Day-Brief

Premier League – Episode 36 : Vous vouliez du suspens ?

Top four, bottom three, on pensait que tout était joué et preuve en est que rien n’est joué et que la Premier League nous réserve son lot de suspens. Suivez-nous parce qu’on a des choses à vous raconter.

Le résumé de la journée

La lutte pour la survie

Les trois derniers ont pris des points alors que les trois premiers non-relégables ont tous perdus, le classement du bas de tableau se resserre encore un peu là où on pouvait s’imagine que tout était joué il y a quelques semaines. West Brom maintien son mince espoir de survie après cette victoire 1-0 obtenue à Saint James’ Park, face à des Magpies qui semblaient déjà en vacances. 8 points pris sur 12 possibles depuis l’arrivée de l’intérimaire Darren Moore, un baroud d’honneur de la lanterne rouge qui peut encore imaginer une nouvelle Great Escape… Dans les autres résultats du bottom three, Stoke est allé cherché le nul à Anfield alors que Southampton renoue avec la victoire en s’imposant dans le passionnant South Coast Derby face à Bournemouth (2-0) avec le premier doublé de Dusan Tadic en championnat depuis avril 2016. Swansea, Huddersfield et West Ham sont les 3 équipes qui semblent terminer cet exercice le plus mal en signant chacune une défaite. Pour les équipes saines et sauves, Brighton qui a pris le point du nul à Turf Moor et Crystal Palace marchant sur Leicester peuvent déjà s’imaginer passer l’été tranquille.

Dusan Tadic maintien l'espoir. (Source : premierleague.com)
Dusan Tadic maintien l’espoir. (Source : premierleague.com)

La course à l’Europe

Là aussi n’est rien n’est joué, après la victoire de Tottenham face à Chelsea (3-1) lors de la 32ème journée, les Spurs (4èmes) avaient repoussé les Blues (5èmes) à 8 points. Au sortir de la 36ème journée, Chelsea n’est plus qu’à 5 points de Tottenham et peuvent toujours espérer une qualification en Ligue des Champions. Les Spurs eux, ont assuré par Watford avec une victoire 2-0. Burnley ira en Europa League, à moins qu’Everton ne remporte ses 2 derniers matchs et affiche une différence de buts supérieure à celle des Clarets qui est à +3 alors que les Toffees sont à -12. Les hommes de Sean Dyche peuvent aussi viser une qualification directe pour la phase de groupes s’ils parvenaient à doubler Arsenal (qui compte un match en moins) qui ont été battus par Manchester United après un hommage poignant fait à Arsène Wenger. Les Red Devils ont d’ailleurs validé leur ticket pour la prochaine édition de la Ligue des Champions et confortent un peu plus leur place de deuxième avec le nul de Liverpool (0-0) sur sa pelouse face à Stoke City qui avaient la tête à Rome. Sinon les Citizens se sont promenés face à West Ham au London Stadium et signent leur 30ème victoire de la saison, égalant ainsi le record de Chelsea obtenu la saison dernière.

Manchester City a inscrit 132 buts en 35 matchs de championnat cette saison, la dernière fois qu'un club de D1 l'a fait c'était Everton après 32 journée en 1931-31. (Source : premierleague.com)
Manchester City a inscrit 132 buts en 35 matchs de championnat cette saison, la dernière fois qu’un club de D1 l’a fait c’était Everton après 32 journée en 1931-31. (Source : premierleague.com)

Résultats et classements de la journée

 

La fête d’Arsène à Old Trafford

Et si Arsène Wenger était la principale raison de la magnificence du Manchester United de Sir Alex Ferguson ? La nostalgie de la rivalité au sommet à la charnière des XX et XXIème siècles en Angleterre est revenue nous hanter, la larme à l’oeil, en voyant l’écossais descendre de son perchoir pour remettre un trophée à son meilleur ennemi, celui qui est venu remporté à 2 reprises le titre de champion au Théâtre des Rêves (1998 et 2002). C’est peut-être cela le succès, venir à bout d’une adversité aussi grande que magnifique et aussi la fin d’une époque marquée par ces deux managers, salués par tout Old Trafford et même pas José Mourinho en intrus aux côtés de ces deux statues, deux monuments.

Honorer son rival pour mieux le battre, c’était sans doute le but des Red Devils, surtout face à ce XI inexpérimenté aligné par Arsène Wenger conservant ses cadres en vue du match retour à Madrid. Les hostilités ont pris place au coup d’envoi, les supporters d’United fredonnant « Arsène Wenger we want you to stay » et les londoniens rétorquant « We won the league at Old Trafford« , du banter comme on aime outre-Manche.

Les meilleurs ennemis. (Source : premierleague.com)
Les meilleurs ennemis. (Source : premierleague.com)

Les Mancuniens n’ont pas fait d’état d’âmes dès le début de la rencontre en mettant la pression sur les nouveaux Baby Gunners désorientés à l’image des gamins Reiss Nelson, Ainsley Maitland Niles et surtout Konstantinos Mavropanos. C’est Paul Pogba qui ouvre le score bien heureux de recevoir le ballon renvoyé par  le poteau pour la mettre au fond après une très belle action collective. Mais cela n’a pas lancé les Red Devils qui ont levé le pied et ont laissé la plus jeune équipe d’Arsenal depuis 2011-12 et la défaite 8-2 à Old Trafford, qui est rentrée dans son match, en rééquilibrant les débats menés par Henrikh Mhkitaryan revanchard et ces jeunes en déployant ce jeu estampillé Arsenal, le Wenger Ball mais mesurant la limite de leur jeu face à une équipe A de Manchester United.

