Day-Brief

Premier League – Episode 11 : un Super Sunday décisif ?

La Premier League a livré un épisode 11 fabuleux avec les affiches Manchester City – Arsenal et Chelsea – Manchester United. God Save The Foot te fait passer la séance de rattrapage.

Résumé de la journée

Avant ce dimanche de folie, il y avait samedi, et l’oublier serait un délit. Liverpool se déplaçait sur la pelouse de West Ham, pas pour contempler les bulles lors de l’entrée des joueurs mais bien pour gagner. La messe est dite au bout de 25 minutes de jeu (2-0), score final 4-1 pour les Reds et une bonne maîtrise face à une équipe de West Ham qui a besoin des cailloux du Petit Poucet pour retrouver son chemin. Ce dernier serait-il David Moyes ? Ce n’est pas une blague, on vous en parle ci-après. Huddersfield étonne encore avec une victoire contre West Brom dont on ignore comment font-ils pour être encore en Premier League aujourd’hui. Une autre équipe qui déçoit, Newcastle, qui s’incline à domicile contre la valeureuse équipe de Bournemouth. Benitez, va falloir plus se concentrer sur les matchs que sur ce qu’on va manger ce soir (blague de mauvais goût ? Possible). Néanmoins, une équipe qui impressionne particulièrement, c’est Burnley. Cette équipe s’impose à Southampton et se retrouve à égalité de points de Liverpool et Arsenal, c’est dire la forme du moment.

Même si Arsenal n’est pas une référence. En ce dimanche des grosses affiches, les Gunners se déplaçaient chez Manchester City, une équipe encore invaincue cette saison en championnat. Et bien, pas de surprise, nous y reviendrons ci-après. Pour suivre le rythme effréné des Citizens, Manchester United avait gros à jouer, en se déplaçant à Stamford Bridge, le stade de Chelsea. Conte vs. Mourinho, deux hommes qui ne peuvent pas se blairer, et c’est finalement l’italien qui l’emporte une nouvelle fois sur le portugais. Cette performance est due pour beaucoup au petit Kirikou du milieu des Blues, on y reviendra aussi ci-dessous vous verrez. Au delà de ces deux chocs, un autre match était complètement fou et improbable : Everton vs. Watford. Après avoir été menés 2-0, les Toffees renversent la vapeur et parviennent à s’imposer 3-2, malgré un penalty de Watford à la 99ème minute, raté par Cleverley. Enfin, discrètement, Tottenham renoue avec la victoire après sa défaite contre Manchester United, revenant après cette 11ème journée à hauteur de ces derniers.

Résultats

Classement

Manchester City – Arsenal : une classe d’écart

“Allô, Arsène ? Que pensez-vous de la victoire de Man City sur Arsenal ?
– Non”. crédit : premierleague.com

Il suffisait d’aller sur Twitter une heure avant le début de la rencontre pour se rendre compte du pessimisme des supporters des Gunners. En même temps, comment être confiant quand tu joues contre ce Manchester City ? 10 matchs avant cette 11ème journée, 9 victoires, 1 nul, 35 buts marqués, 6 buts encaissés. En face, Arsenal n’est pas dans ce même état de grâce, bien au contraire. Et ce n’est pas les choix tactiques d’Arsène Wenger qui vont nous faire dire le contraire. On pensait revoir une défense à 4 avec les absents, ce n’est pas ce qu’on a vu en début de match, avec un Coquelin DC. Sérieusement ?

Au delà de ça, il y a un collectif très inégal à Arsenal et Man City a su en profiter. C’est l’inévitable Kevin De Bruyne qui ouvre le score sur un service de Fernandinho, lui aussi inévitable. Ca pendait au nez des Gunners, et ces derniers ont tenté de réagir au retour des vestiaires, mais Monreal fait faute sur Sterling, Aguero transforme le penalty face à un Cech toujours aussi mauvais dans cet exercice. Lacazette, entré en jeu, redonne de l’espoir en inscrivant un but à la 65′ sur un service de Ramsey. Mais le côté tueur des Citizens fait surface, et Gabriel Jesus plante le troisième but. 6 cartons jaunes côté Arsenal, des joueurs qui n’arrivent pas véritablement à exploiter au maximum leurs capacités. Score final, 3-1, on pourrait discuter des décisions arbitrales, mais on va laisser Wenger s’en charger.

Chelsea – Manchester United : Conte gagne encore

Deuxième affiche et dernier match du weekend, ce Chelsea – Manchester United aura tenu toutes promesses, aussi bien sur le terrain qu’en conférence de presse. Surprise côté Blues, la mise à l’écart de David Luiz qui a suivi le match depuis les tribunes. Certitude après ce match : N’Golo Kanté est l’âme de cette équipe. Son retour de blessure a littéralement transformé Chelsea dans le jeu et dans l’attitude (à moins que ce soit l’absence de Luiz). Le match lui, se joue en 2 moments. Les 80 premières minutes du match durant lesquelles Chelsea n’a pas fait semblant de rouler sur Manchester United et aurait probablement mérité un peu plus qu’un but, jouant parfaitement sur ses qualités pour exploiter l’apathie de l’équipe qui court le moins en Premier League ; puis les 10 dernières minutes où Manchester a tenté – enfin – de jouer au foot et de porter réellement le danger dans la surface. Le seul but du match sera inscrit par l’inévitable duo Azpilicueta – Morata. Le premier espagnol trouve le second dans la surface pour la 5e fois de la saison dans la surface adverse et pour la 5e fois, Morata est à la conclusion d’une tête puissante qui laisse de marbre De Gea. Fin du match 1-0 pour les Blues et toujours la même saison côté Mourinho : le portugais est très fort pour contrôler un résultat, impuissant lorsqu’il s’agit de retourner un match. Et ça commence à inquiéter. L’absence de Pogba semble préjudiciable aux Reds Devils mais quand on a ces moyens-ci et cet effectif, ça reste incompréhensible que Manchester United soit incapable de proposer mieux que la vision tactique de Tony Pulis.

