Day-Brief

Premier League – Episode 10 : Un petit coup de Mou

La course à la Premier League continue en cette 10ème journée. Manchester City, United, Arsenal, Chelsea, Liverpool l’ont tous emporté ce week-end, alors que Tottenham a fait la mauvaise opération de la journée en perdant à Old Trafford.

Résumé de la 10e Journée

Après un petit interlude de Carabao Cup, revoilà la Premier League. Au menu de cette journée, le choc Manchester United – Tottenham en entrée. À l’instar du derby Liverpool-United, il y a deux semaines, le match n’a pas tenu ses promesses. José Mourinho a opté pour la prudence, contre un Tottenham orphelin notamment d’Harry Kane, son serial buteur. La domination du côté Spurs a été stérile, et les occasions “chaudes” des deux côtés furent peu nombreuses. Les Red Devils se sont imposés par l’intermédiaire de leur SuperSub Anthony Martial en toute fin de match. Tottenham reste 3ème, mais se fait rattraper par ses concurrents, tandis que United s’accroche à son rival City.

Hormis ce choc, nous avons malheureusement eu peu de surprises. Les favoris au titre ont tous gagné. Arsenal, malgré une forte possession, s’est fait surprendre par Swansea avec un but de Clucas, et a inversé la vapeur dans la douleur via des buts de Kolasinac et Ramsey (son cinquantième pour Arsenal !). Dans le duel Wagner-Klopp, les Reds de Liverpool ont obtenu une large victoire 3-0 face à Huddersfield dans une prestation aboutie, avec des buts de Sturridge (son 100ème), Firmino et Wijnaldum. Le leader solide, Manchester City, n’est pas tombé dans le piège de Tony Pullis. Victoire 3-2, pour continuer la série d’invincibilité. Stoke City a pendant ce temps là battu un Watford en forme, grâce à Darren Fletcher. Dans la course au maintien, Crystal Palace n’a cette fois-ci pas perdu. Menés 2-0 par des Hammers eux aussi en difficulté, les hommes de Roy Hodgson ont montré du caractère pour égaliser à la 97ème. Pour clore ce samedi de Premier League, Chelsea a battu avec difficulté Bournemouth (avant derniers au classement)… Merci Eden Hazard.

Dans le “derby du bord de mer”, Brighton et Southampton n’ont pas réussi à se départager. Un partout avec encore une fois un but du vétéran Glenn Murray pour les Seagulls, et un but de Steven Davies, suite à un magnifique coup-franc sur la transversale de James Ward-Prowse. Mais le match de ce dimanche, a été Leicester-Everton. Claude Puel faisait ses débuts sur le banc des Foxes, tandis que Unsworth assurait l’intérim pour les Toffees suite au licenciement lundi de Ronald Koeman. Première réussie pour le manager français, avec une victoire 2-0. Pour clore cette journée, Burnley et Sean Dyche ont enchaîné une 3ème victoire par 1-0 de suite, face à Newcastle.

Le XI de God Save The Foot

Notre XI : De Gea - Kolasinac, Cook, Morgan, Milner - Fernandinho, Cabaye - Sané, Hazard, D.Gray - Martial
Notre XI : De Gea – Kolasinac, Cook, Morgan, Milner – Fernandinho, Cabaye – Sané, Hazard, D.Gray – Martial

L’Homme de la Journée : Leroy Sané

Sur ce début de saison, les Citisens impressionnent offensivement, avec une différence de +29 en 10 rencontres.

La pépite Leroy Sané (crédit : www.premierleague.com)

L’armada de City est cependant très jeune, avec un joueur qui ne cesse de progresser : Leroy Sané.

L’ailier allemand de 21 ans, recruté pour €50M à Schalke 04, a ouvert le score face au Baggies, sur une frappe puissante, trompant un Forster resté immobile tant l’enchaînement était rapide, et a servi Fernandinho pour le 2-1. En plus d’être décisif, le natif d’Essen a provoqué le danger grâce à ses appels et son activité. Après une première année d’adaptation à la Premier League, il est devenu un des éléments performants de l’attaque de Pep Guardiola, avec 6 buts, 5 passes décisives en championnat, et 2 buts en League Cup.

Où s’arrêtera-t-il, avec un collectif aussi bien huilé ?

 Le But de la Semaine : André Ayew

Après un but lors de la remontée 3-2 contre Tottenham, André Ayew a encore marqué pour les Hammers, pour porter le score à 2-0… Cela n’a pas suffit pour éviter un match nul contre Crystal Palace. Scott Dann n’a rien pu faire pour empêcher le ballon d’aller au fond des filets de Speroni.

