Day-Brief

Premier League – Episode 30: Le football est une comédie

Bon on n’est pas régulier sur ces day-briefs -personne ne l’a remarqué- mais on fait ce qu’on peut, et cette semaine on a beaucoup à dire sur ce qui s’est passé en Angleterre sur fond de Derby d’Angleterre, d’invasion de terrain et de suprématie de(s deux) Manchester. Suivez-nous !

Résumé de la journée

Un Big Four qui semble se dessiner, tous les « gros » ont gagné (excepté Liverpool, logique) et continuent cette marche en avant, suivis de Burnley qui avancent enfin. West Brom semble se rapprocher de plus en plus de la relégation (1-4 face à Leicester), classé 17ème lors de l’arrivée d’Alan Pardew, semble désormais condamné. Southampton coule face à Newcastle (3-0), avant l’éviction (finalement) de Mauricio Pellegrino ainsi que West Ham (0-3 face à Burnley) se transformant en pièce tragi-comique. Everton s’est rassuré avec Brighton (2-0) avec un 2ème but en 2 matchs pour la recrue Cenk Tosun et enfin, Huddersfield fait le coup de la panne face à Swansea (0-0) malgré un carton rouge précoce décerné à Jordan Ayew et ces 30 tirs tentés. Mais ce n’est pas fini !

Oh Manchester is beautiful !

Ce n’est pas le Nord de l’Angleterre qui domine mais bien Manchester, les deux Manchester. United accueillait un Liverpool en pleine bourre qui donnait au vainqueur de cette rencontre une place de dauphin et un sérieux pas en avant pour une qualification en Ligue des Champions. Quel match dominé par les hommes de José Mourinho ! Le technicien portugais semblait avoir tout prévu en laissant Paul Pogba hors du groupe et en titularisant Eric Bailly pour la 1ère fois en 2018 depuis sa blessure qui l’a écarté des terrains pendant plus de 4 mois. L’ivoirien a réussi son match en muselant son sujet du jour qui n’était nul autre qu’un certain Mo Salah, et ce qui semblait être un pari n’était en réalité une certitude pour le Mou. On a vu un milieu de terrain des Red Devils Matic-McTominay qui a proposé un défi physique insurmontable pour le milieu à 3 de Liverpool, pire, on se demande si avoir mis Jordan Henderson de côté pour y titulariser Alex Oxlade-Chamberlain était une bonne idée tant par la piètre performance de ce dernier. Il y a également un Romelu Lukaku à la pointe de l’attaque qui prouvait qu’il n’est pas qu’un attaquant de surface, participant au jeu et en mettant ses coéquipiers dans les meilleurs conditions pour se procurer des occasions. L’ouverture du score venait d’une remise en jeu de David De Gea pour la tête de Lukaku lançant Marcus Rashford qui s’est amusé de Trent Alexander-Arnold qui a eu du mal tout au long du match. Quelle frappe enroulée pour le jeune crack anglais qui a récidivé 10 minutes plus tard, avec un ballon tiré de la même manière. La réduction du score venait d’un but CSC d’Eric Bailly sur un centré de Sadio Mané, mais cela demeure anecdotique.

Marcus Rashford goal Liverpool
La dernière fois que Marcus Rashford a marqué, c’était lors du Manchester Derby. (Source : premierleague.com)

Ce qu’on retiendra c’est comment les Red Devils ont réussi à embrayer toutes les tentatives d’accélération du jeu de la part des Reds qui est un des principes de jeu de Liverpool, cela s’explique par le peu d’espace laissé aux attaquants des joueurs de la Mersey par une mixité dans le marquage. L’occupation des ailes a été un facteur déterminant et surtout le côté gauche où Ashley Young tout comme Marcus Rashford étaient supérieurs sur les joueurs de Liverpool, surtout sur ce jeune Alexander-Arnold qui a vécu un très mauvais après-midi. Man Utd se fait du bien et est bien installé à la deuxième place,à 4 points de Tottenham (3ème) et à 5 de Liverpool désormais 4ème. Quoi de mieux avant de recevoir le FC Séville ?

West Ham, la perte de Mark Noblesse ?

