Day-Brief

Premier League – Episode 21 : Bonne année !

Bonne année ! On a débuté cette année et terminé la période des fêtes sur une très belle journée et un sommet incroyable. Restez assis, on vous raconte tout !

Résultats et classement

Déjà le match de l’année ?

Par Clément

Le match aller à Anfield avait accouché d’une souris. Le second match était attendu comme rarement. Liverpool, invaincu avec 17 victoires et 3 nuls, avait l’occasion de marquer de son empreinte ce début d’année 2019 en reléguant Manchester City à dix points. Les champions en titre eux, étaient au pied du mur après une période des fêtes difficile avec deux défaites consécutives contre Crystal Palace et Leicester.

Dans ce choc de tous les dangers, Jürgen Klopp a misé sur un 4-3-3 traditionnel dans les grands matchs avec un trio Henderson-Milner-Wijnaldum assez classique dans l’entrejeu. Pour sa part, Guardiola misait sur Laporte au poste d’arrière-gauche pour contenir Mo Salah et réaffirmait sa confiance à Danilo à droite. Sterling et Sané étaient préférés à Mahrez sur les ailes. De Bruyne prenait place sur le banc, Pep alignant la doublette David et Bernardo Silva en relayeurs.

Le 14 janvier 2018, Manchester City se rendait à Anfield, invaincu. La suite est connue. Le “heavy metal” des hommes de Klopp avait littéralement assommé les Skyblues dans une ambiance surchauffée. Le contexte un an plus tard était parfait pour une revanche. Pourtant, en un an, tout a changé dans l’approche de Guardiola. Dès l’entame, la prudence était de mise des deux côtés. Les deux blocs, très hauts au pressing, attendaient l’erreur adverse pour se procurer la moindre occasion. Les Cityzens se montrent certes plus mordants, mais c’est bien Liverpool qui se procure la première énorme occasion de la partie. Une occasion qui, avec du recul, apparaît, peut-être, comme un tournant de cette saison. Trouvé dans l’axe, Salah enchaînait une merveille de une-deux avec Firmino avant de lancer Sadio Mané face à Ederson. La frappe du Sénégalais touche le montant avant que Stones ne dégage en catastrophe… sur Ederson. Pour un petit centimètre, l’international anglais sauve son camp miraculeusement.

Le tournant de ce match sans aucun doute.

La partie manquait pourtant de folie, à l’image du match sans saveur d’octobre dernier. Seuls des inspirations géniales semblent pouvoir faire tourner la partie. Mis sous pression, les Reds craquaient sur une frappe du Kun Agüero qui, dans un angle quasi impossible, venaient crucifier Alisson. Un but en partie imputable à Lovren, complètement apathique. Un match à oublier pour le Croate qui, dans les moments chauds, coûte cher à son équipe puisqu’il couvre Sterling sur l’action du second but. Si Liverpool est désormais une équipe hermétique derrière, il semble que van Dijk manque encore d’un alter ego à son niveau de performance à sa droite.

Septième réalisation en autant de confrontations face aux Reds à l’Etihad pour le Kun.

La seconde période s’est avérée, pour sa part, un sommet d’intensité. Les Skyblues ont fait déjouer les Reds à leur propre jeu à plusieurs égards. Mordants sur tous les ballons, capables d’imposer un pressing tout terrain, à l’image des kilomètres incalculables parcourus par Bernardo, les Cityzens ont longtemps fait peser une impression de chaos dans un Etihad Stadium sorti de sa torpeur habituelle. Passée l’heure de jeu, l’entrée de Fabinho à la place de Milner et le passage à 4-2-3-1 le repositionnement à gauche de Wijnaldum allait rabattre les cartes. Plus patients, les Reds retrouvent un certain allant. L’ouverture de Alexander-Arnold pour Robertson est sublime. Le centre de l’Écossais pour Firmino n’en est que plus beau. Tout le monde imagine alors le champion en titre douter.

Bluffant d’endurance, Bernardo Silva compile une nouvelle passe décisive et de nombreux ballons grattés.

Encore une fois, Manchester City finit par piéger le leader dans une des séquences pourtant privilégiées par Klopp. Avec 50% de possession de balle seulement (43% sur la seconde période), chose rare sous l’ère Guardiola, Manchester a su miser sur ses forces offensives en contre-attaque. Sortie de balle rapide de Danilo pour Sterling. Ce dernier accélère et décale Leroy Sané à gauche de la surface. Libéré du marquage d’Alexander-Arnold par l’appel intelligent d’Agüero, l’international allemand trompe Alisson pour la deuxième fois de la soirée. Ce n’était peut-être pas du “heavy metal“, mais ce but concrétise une soirée rarement aussi électrique dans l’enceinte des Skyblues. La fin de match n’en était que plus haletante. Agüero, Bernardo et Sterling manquaient successivement l’occasion de faire basculer définitivement la partie, sans conséquences.

