande influence sur ma vie, ma personnalité et mon comportement, est ma conversion à l’Islam. Cela a changé ma vision des choses et mon approche envers la vie en général.

La personne qui m’a vraiment aidé et influencé, et envers qui je serais toujours redevable, est mon ancien entraîneur de futsal Erwan Leauté. Il m’a aidé sur le terrain de foot bien entendu, mais aussi énormément en dehors. Il m’a fait comprendre que mon comportement me desservait (quand j’étais jeune). Il m’a fait reprendre les cours et j’ai validé un BTS grâce à lui, et il m’a aidé à partir étudier aux USA. Rien de tout cela ne serait arrivé sans son aide…

Mes entraîneurs du FC Miami City, Wagneau Eloi et Leslie Picault m’ont aussi aidé à cette période où j’avais besoin de personnes pour me pousser à faire ce saut, à prendre le risque d’arrêter l’université.

Les qualités physiques

Mes qualités physiques (la taille, la vitesse, le gabarit) m’ont aidé ici, les managers anglais aiment beaucoup les joueurs qui sont grands, même s’ils ne sont pas forcément bons avec un ballon, en tout cas dans les ligues inférieures. C’est un tout autre football, comparé à ce que j’ai vu en France. Il y a bien entendu des joueurs techniques, mais pas énormément malheureusement. Ils considèrent l’aspect physique très important ici, à cause du nombre de duels aériens. La plupart des équipes balancent des longs ballons devant et n’essaient pas vraiment de proposer du jeu. Le fameux “kick and rush”.

Cela dit, j’en apprends tous les jours sur mon corps et l’importance de l’hygiène de vie pour pouvoir être performant toutes les semaines sur le terrain. Je ne m’étais jamais poussé à ce point auparavant. Ils me font faire beaucoup de musculation car j’étais vraiment frêle quand je suis arrivé ici.

Pour mon poste… c’est vrai que j’ai été utilisé à plusieurs postes avec Fleetwood. J’ai joué défenseur central, arrière droit, milieu défensif et milieu box-to-box, mais ma position préférée sur le terrain reste arrière droit.

(Sur sa justesse technique, ses centres, son aisance balle au pied, sa défense debout et l’influence du futsal)

Tu as tout résumé dans ta question ! Le futsal m’aide énormément pour jouer dans les petits espaces et pour dribbler.

Le futsal, le foot de rue, il n’y a rien de mieux pour travailler sa technique.

Le Folklore Anglais

Je n’ai jamais vu des fans autant passionnés de foot comme cela, et je ne pensais même pas que cela était possible. Il n’y a rien de mieux, tu veux toujours tout donner pour eux. Ils chantent à tous les matchs peu importe le score, ils sont toujours là et te supportent de la même façon, peu importe le classement ou la météo. Ils supportent tous leur équipes locale, d’où ils viennent, c’est pour ça qu’il y a autant de fans dans les divisions inférieures. Ce sont des ambiances que je n’aurais jamais pu m’imaginer. Tu vas jouer à Wigan c’est 15 000 fans en moyenne, Sheffield United 20 000 fans, et il y a encore plein de clubs comme ça en League One !

Les jardiniers sont vraiment bons ici ! Je sais que nous avons une équipe de jardiniers à plein temps. Les terrains sont tous le temps parfait ! C’est un plaisir de jouer dessus. Et pour ce qui est des terrains synthétiques, ils détestent cela, les joueurs n’acceptent même pas de s’entraîner dessus.

C’est vrai, que la météo est très différente ici.. Ils détestent jouer l’été quand il fait trop chaud pour eux, et ils adorent jouer l’hiver quand il commence à pleuvoir !

Le rapport au football

Je ne vais pas mentir, je ne suis pas trop le foot en général. Je n’ai ni Sky Sports ni BT Sport pour regarder les matchs. Je vais regarder les scores du week-end et c’est tout. Les seuls matchs que je regarde sont ceux de la Ligue des Champions, quand on n’a pas de match en même temps car on joue souvent le mardi soir. Je suis le foot de loin en lisant So Foot ou en écoutant les podcasts de l’After Foot dans la voiture, mais je regarde très rarement les matchs.

La suite

J’ai un objectif personnel que j’espère réaliser, mais je ne me prends pas la tête à propos de cela. J’essaie de donner le meilleure de moi-même chaque jour et on verra ce qui ce passera. Je vais reprendre mes études en parallèle pour finir mon Bachelor en commerce.

Un mot sur sa carrière

De ma très petite expérience du football je dirais que, tu peux avoir autant de potentiel que tu veux, la chose la plus importante reste ton état d’esprit et ton éthique de travail, envers les objectifs que tu veux réaliser. J’ai mis énormément de temps à le comprendre, mais mieux vaut tard que jamais. C’est pour cela que je n’ai absolument aucun regret par rapport au temps que j’ai “perdu” dans ma jeunesse. Toute chose arrive pour une raison, et je pense que je n’étais tout simplement pas prêt à ce que cela arrive plus tôt.

Mon seul conseil serait, si un risque peut changer ta vie alors prends-le…

Merci à Victor Nirennold de s’être confié à nous… All the best pour la suite !

Pour suivre et découvrir un peu plus Victor Nirennold : @VictorNrnld @victornirennold @VictorNrnld  @Victor Nirennold 

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L’auteur

William

William

Etudiant et grand romantique du Arsenal FA Cup & Community Shield Club, à ses heures perdues. Ballon au pied, se croit être Little Einstein, alors qu'il est plutôt Theodore James Walcott. A réussi dans sa vie à mettre un sombrero à un piquet de 50cm. Espère voir ses petits préférés soulever la Premier League avant sa mort, mais en vrai Gunner, il n'oubliera jamais Henry, Bergkamp, Mesut, Chamakh ou André Santos. Futur scientifique, il rêve de trouver un remède au syndrome de SaNoGoal, et de séparer Jack Wilchèvre de la belle infirmière... Made in Europe de l'Est, lui aussi a des problèmes avec sa fermeture-éclair de parka Wengerienne l'hiver.

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