Day-Brief

Premier League – Episode 20 : Having a party !

On profite d’une trêve entre deux festins orgiaques pour vous raconter ce que cette journée de Premier League nous a appris. Peut-être qu’après on ne sera plus en état.

Classement et Résultats

Le retour du heavy metal à Anfield !

Lors de la réception d’Arsenal, Liverpool débutait ce match comme le favori pour le titre après les deux défaites de suite de Man City face à Crystal Palace et Leicester. Ces deux dernières défaites ont permis aux Reds de laisser les tenant du titre à 7 longueurs et le nouveau dauphin, Tottenham, à 6 points.

Pour Arsenal, ce déplacement était capital puisqu’une défaite les aurait laissés à 5 points de la 4ème place, occupée par Chelsea qui jouait le lendemain. Les Gunners ont manqué de régularité lors de ces dernières rencontres après la défaite face à Southampton, la victoire aux dépens de Burnley et le nul concédé face à Brighton. Les principaux problèmes étant les errements défensifs, aspect qui se retrouve lors de chaque rencontre.

A chaque match face à un club du Big Six, Liverpool a tendance à aligner un 4-3-3 en enlevant Shaqiri pour un milieu de terrain pour avoir un XI équilibré. Face à Arsenal, Klopp a décidé de laisser son 4-2-3-1 face aux petits en laissant Shaqiri et en préférant Fabinho à Henderson au milieu de terrain. Côté Arsenal, Unai Emery a opté pour un 4-4-1-1 qui se transformait en un 4-2-3-1 avec Ramsey en soutien d’Aubameyang, Iwobi et Maitland-Niles sur les ailes. Cette rencontre nous réservait déjà son lot de surprise bien avant le coup d’envoi…

Dès le coup d’envoi, Arsenal a réussi à contourner le pressing de Liverpool en relançant rarement depuis la défense, on a vu Bernd Leno jouer long à plusieurs reprises ou les Gunners opter pour le jeu aérien. En retirant le pressing aux abords de la surface d’Arsenal, cela a empêché les Reds de se créer des occasions en début de match. Ces derniers évoluaient d’ailleurs en 4-3-3 en pressing avec Shaqiri descendant d’un cran. Cela permettait une certaine fluidité lorsque les londoniens se retrouvaient dans la surface adverse.

L’équipe de Liverpool a quant à elle tenter de relancer depuis la défense. Cependant, à plusieurs reprises les Reds ont perdu plusieurs ballons permettant à Arsenal de profiter de leurs erreurs. C’est ce que feront les Gunners à la 11ème minute, sur un ballon perdu par Lovren, Kolasinac récupère et adresse un ballon en direction d’Iwobi qui joue en une-deux avec Ramsey avant d’adresser un joli centre au second poteau pour Maitland-Niles seul face à Alisson.

Une fois la surprise passée, il aura fallu trois minutes à “Bobby” Firmino pour égaliser. Après avoir remporté son duel face à Torreira, le brésilien s’est retrouvé face à une défense d’Arsenal à découvert, il a opté pour Mo Salah à sa droite mais le ballon a été taclé par Granit Xhaka. S’en est suivi d’un coup de billard où le cuir est revenu dans les pieds de Firmino qui avait continué sa course après avoir servi l’égyptien, passe Leno et égalise. Deux minutes plus tard, Mané a désarmé Torreira qui avait reçu un ballon en retrait de Ramsey, le Sénégalais a ensuite envoyé le ballon à Firmino qui s’est encore retrouvé seul (ou presque) face à la défense des visiteurs. L’homme qui ne regardait pas ses buts s’est servi de Salah comme un leurre et à navigué entre la mer de défenseurs rouges en dribblant du droit et frappant du gauche.

Le 4-4-2 d’Arsenal impliquait qu’en cas de perte de balle, les 4 joueurs offensifs (Iwobi, Ramsey, Maitland-Niles et Aubameyang) se retrouvaient hors de portée pour aider les joueurs à vocation défensive. Cela laissait trop de tâches à Xhaka et Torreira pour pouvoir répondre à l’intensité proposée par les locaux, chose qui a persisté tout au long de la rencontre.

La pression de Liverpool. (Source : @MC_of_A)

On a ensuite retrouvé le Liverpool qui nous a tant fait chaviré la saison dernière, celui qui nous entraîne dans des riffs de heavy metal déchaînés, impossibles à contenir. Ce 4-2-3-1 de Liverpool est encore plus frénétique et direct que le 4-3-3 de la saison dernière. On a également remarqué que Jürgen Klopp a décidé de jouer ce jeu énergivore face au gros, jouant beaucoup plus posé face aux clubs jugés moins forts, allant jusqu’à parler de “victoires laides” dans ces matchs. Si le Liverpool de cette saison est encore plus infernal, c’est parce que le 4-2-3-1 enlève un peu moins de contrôle au milieu de terrain avec des joueurs offensifs plus hauts, permettant à ces dernier d’être beaucoup plus réactifs et alimentés que jouant plus bas.