Au retour des vestiaires on a vu un match qui nous renvoie tout droit à l’ère de la rivalité Fergie-Arsène où les Gunners sont revenus au score suite à une formidable action et une finition aussi délicate que la soie lyonnaise de Mhkitaryan qui n’a pas daigné célébrer et devient le premier joueur de l’histoire de la Premier League à marquer pour et contre Manchester United lors de la même saison. Un match avec de l’intensité qui nous rappelle ces matchs qu’on regarde encore sur Youtube et une conclusion qui fait écho à l’histoire, on est dans le « Fergie Time » et Manchester United remporte ce match sur un coup de l’arrière du crâne de Marouane Fellaini.

Avec cette victoire Manchester United valide son ticket pour la prochaine édition de la Ligue des Champions et s’installent encore un peu plus dans ce fauteuil de dauphin du voisin gênant alors qu’Arsenal a déjà la tête dans l’avion en direction de Madrid.

Mais qui es-tu Claude Puel ?

8ème en championnat, une finale de League Cup… Une formidable saison qui n’est plus qu’un songe lointain du côté de Southampton tant cet exercice 2017-18 a été un échec et pourtant, cela n’avait pas aidé Claude Puel à renouveler son bail dans le club de la côte Sud de l’Angleterre. Et si l’Histoire se répète toujours deux fois c’est que les raisins de la colère se trouvent ailleurs, comme l’été dernier à Southampton, les dirigeants critiquaient le comportement et la gestion de l’ex-joueur de Monaco vis-à-vis de son vestiaire. La famille Srivaddhanaprabha, propriétaire du club, entendrait dépenser beaucoup cet été selon le Daily Mail et hésiteraient à décerner cette enveloppe à Claude Puel qui n’a pas su mettre en valeur les dernières recrues des Foxes (Adrien Silva, Vicente Iborra, Aleksandar Dragovic et Kelechi Iheanacho) ou critiquent la gestion et le manque de communication vis-à-vis de certains joueurs comme les évictions de quelques joueurs clés comme Wes Morgan ou de Danny Simpson lors de quelques matchs.

Recruté en octobre pour sauver le club de la relégation, il a certes réussi sa mission sans pour autant avoir redonné de l’envergure à Leicester City avec ces 18 points en 17 matchs avec de nombreuses défaites et ce quart de finale de la FA Cup perdu sans avoir tenté quoique ce soit face à Manchester United, une critique sur le jeu qui a émané des fans pour arriver jusqu’aux oreilles des dirigeants.

Claude Puel, seul dans l'oeil du cyclone. (Source : AFP/Getty Images)
Claude Puel, seul dans l’oeil du cyclone. (Source : AFP/Getty Images)

Il y a tout de même des soutiens au sein du board, comme le directeur sportif Jon Rudkin qui ne veut pas virer un troisième entraîneur en 18 mois (après Claudio Ranieri et Craig Shakespeare), afin de conserver une certaine stabilité et de pouvoir arriver dans un mercato estival qui s’annonce animé du côté du King Power Stadium. Comme défense et face aux demandes immédiates de qualité de jeu et de résultats de la part des propriétaires, Claude Puel répondait en conférence de presse avant la rencontre face à Crystal Palace :

« Ne pensez pas qu’aux résultats, c’est un projet de long terme pour le club. C’est une réussite pour nous de terminer dans la première partie du classement et d’arriver en quarts de finale. Je suis ici pour travailler sur le long terme, pour être stable et couler des fondations. Nous devons changer de style de jeu, être réguliers et réussir sur la durée. »

C’est peut-être cela dont a besoin Leicester, après des lendemains difficiles suivants le titre de champion, les Foxes ont tenté en vain de capitaliser sur ce succès et ont pris connaissance du chemin long et sinueux qui les attendent avant de pouvoir titiller les sommets. Et si Rome ne s’est pas faite en un jour, Claude Puel devra tout de même se faire entendre et obtenir le soutien de ses joueurs d’une part et des propriétaires de l’autre, surtout après cette débâcle au Selthurst Park… Pas facile d’être Claude Puel.

L’homme de la journée : Raheem Sterling

Il n’a pas marqué de but mais a assisté ses coéquipiers par 3 fois lors de la victoire de son équipe, Manchester City (4-1) face à West Ham. Il prouve qu’il est un joueur qui a sa place dans la construction en plus d’être à la finition, en délivrant de belles passes comme sur le but de Gabriel Jésus.

Le but de la journée : Wilfried Zaha

Il aurait pu être aussi apparaître comme homme de la journée, Wilfried Zaha a été le principal artisan de la victoire de Crystal Palace sur Leicester (5-0) en étant impliqué dans tous les bons coups. Il ouvre le score en concluant une très belle action des Eagles que vous pouvez revoir sur le site de SFR Sport.

La décla de la journée

On ne savait pas qui choisir, alors voici un florilège.

 

L’auteur

Ilhan

Ilhan

Ilhan, c’est avant tout un mélange. Le prince de sang-mêlé anglo-turc. Ses parents ont fait un featuring avec Hagrid et Sandro pour le procréer. Sa barbe, c’est Marouane Fellaini. Ne jure que par Tottenham. Apporte sa voix quand il s’agit de parler de foot, et nostalgique de Gary Lineker, Paul Scholes et Mido. C’est aussi un fêtard 5 étoiles. Footballistiquement, son foie est un condensé de George Best et de Paul Gascoigne. Il aimerait mourir dans le rond central de White Hart Lane en jouant à FM.

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