United, à l’arrache

Martial, Supersub again
Martial, Supersub again (crédit : www.premierleague.com)

Un choc qui n’a pas tenu ses promesses. Voilà ce que l’on peut retenir de ce match entre United et Tottenham. Face à une équipe de Tottenham sans Harry Kane, José Mourinho a renforcé sa rigueur défensive, avec un 3-4-3 inédit.

Après, une entame de match plutôt Mancunienne, les Spurs ont entamé une longue période de possession. Cependant, face au bloc défensif mis en place par le Special One, les Spurs ont eu du mal à trouver Son en pointe. Ce dernier n’ayant pas le profil d’un Kane, capable de jouer en pivot, l’absence de profondeur dans le jeu des Spurs a été handicapante pour se créer des occasions. D’autre part, la défense de Tottenham composée de Vertonghen, Alderweireld et Dier (en l’absence de Davinson Sanchez) a réussi à maîtriser l’attaque des Red Devils, et notamment Romelu Lukaku.

Dans ce match, les deux équipes ont montré des qualités défensives, et en même temps des attaques quasi muettes. Les Red Devils, ont réussi avant et après la mi-temps, à mettre la pression sur Hugo Lloris et les siens. Sans grand succès. Les Spurs ont manqué de peu l’ouverture du score avec une occasion de Dele Alli. À la 81ème minute, enfin, Romelu Lukaku effectua une déviation de la tête dans la course d’Anthony Martial, l’entrant. Eric Dier n’a pas pris l’information et ne peut donc pas couper la trajectoire. Le français marque ainsi son 4ème but en Premier League cette saison. De quoi prétendre à plus qu’un rôle de joker de luxe. 1-0 score final

José Mourinho a fait le coup du week-end, en stoppant les Spurs, tout en restant au contact de Manchester City. Ce  n’est peut-être pas le “Manchester United Way”, mais les 3 points sont là. Comme s’il avait préparé son coup, le portugais s’est placé face à la caméra, en mettant le doigt sur les lèvres… Un geste envers tous ceux qui le critiquent.

Le duel des débuts : Puel vs Unsworth

La Premier League, c’est aussi le théâtre d’une valse des entraîneurs. Après la lanterne rouge Crystal Palace avec De Boer, c’est Leicester et Everton qui ont décidé de limoger leurs techniciens. Ce duel tombe donc à pic, avec les prises de fonctions de Claude Puel et David Unsworth, et c’est le français qui en sort gagnant avec un 2-0

Première à Leicester réussie pour Claude Puel (crédit : www.premierleague.com)

Malgré le peu de temps dont les deux entraîneurs ont disposé, des changements tactiques ont eu lieu. Les Toffees ont adopté un classique 4-4-2, avec un milieu Gueye-Davies et une attaque Calvert-Lewin-Rooney. Claude Puel, lui, a conservé le 4-4-2 mis en place par Claudio Ranieri et Shakespeare, mais cette fois ci, Mahrez jouait derrière Vardy en tant que 9,5.

L’important était d’ouvrir le score, pour avoir l’ascendant psychologique sur l’adversaire. C’est ce que les Foxes ont réussi à faire. Demaray Gray, pour Mahrez, pour Vardy.. Le premier but des hommes de Leicester est une démonstration collective avec à l’origine, une percée magnifique de Demaray Gray. Ce même Gray, qui doublera la mise quelques minutes plus tard, a été l’homme du match en montrant toute l’étendue de son talent. Claude Puel peut ainsi se réjouir de l’entame de match des siens. Cependant, la domination a été du côté des visiteurs. Avec 60% de possession, et 15 tirs contre 9, les Toffees ont mis la pression sur la défense de Leicester, sans grand succès, mais force est de constater, qu’il y a du mieux.

Claude Puel devra confirmer sa première réussie face à Stoke City le week-end prochain, alors qu’Everton doit réagir à Lyon ce jeudi, pour éviter une élimination prématurée en Europa League.

L’Amitié Wagner-Klopp

David Wagner, Jurgen Klopp… C’est l’histoire de deux grands amis. Coéquipiers à Mayence, témoins de mariage, collègues à Dortmund, adeptes du Gegenpressing… Mais cette fois ci, ils devaient s’affronter. David Wagner, a évoqué au Telegraph la saveur particulière de ce match :

C’est extraordinaire parce que c’est mon meilleur ami. Est-ce que j’imaginais jouer contre lui en Premier League deux ans après être arrivé dans le club ? Cela arrive dix ans plus tôt que ce que j’espérais. Pour la première fois, mon équipe d’analystes est venue me voir et je leur ai dit : “Ne me dites rien, je sais déjà tout.” Je n’ai pas besoin de passer du temps à analyser leurs matchs, je connais tout d’eux et je sais ce qu’il va mettre en place.

Cela n’a pas empêché Jurgen de vaincre 3-0 son ami. Par amitié, il aurait au moins pu titulariser Dejan Lovren…

L’auteur

Will

Will