Titubants sans Fernandinho pendant les fêtes, Manchester City a ainsi semblé retrouver un certain équilibre. Laisser le ballon aux Reds par séquences en seconde période s’est avéré petre un choix payant, volontaire ou non. Contrariés, les visiteurs ont donné l’impression de ne pas trouver de réelles solutions, en témoignent l’agitation incessante de Klopp sur son banc pendant la partie et les nombreux doutes exprimés par ses hommes sur le terrain. Et pourtant, la maîtrise retrouvée dans le second acte, avec la rentré de Fabinho a montré une réelle capacité d’abnégation, même dans la difficulté. Il faut le dire, le leader aura aussi manqué d’un brin de chance, sur le poteau d’une part, sur les sauvetages des défenseurs de City devant la ligne de but, d’autre part. Le supplément d’âme affiché par les hommes de Pep Guardiola aura fait pencher la balance en faveur du suspense en Premier League.

Le retour de bâton.

Résultat des comptes, Liverpool ne compte plus que 4 longueurs d’avance sur leur adversaire du soir. Les Reds avaient tout à gagner mais n’ont pas pour autant tout perdu avec ce petit matelas en tête du classement. Les hommes de Klopp restent en position de force au vu du contenu et de l’état d’esprit affiché ces derniers mois. Il faudra guetter l’impact psychologique potentiel de cette défaite dans les semaines qui viennent. Le week-end de Cup vient à point nommée pour les équipiers de Virgil van Dijk pour oublier ce coup d’arrêt. Manchester City, de son côté, ne pouvait pas trouver meilleure occasion de réaffirmer son statut de champion en titre. Avec désormais 6 points d’écart entre le troisième, Tottenham, et le leader, le championnat est plus que jamais relancé.

Arsenal n’a pas la gueule de bois

Par Benjamin

Défaite 5-1 à Liverpool, 30 buts encaissés cette saison, Arsenal aborde l’année 2019 avec de grandes difficultés défensives. Bien loin du niveau des prétendants au titre (compréhensible par rapport à la qualité et la quantité de l’effectif et la reconstruction post-Wenger), les hommes d’Unai Emery avaient à coeur de renverser la vapeur et de réagir le plus vite possible à la débâcle à Anfield. Les pensionnaires du nord de Londres accueillaient les pensionnaires du sud-ouest de la capitale, Fulham, le plus ancien club de football de la ville. Ranieri a pris les commandes d’une équipe en manque de confiance et qui ne répond pas du tout aux ambitions affichées cet été à travers un mercato qui a marqué les esprits. Néanmoins, les Cottagers restent sur trois matchs sans défaites (1V, 2N), une première cette saison en championnat.

À domicile, Unai Emery titularise Lacazette, un choix logique du fait de l’apport considérable du français dans l’animation offensive. Pourtant, cela n’empêche pas le technicien espagnol de le faire régulièrement démarrer sur le banc au profit du meilleur buteur Aubameyang, bien plus limité dans le jeu. Le staff doit faire face à une pénurie qualitative et quantitative en défense, malgré le retour de Koscielny et de Mustafi. Le premier peine à retrouver le rythme et le niveau, le second présente des performances parfois très limitées, Holding apportait énormément mais ne rejouera pas cette saison, et Sokratis fait le maximum avec ses moyens techniques. Le système affiché est un 3-5-2 avec deux pistons, Maitland-Niles et Kolasinac, et un milieu sans Torreira, laissé sur le banc pour se reposer.

Le match débute positivement pour les Gunners mais ils subissent les offensives de Fulham à cause de ces erreurs de positionnement flagrantes. Malgré quelques occasions des visiteurs, Granit Xhaka ouvre le score à la 25ème minute sur un beau service d’Iwobi. 1-0, rien à se mettre sous la dent jusqu’à la mi-temps. Arsenal mène à la pause, chose rare cette saison. Cela n’empêche pas Unai Emery de faire un changement important : Mustafi, trop court physiquement, laisse sa place à Torreira, signifiant un dispositif qui passe en 4-4-2 / 4-3-3 selon les phases. Ce changement n’empêche pas les visiteurs de poser de nouveau des problèmes à la défense adverse. Mais Alexandre Lacazette en a décidé autrement et double la mise pour ses coéquipiers à la 55ème minute sur un enchaînement intéressant par l’intenable Kolasinac, très intéressant offensivement. Les Cottagers ne se démontent pas et parviennent à trouver la faille à 20 minutes de la fin du match grâce à Kamara, relançant ainsi le scénario de la rencontre.

