Day-Brief

Premier League – Episode 8 : Manchester City s’envole, Crystal Palace décolle

Après une longue trêve internationale, la Premier League reprenait ses droits avec le choc Liverpool – Manchester United.

La 8e journée en résumé

Cette journée prenait place après une trêve internationale quelque peu mouvementée où la qualification pour la prochaine et proche Coupe du Monde se jouait pour bon nombre de sélections. Au delà des débats autour du calendrier, on avait hâte de retrouver ce championnat avec le tant attendu derby Liverpool – Manchester United. Navré de vous dire qu’il n’a pas tenu ses promesses, ne donnant pas de buts et donc pas de vainqueur. Malgré une domination des Reds (Jurgen le nouvel espoir de Liverpool), les actions dangereuses ne pleuvaient pas. On reste ainsi sur un derby équilibré, comme les autres années.

Il n’y avait pas que ce match, pas de panique. Juste après, on pouvait regarder des matchs plus ou moins surprenants. À commencer par le grand match opposant Burnley à West Ham (1-1)… Non, c’est une blague mais après tout Burnley est 7ème avec 13 points et à 4 points du podium, alors pourquoi ne pas en parler ? Dans le même temps, Arsenal affrontait Watford et… patatra. « Again » diraient certains. Les Gunners s’inclinent avec la manière, 2 buts à 1 à l’extérieur contre une surprenante équipe de Watford jouant les troubles fêtes à la 4e place et aux portes du podium. Tottenham s’impose 1 à 0 contre Bournemouth – pas de grande surprise – mise à part que Harry Kane n’a pas marqué. Que dire de Manchester City… encore un carton dans une rencontre débridée contre Stoke City où les hommes de Pep Guardiola se sont fait plaisir : 7 buts marqués, portant le compteur à 29 en l’espace de 8 rencontres de Premier League. Bref, le favori, il est là les amis.

La Premier League ce n’est pas seulement des matchs fous, mais également des matchs nuls, dans le sens sportif du terme. Brighton – Everton, Southampton – Newcastle et Leicester – WBA n’ont pas donné de vainqueur. On pourrait retenir le 6ème match consécutif sans victoire pour Huddersfield qui s’incline à Swansea (2-0) mais on retiendra surtout la performance de Crystal Palace. Et là, ce n’est pas une blague ou un troll, vous verrez plus bas dans ce fabuleux Day-Brief !

 Tu as loupé le Day-Brief de la 7e journée ? Rattrape ton retard.

Résultats

Résultats Premier League 2017 / 18 de la 8e journée

Classement

Classement Premier League 2017 / 18 après la 8e journée

Notre XI type de la journée

Notre équipe type : De Gea - Delph, Sakho, Jones, Naughton - Doucouré, De Bruyne, Gabbiadini - Gabriel, Abraham, Sané.
Notre équipe type : De Gea – Delph, Sakho, Jones, Naughton – Doucouré, De Bruyne, Gabbiadini – Gabriel, Abraham, Sané.

L’homme de la 8ème journée : Manolo Gabbiadini

Manolo Gabbiadini célébrant son pénalty contre Newcastle
Manolo Gabbiadini sautant de joie après son second but contre Newcastle. (crédits : premierleague.com)
Oui, tu peux t’offusquer. On aurait pu mettre Kevin De Bruyne, Gabriel Jesus ou un autre joueur de City qui crèvent l’écran. Mais à quoi bon parler d’un joueur qui bénéficie d’une équipe aussi bien rodée que celle de Guardiola ? Changeons un peu et faisons preuve de bienveillance. Vous savez, ce match opposant les Saints et les Magpies ? Tu étais peut-être à un repas de famille pour l’anniversaire de l’oncle que tu détestes, tu sais, celui du côté de ta mère. Et bien nous, on a regardé ce match avec une question : allons-nous voir Rafael Benitez manger un sandwich ? Sûrement pas. On a vu autre chose, on a pu s’apercevoir que Manolo Gabbiadini, joueur star de Southampton, a enfin retrouvé tout son talent en sauvant son équipe d’une défaite qui aurait été de trop. Grâce à un doublé et des déplacements redoutables, l’italien sauve les siens et s’impose comme l’artisan majeur de ce match nul. Mais c’est comme une victoire pour une équipe en perdition cette année.