Avoir un milieu moins dense a confronté Liverpool aux même problèmes qu’Arsenal. Lorsque les visiteurs passaient le milieu Fabinho-Wijnaldum qui devaient couvrir une très grande surface, mais le faisant mieux que le duo d’en face parce que le pressing des Reds était meilleur. Les deux buts qui ont suivi jusqu’à la pause inscrits par la suite permettent de dire que le trio infernal a marqué.

L’évolution des expected goals, propre. (Source : Between the Posts / 11 Tegen 11)

A mesure que le match s’approchait de la fin, on voyait beaucoup moins de football et davantage de chaos, malgré le triplé de Firmino sur penalty. Dans beaucoup d’autres matchs, Emery a souvent été inspiré à la pause pour changer de tactique et s’inspirer des lacunes des adversaires, être mené par 3 buts semblait être une montagne impossible à franchir. Aucun remplaçant n’a su faire la différence. En face, Liverpool a terminé la partie sur un 4-5-1/4-4-1-1 suite à la sortie de Mané pour Henderson avec Firmino en milieu et Salah comme seul attaquant. Les Reds ont ensuite fermé le score.

Liverpool a inscrit 5 buts face à une défense d’Arsenal aux choix limités et vieillissante, le système employé par Emery n’a apporté aucune assurance défensive et n’a pas réussi à repousser les offensives des Reds. Victoire méritée pour le leader actuel d’Angleterre.

City remonte au ciel (bleu), Tottenham ne comprend pas le portugais

Southampton 1-3 Man City

L’alarme a retenti à Manchester City après 3 défaites en 4 journées. Laissant Liverpool filer devant, les Cityzens ont sûrement laissé filé le titre pour cette saison.

Sympa comme retour pour Fernandinho. (Photo : Dan Istitene/Getty Images)

Au St Mary’s Stadium, tout s’est joué en une mi-temps. On a parfois vu vacillé les Mancuniens face à une équipe de Southampton gonflée à bloc depuis l’arrivée de Ralph Hassenhütl, pas assez pour une équipe de City qui semblait en doute. Surtout dans les errements défensifs d’Oleksandar Zinchenko, en faute sur l’ouverture du score de Pierre-Emile Hojberg, qui a réitéré à 1-1 face à James Ward-Prowse.

Le match n’a pas semblé très difficile pour City qui a paru inattaquable, bien aidé par 2 buts avant la pause. Les Cityzens se rassurent en renouant avec la victoire, quoi de mieux avant d’affronter Liverpool lors de la 21ème journée ?

Tottenham 1-3 Wolverhampton

73 heures, c’est le temps qu’il aura fallu pour Tottenham pour être désigné comme prétendant au titre avant d’être défait par Wolverhampton.

Les Spurs avaient pourtant bien début la partie, grâce la magnifique ouverture du score de la patte gauche d’Harry Kane. On pensait que Tottenham qui menait 1-0 à la mi-temps allait tranquille terminer la rencontre sur les standards des 2 derniers matchs.Surprise, les hommes de Mauricio Pochettino ont accusé le coup de l’enchaînement des matchs baissant peu à peu en régime et en justesse technique offensive comme défensive. Il n’en fallait pas tant aux joueurs de Nunes Espirito Santo pour revenir dans la rencontre avant de doubler puis tripler la mise en fin de partie. Jouant parfaitement les contre-attaques et profitant des erreurs défensives des londoniens, les Wolves n’ont eu aucun mal à jouer leur jeu direct.

Tottenham qui montre encore que l’effectif est trop léger pour effectuer une véritable rotation, perd pour la 5ème fois de la saison. Preuve que les Spurs ne sont pas des candidats au titre et qu’ils devraient sans doute gonfler leur effectif lors du mercato hivernal.

Un derby qui fait du bien

Depuis sa défaite face à Tottenham (3-1) lors de la 13ème journée, Maurizio Sarri a entraîné quelques modifications dans son système de jeu signant quelques belles victoires comme celle face à Man City ou quelques déboires…

Cette victoire 1-0 face à Crystal Palace ne reflète en aucun cas la physionomie de la rencontre, les Eagles ont laissé trop de place aux Blues et le score aurait pu être beaucoup plus lourd avec des visiteurs un peu moins maladroits devant les buts. Cela a même permis à Ross Barkley et N’Golo Kanté de coller à la ligne défensive adverse. Chelsea a eu beaucoup d’occasions comme la retournée du milieu anglais ou le poteau de Willian. Les Blues ont aussi proposé énormément de mouvement et de fluidité dans les transitions, laissant très peu d’occasions aux joueurs de Crystal Palace, souvent acculés dans leur propre partie du terrain. L’unique but vient de Kanté après le retour des vestiaires. Bien servi par David Luiz qui a souvent été libre pour participer au jeu, le français a percé le nid des aigles avant de se retrouver face à Vicente Guaita, trop facile.