Slaven Bilic, enfin la fin à West Ham

Chez God Save The Foot, nous ne sommes franchement pas d’accord avec Alvaro Arbeloa et son « Better late than never » expiatoire quand il a appris le limogeage de Slaven Bilic. Pourquoi ? Parce que, disons-le clairement, ça fait presque un an maintenant que nous pensons que sa tête aurait dû tomber. Oui, Slaven Bilic ne peut pas être tenu personnellement responsable du gros bordel qu’est West Ham en coulisses, du changement de stade le plus foiré de l’histoire du football ou de la politique de recrutement sans queue ni-tête de la dernière décennie (14 joueurs à vocation offensive recrutés en 3 ans alors que ta défense boit la tasse depuis le début du siècle). Oui, Slaven Bilic pourra par contre être désigné coupable du jeu insipide produit par cette équipe depuis le départ de Dimitri Payet alors que son groupe sur le papier est loin d’être le pire de Premier League. Le croate a tout loupé, du plan de jeu jusqu’à l’impression qu’il donne depuis sa ligne de touche avec son air renfrogné, toujours fermé et peu jouasse.

Aujourd’hui, le board a confirmé l’arrivée de David Moyes. Un choix pas étonnant mais frileux et limite insultant pour le principal intéressé à en croire les médias anglais puisque West Ham ne lui aurait offert que 6 mois. Six petits mois, pas plus, pour un coach expérimenté qui a fait les beaux jours d’Everton mais se vautre systématiquement depuis. Dernier échec en date ? Sunderland qu’il a repris en juillet 2016 après le départ de Sam Allardyce vers la sélection anglaise. Arrivé dans une équipe déjà aux abois la saison précédente, en milieu de préparation physique et sans avoir la main sur un marché des transferts bien entamé, il n’a rien pu faire pour sauver les Black Cats de la relégation malgré un groupe intéressant. Logiquement, sa nomination inquiète les supporters des Hammers et laissent sceptiques les médias. Il n’y a pas encore le feu mais le spectre de la relégation, la 2e de la décennie, fait très peur du coté de Boley Ground du Stade Olympitres.

L’homme de la journée : Kevin De Bruyne

73 passes par match, 6 assists, 2 buts, 64 crosses… Tu peux sortir toutes les statistiques que tu souhaites, dans ce football moderne si attaché à cela mais si on faisait comme Didier Roustan aimerait qu’on soit, on essaierai de voir ce qu’il se passe sur le terrain. Et là, Kevin De Bruyne est impressionnant. Cette saison, il franchit une autre étape de progression et Pep Guardiola exploite à merveille ses capacités. Il est une pièce maîtresse de son équipe et cela s’est vu contre Arsenal. Auteur du premier but, il a mis son équipe sur la voie du succès, encore. Au delà de ça, il parvient à utiliser les espaces pour réceptionner, distribuer. Il est peut-être roux, mais il maîtrise son sport. Assisté par David Silva et Fernandinho au milieu, il peut véritablement être le fer de lance des flèches devant, Sterling, Sané et Aguero. Certes, il est un engrenage d’une machine de guerre, mais sans lui, Man City serait-il invincible ?

But de la semaine :  Van la Parra

Le but de la semaine vient de Huddersfield Town. Rajiv van La Parra à la conclusion d’un beau mouvement collectif des Terriers d’une magnifique frappe qui fini dans la lucarne du gardien de West Brom Ben Foster qui ne la van La Parra pas (ce jeu de mots vous est offert par la rédaction, on est comme ça nous, on est généreux).

La déclaration de la semaine : Mourinho … et Conte

Au coup de sifflet final du match Chelsea vs. Man Utd, on a pu s’apercevoir que Antonio Conte est rentré aux vestiaires sans attendre de serrer la main du coach adverse. Et c’est en conférence de presse que les deux techniciens répondent :

Conte : « Ce n’est pas important. C’est important de gagner le match. Il faut avoir le respect sur le terrain, pas hors du terrain. »

Mourinho : « Vous ne voudriez pas que je cours après lui sur le terrain. J’ai serré la main des gens qui étaient là. Je crois que l’un d’eux était son frère, son adjoint. Je crois que j’ai fait mon devoir. Je ne peux pas lui courir après. Il n’est pas obligé d’attendre. Il n’y a pas de problème. »

La petite guerre n’est toujours pas entérinée …

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L’auteur

Benjamin

Benjamin

Fan inconditionnel d'Arsenal depuis la douloureuse finale européenne au stade de France en 2006. Attend impatiemment la gloire retrouvée d'un club forgé par la légende Arsène, enfin parvenu à tourner la page. À la fois procrastinateur et salarié de l'Education Nationale, fan de séries et musicien à ses heures perdues.