Le but de la semaine

Nous profitons de ce moment pour rendre hommage à tous ces gardiens victimes de ces missiles. Pensées pour leur famille et aussi leurs proches. Ça ne doit pas nous empêcher de goûter le plaisir de ces frappes monumentales. Voici celle de Fernandinho lors du match débridé Man City – Stoke (7-2).

Crystal Palace victorieux pour la première fois

Oui, vous ne rêvez pas. Crystal Palace gagne son premier match de la saison. Et pas n’importe lequel, puisqu’en face, c’était Chelsea. Oui, tu ne rêves toujours pas, demande à ta copine de te pincer le bout de la… du nez. César Azpilicueta a le droit à l’erreur, tellement parfait habituellement qu’on ne peut lui reprocher son altruisme et sa bienveillance vis-à-vis de Crystal Palace en leur offrant le premier but à la 11e minute. Cependant Tiemoué Bakayoko ne l’entendait pas de cette oreille en égalisant 7 minutes plus tard. Pourtant – vous n’allez pas le croire – Crystal Palace a marqué un but par l’un de ses propres joueurs, Wilfried Zaha en l’occurence, à la 45e minute. Encore plus étonnant, le match était équilibré d’un point de vue statistiques, n’en déplaise à Christophe Dugarry le Champion du Monde des consultants sportifs. Autant de tirs d’un côté comme de l’autre, une possession relativement équilibrée et des Eagles séduisants. Chelsea enchaîne une deuxième défaite consécutive, rare, mais à signaler.

Arsenal en manque de munitions

Les joueurs de Watford célèbrent le but de Troy Deeney contre Arsenal.
Troy Deeney et ses coéquipiers se félicitent de leur victoire contre les Gunners sans “couilles”. (crédit : premierleague.com)
Vous savez, dans l’histoire, les armes à feu ont connu des évolutions exceptionnelles au travers des guerres. Arsenal, au travers des saisons, ne change pas ses armes et n’évolue pas. Pourtant, ce n’est pas faute de l’avoir répété depuis plusieurs années. Le général en chef, Arsène Wenger, est peut-être un traditionnel conservateur. Bon, pour sortir de cette mode de critique vis-à-vis des Gunners, parlons jeu. Et là, il y a danger. D’un point de vue défensif, ce n’est pas loin d’être une catastrophe. Défense à 3 avec deux latéraux qui soutiennent en phase offensive, c’est efficace seulement si tu as des joueurs intelligents. Bellerin est rapide, et alors ? Mertesacker est lent, et alors ? Entre les deux, tu as le grand qui a plus de capacités à réfléchir que le petit. Comme quoi… Mais le retour sur les terrains de l’allemand, symbolisé par un but de la tête, n’aura rien changé à ce constat. Manque d’inspiration, manque de coordination, des stars qui manquent à l’appel (coucou Mesut Ozil) et des joueurs dépassés par un adversaire montrant du sérieux, de l’application et des « cojones » comme dirait Troy Deeney. Dans une rencontre assez fermée et équilibrée, ce sont bien les joueurs de Marco Silva qui remportent la victoire. Bref, tout ça pour dire quoi ? La même chose. Again.

“Pochettino ? Encore 10-15ans”

Comment passer de l’éternel Arsène Wenger au futur éternel Mauricio Pochettino ? Le patron des Spurs, Daniel Levy, en rêve.

Pour construire une période de succès de façon solide, vous avez besoin de longévité. Il n’y a rien que j’adorerais plus que de voir Mauricio être encore notre manager pour dix à quinze ans. Il est facile de devenir le manager du Real Madrid si ce dernier vous veut car c’est un club fantastique. Mais gagner à Tottenham est bien plus fort que de gagner avec le Real. Et Mauricio est d’accord là-dessus. Il veut ce sentiment d’accomplissement, cette reconnaissance, le fait d’être en première ligne et le responsable principal. Et c’est le cas ici. Dans d’autres clubs, c’est parfois le président qui tient ce rôle. Mais je préfère rester dans l’ombre et lui donner.

Propos receuillis par Guillem Balague, de son livre Brave New World consacré à Pochettino. Traduction par SFR Sport.

L’auteur

Benjamin

Benjamin

Fan inconditionnel d'Arsenal depuis la douloureuse finale européenne au stade de France en 2006. Attend impatiemment la gloire retrouvée d'un club forgé par la légende Arsène, enfin parvenu à tourner la page. À la fois procrastinateur et salarié de l'Education Nationale, fan de séries et musicien à ses heures perdues.