Les Blues se rassurent et se confortent leur 4ème place en mettant Arsenal à 5 points, cependant, il faudra retrouver de la régularité pour ainsi prétendre au podium. Malgré les multiples problèmes rencontrés, la saison de transition ne se passe pas si mal que cela à Cobham.

3/3 pour OGS !

On avait rarement entendu un Old Trafford aussi bruyant, chantant à la fin de la victoire de Man Utd 4-1 face à Bournemouth “20 times !”, comme le nombre de fois qu’United a été sacré champion d’Angleterre.

Ce sourire nous avait manqué. (Photo : Michael Regan/Getty Images)

Avant de pouvoir prétendre à reconquérir le trône, l’intérimaire Ole Gunnar Solskjaer ou OGS, a pour but de remettre l’équipe dans les bons rails tant en terme de résultats que celui du contenu. Pour son 3ème match on a vu un Man Utd dans la continuité de ce qui avait été amorcé les rencontres précédentes avec un jeu léché et porté vers l’avant, laissant plus de place au génie et à la créativité. Dans ce cadre, il n’est pas si étonnant de voir Paul Pogba auteur d’un doublé en position de milieu offensif ou Marcus Rashford faisant exactement ce qu’on attend de lui. Non, il n’y a rien d’étonnant malgré le but encaissé par Nathan Aké sur un amour de David Brooks, le néerlandais profitant d’un dysfonctionnement de la défense des locaux. Qu’importe, Romelu Lukaku commence également à marquer à nouveau.

Manchester United passe de très bonnes fêtes en prenant 9 points sur 9 possibles depuis l’arrivée de l’ex-Supersub norvégien. Cependant, ce nouveau Man Utd va connaître son premier choc face à Tottenham sans Eric Bailly, expulsé en fin de match. Avant cela, il y a un déplacement à Newcastle pour s’y préparer et tenter de se rapprocher un peu plus des places qualificatives pour la Ligue des Champions.

Le bas du classement recolle

“Aboubakar, je vais te tuer !!!!”

Oui, c’est une phrase qu’aurait pu dire Claudio Ranieri à destination d’Aboubakar Kamara en fin de rencontre. Pour cause, l’attaquant français de Fulham qui a provoqué un penalty face à Huddersfield, a ensuite manqué un penalty qu’il n’aurai jamais dû tiré.

Ce “match de la peur” portait bien son nom, on a vu très peu de beau jeu, trop peu pour ainsi en parler davantage. Dommage parce qu’Aleksandar Mitrovic a permis aux Cottagers de s’imposer et d’échanger sa place avec ses invités, les Terriers sont les nouveaux derniers du championnat.

Cardiff brouille les renards

Décidément, ce championnat nous réserve constamment son lot de surprises. Après s’être offert Chelsea puis Man City, les Foxes sont tombés face à plus coriaces et prônant un jeu plus direct : les Bluebirds.

Leicester semble beaucoup plus à l’aise en contre-attaque avec un jeu direct qu’en jeu de position et sur attaque placée. Il n’en fallait pas moins pour les coéquipiers moustachu Callum Paterson pour tout bloquer et s’offrir des occasions en contre. Ces derniers ont longtemps buté sur un excellent Kasper Schmeichel jusqu’au missile de Victor Camarasa.

Défaite pour Leicester qui signe comme un coup d’arrêt dans sa progression, on peut tout de même dire que l’Epée de Damoclès qui planait au dessus de la tête de Claude Puel a disparu.

Le joueur de la semaine

Soyons original…

Le but de la semaine

https://twitter.com/mia79636210/status/1079354786129068032
On rappelle que Kane est droitier.

La décla’ de la semaine

Nous aussi…

L’auteur

Ilhan

Ilhan

Ilhan, c’est avant tout un mélange. Le prince de sang-mêlé anglo-turc. Ses parents ont fait un featuring avec Hagrid et Sandro pour le procréer. Sa barbe, c’est Marouane Fellaini. Ne jure que par Tottenham. Apporte sa voix quand il s’agit de parler de foot, et nostalgique de Gary Lineker, Paul Scholes et Mido. C’est aussi un fêtard 5 étoiles. Footballistiquement, son foie est un condensé de George Best et de Paul Gascoigne. Il aimerait mourir dans le rond central de White Hart Lane en jouant à FM.