Fait étonnant, cinq minutes plus tard, Unai Emery décide de faire sortir Lacazette au profit d’Aaron Ramsey. Le dynamiteur de l’attaque est une nouvelle fois déçu de sa sortie. Mais ce changement s’avère être efficace quelques minutes plus tard puisque Ramsey donne un troisième but à son équipe (79ème). Les Gunners se libèrent et accentuent le rythme sur le front de l’attaque, acculant Fulham vers son propre but. Aubameyang, une nouvelle fois, marque de son empreinte la feuille de match à la 83ème minute. Score final, 4-1, une belle victoire malgré les difficultés défensives. Les joueurs d’Arsenal paraissent fatigués et parfois limités qualitativement, comme nous le voyons chaque semaine en défense.

30 minutes et puis… rien pour Tottenham

Par Ilhan

Tottenham avait terminé l’année civile sur une défaite glaçante 3-1 face à Wolverhampton après avoir ouvert le score. Trois jours plus tard, les Spurs se déplaçaient à Cardiff pour tenter de renouer avec la victoire et de conclure la période des fêtes sur une bonne note.

Dans la continuité de la rencontre face aux Wolves, les londoniens ont montré un état de fatigue assez inquiétant puisque les principales occasions se sont déroulées en première période, les trois buts inscrits l’ont d’ailleurs été dans la première demi-heure de jeu. Dans ce 4-3-1-2 avec un milieu Winks-Sissoko-Eriksen en soutien d’Alli placé un peu plus haut, l’idée a été de contrôler l’axe du terrain en empêchant les Bluebirds d’y jouer. Quand ces derniers ne pouvaient pas jouer, ils étaient embouteillés sur les côtés et trop bas pour espérer faire la différence. Après la 26ème minute et le but de Son pour le 3-0, Tottenham a légèrement baissé de rythme en attaquant par à-coups. L’addition aurait pu être un peu plus salée tout comme les locaux ont quelques occasions en fin de partie. Les Spurs ont tout de même joué petits bras en ne proposant pas beaucoup de mouvement lors des longues phases de possession, on l’a senti, Pochettino a demandé à ses joueurs de lever le pied.

Victoire 3-0 avec Kane, Eriksen et Son sur le tableau d’affichage, cela remet les Spurs sur les bons rails. Ils peuvent à la fois prendre le large par rapport à derrière eux tout en attendant un faux-pas des deux de devant. Tottenham termine la période des fêtes sur une bonne note et commence l’année sur un beau résultat mais on attendra pour la performance

Angun Gunn frustre Chelsea

Par Ilhan

Alors que Maurizio Sarri avait annoncé que Chelsea n’irait pas chercher un buteur lors du mercato hivernal, le club finalisait l’arrivée du milieu offensif Christian Pulisic. Suite à cela, Sarri expliquait qu’il n’avait aucun mot à dire sur les transferts en déclarant :”Je pense que nous avons besoin de joueurs aux caractéristiques différentes.” Cela en dit long sur les rôles de chacun au sein du club.

Sur le terrain face à Southampton, Alvaro Morata débutait pour la première fois depuis un mois, remplaçant un Olivier Giroud blessé. L’espagnol a d’ailleurs manqué deux belles occasions dont une en étant hors-jeu sur un centre d’Eden Hazard, ce dernier s’est aussi heurté à un mur : Angus Gunn. Le gardien de 22 ans de Southampton a rendu une très belle copie, un clean sheet même, en repoussant les assauts adverses, pas mal pour une première. Le jeune portier anglais été aidé des Blues qui ont manqué de justesse technique dans les 20 derniers mètres. Dans les 80 mètres précédents, Chelsea a contrôlé le match, laissant très peu de chances aux visiteurs. Mais quand ça ne veut pas rentrer…

Ce match nul 0-0 concédé par Chelsea n’a pas été à la hauteur de la 500ème apparence de Fabregas en Angleterre qui semblait être sa dernière avec les Blues… Bref, on a la gueule de bois à Cobham.

Lukaku le Supersub

Par Ilhan

Les temps changent. La dernière d’Ole Gunnar Solksjear en Premier League c’était au printemps 2014, où une défaite 3-0 face au Newcastle d’Alan Pardew condamnait Cardiff City et OGS à la relégation. Aujourd’hui le Supersub originel a montré qu’il en connaissait un rayon sur l’impact que peut apporter un remplaçant.