En France on a eu l’envahissement de terrain au stade Pierre Mauroy, en Grèce mais aussi au Stade Olympique de Londres. West Ham qui après cette défaite face à Burnley pointe à la 16ème place, à 2 points de la zone de relégation, cette situation a mis le feu aux poudres pour certains supporters des Hammers qui ont envahi le stade. C’est la conclusion d’une situation qui gangrène depuis le début de la saison 2016-17, les co-propriétaires de West Ham David Gold et David Sullivan avaient promis le déménagement d’Upton Park au London Stadium était une révolution afin de viser plus haut dans la hiérarchie de la Premier League. Seulement ces propos n’ont pas suivi, on remarque très vite que West Ham n’y arrive pas dans le jeu sans son joyau Dimitri Payet, aucune ambition sur le marché des transferts où seuls Manuel Lanzini, Chicharito et Marko Arnautovic paraissent comme des recrues de premier choix sans oublier la gestion du club. Les deux propriétaires ont trop d’emprise dans les décisions du club, il n’y a pas de président, de directeur sportif, de directeur en relations publiques et en marketing, de cellule de recrutement ou encore de manager. Tous ces pouvoirs sont entre les mains des deux David, l’autre David, Moyes, lui a annoncé que Sullivan n’allait plus intervenir dans les transferts au lendemain des incidents. Cette direction despotique est inimaginable pour un club de haut standing et West Ham doit faire de cette séparation des pouvoirs sa priorité.

Sir Trevor Brooking
Les larmes de Sir Trevor Brooking (Source : Getty Image)

On peut comprendre mais ne pas excuser les fans de West Ham qui ont se battaient entre eux dans les tribunes -quand ils n’étaient pas sur le terrain- là où se trouvaient des enfants venus assister à la rencontre. Mais ils auront au moins le mérite d’avoir été entendu, le stade doit être une maison pour les supporters, contrairement à ce London Stadium froid, contrastant totalement avec Upton Park. Il faudra également professionnaliser ce club qui ressemble davantage à une dictature qu’à une institution pour un club représentant les quartiers les plus paupérisés de Londres. Enfin, il faut garder en tête qu’un club est toujours plus grande que les joueurs, que le staff ou que les dirigeants, fondement même pour devenir un grand club. En attendant, West Ham doit se maintenir, ils semblent tout de même plus forts que leurs concurrents au maintien et en cas de stabilisation en Premier League, on pourrait voir un club entrer dans le XXIème siècle dans l’East End.

L’homme de la journée

Michael Carrick annonce la raison de sa fin de carrière, on va avoir du mal à s’en remettre. 5 titres de champion d’Angleterre, 1 Ligue des Champions, 1 Ligue Europa, 1 Coupe d’Angleterre et 3 Coupes de la Ligue Anglaise, quel palmarès pour cet homme de l’ombre qui n’a jamais réussi à prendre le dessus en sélection par la présence de Frank Lampard et de Steven Gerrard. On espère un beau jubilé, pour ce joueur qui intègrera le staff de son club dès la saison prochaine.

https://twitter.com/GodSaveTheFoot/status/973254592887738368

Le but de la journée

Prêté par Chelsea à Newcastle lors du mercato hivernal, Kenedy a enfin ouvert son compteur avec les Magpies et par la plus belle des manières.

La decla de la journée

« On peut être en contrôle quand on n’a pas le ballon et en difficulté quand on a le ballon. »

Ce sont les mots de José Mourinho après le Derby d’Angleterre, ces propos sont aussi mourinhesques que vrais.

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L’auteur

Ilhan

Ilhan

Ilhan, c’est avant tout un mélange. Le prince de sang-mêlé anglo-turc. Ses parents ont fait un featuring avec Hagrid et Sandro pour le procréer. Sa barbe, c’est Marouane Fellaini. Ne jure que par Tottenham. Apporte sa voix quand il s’agit de parler de foot, et nostalgique de Gary Lineker, Paul Scholes et Mido. C’est aussi un fêtard 5 étoiles. Footballistiquement, son foie est un condensé de George Best et de Paul Gascoigne. Il aimerait mourir dans le rond central de White Hart Lane en jouant à FM.

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