Il aura fallu un peu plus d’une heure et une double entrée d’Alexis Sanchez et de Romelu Lukaku pour voir ce dernier ouvrir le score sur sa première touche de balle. Le chilien a aussi brillé lors de son entrée en assistant Marcus Rashford pour le 2-0. En dehors de cette fin de match, Man Utd a souffert du jeu direct en contre-attaque de Newcastle, il aura fallu plusieurs exploits défensifs pour préserver les buts de De Gea, à l’image du très beau tacle de Phil Jones sur Salomon Rondon. Les Red Devils ont montré beaucoup moins de fluidité dans les transitions offensives que lors des matchs précédents, les deux ailiers Martial à gauche et Mata à droite n’ont jamais trouvé leur place dans des côtés embouteillés par le 5-4-1 des Magpies, jusqu’au remplacement gagnant.

Victoire difficile mais méritées face à des Magpies qui ne peuvent pas lutter, les hommes de Solksjear peuvent tranquillement partir pour Dubai afin de préparer les chocs qui arrivent. Newcastle est à 2 points de la zone rouge, l’alerte est de même couleur.

Une mi-temps de folie

Par Ilhan

On a vécu un match fou et incroyable lors du deuxième jour de l’année avec de Bournemouth – Watford qui s’est soldé par un nul 3-3. Tous les buts ont été inscrits en première période, dont 4 lors de 12 minutes les plus chaotiques.

J’ai des sentiments partagés.” Ce sont les propos d’après-match de l’entraîneur de Bournemouth, Eddie Howe, en voyant son équipe revenir à 2-2 (37ème minute) après avoir été menée 2-0. Les réjouissances étaient de courte de durée puisque Ken Sema remettait son équipe devant, avant que Ryan Fraser n’égalisait peu avant la pause. On a vu un match avec des erreurs défensives des deux côtés, gommées en seconde périodes, qui nous ont donné tout ce qu’on aime dans ce pays. On a eu également vu ce qu’on aime le moins avec un arbitrage resté en 2018, notamment sur les fautes de Dan Gosling ou d’Abdoulaye Doucouré. Bref, c’était sympa.

Match nul 3-3 qui n’arrange personne sauf ceux qui étaient dans les tribunes ou devant la TV bien au chaud. Il y a aussi Troy Deeney qui va goûter à d’autres choses après des propos limites proférés en fin de match.

Un air de Clarets ?

Par Ilhan

Après une jolie victoire sur West Ham l’année dernière (2-0), Burnley sort de la zone de relégation en signant à nouveau une victoire face à un concurrent au maintien et lanterne rouge de Premier League, Huddersfield Town.

Ta tête à 3 heures du matin au Nouvel An. (Photo : Jason Cairnduff/Action Images via Reuters)

Ce sont pourtant les Terriers qui ont ouvert le score via Steven Mounié sur un joli service d’Isaac Mbenza, mais l’avantage au score n’a duré que 7 minutes… C’est ce qu’il aura fallu à Chris Wood pour égaliser grâce à un joli travail de Dwight McNeil. Le cauchemar d’Huddersfield ne faisait que commencer puisque l’une des pièces majeures de David Wagner, Christoph Schindler, était expulsée la minute suivante pour un mauvais tacle sur McNeil. Ce dernier a notamment crée énormément de problèmes aux locaux en seconde période, sa sortie à l’heure de jeu signifiait la fin des souffrances du soir pour les Terriers jusqu’au but victorieux d’Ashley Barnes à la 74ème minute. L’expulsion de Robert Brady en fin de match laissant les visiteurs à 10 n’a rien changé.

Huddersfield enchaine sur sa 8ème défaite consécutive en Premier League, David Wagner a commenté en fin de match :”Nous avons perdu beaucoup de matchs à cause d’un manque de chance, en ajoutant, mais je ne pense plus à la chance, cela me demande trop d’énergie.” Quant à l’entraîneur victorieux du jour, Sean Dyche, s’est félicité : “Nous travaillons constamment sur nous-mêmes, posons des questions et à la fin nous en sommes récompensés.” Ce n’est peut-être pas le Burnley de la saison dernière, mais le ciel est un peu plus clair à Turf Moor.

Le joueur de la semaine

Le but de la semaine

El Kun invente des angles.

La décla’ de la semaine

Les sourcils de Ryan Fraser !

L’auteur

God Save The Foot

God Save The Foot