Day-Brief

Premier League – Episode 10 : This is Halloween !

Après une semaine européenne riche en rebondissements, le retour au pays était l’occasion de se faire peur ou de terroriser les autres, ça tombe bien c’est Halloween.

Le retour de la Mo… Salah

Mohamed Salah semblait avoir du mal à réitérer ses performances de la saison dernières depuis le début de cet exercice 2018-19. Après le match face à l’Etoile Rouge où on a pu voir l’Egyptien y aller de son doublé, inscrivant son 50ème but en 65 matchs, un record pour le club. Jürgen Klopp avait déclaré qu’il avait tué toutes les critiques et ce samedi en était la confirmation.

Si Mohamed Salah marque à nouveau c’est parce qu’il a retrouvé son caractère imprévisible dans ses courses ainsi qu’une pointe de vitesse qui impressionne toujours autant. C’est sur un sprint à l’intérieur de la surface que le Pharaon a inscrit son but, reprenant un ballon détourné par deux fois par la défense de Cardiff sur des tirs de Mané puis Wijnaldum. Sans ce mouvement, Salah n’aurait pas ouvert le score et ensoleillé un après-midi qui s’annonçait difficile pour les fans de Liverpool.

Les joueurs de Cardiff qui jouaient en 4-4-1-1 avec Callum Paterson, un milieu axial de formation, à la pointe de l’attaque mais qui se transformait en 6-3-1 en phase défensive avec Josh Murphy et Junior Hoilett qui étaient alignés à hauteur des défenseurs. Si le but de Salah est le résultat de 2 tirs contrés, cela témoigne de l’envie de Neil Warnock de cadenasser la surface de réparation. Tout pour frustrer les fans de Liverpool qui se félicitaient tout de même d’avoir un but d’avance à la mi-temps malgré les occasions manquées et les 85% de possession de balle.

Ce 4-2-3-1 de Liverpool qui a déjà été vu en milieu de semaine s’est avéré être pertinent en phase de transition. Apportant fluidité et vitesse, ce dispositif permet à un Fabinho de jouer en box to box alors qu’un Firmino en faux-neuf et un Salah un peu plus haut. On a même vu un van Dijk monter balle au pied.

Malgré tous ces points positifs, c’est du banc que la solution est venue avec l’entrée de Xherdan Shaqiri à la place du désormais transparent Adam Lallana. Ce dernier a apporté du dynamisme et de la lucidité à ses coéquipiers, à l’image de Sadio Mané, plein de réussite, qui envoie un missile impossible à arrêter pour le 2-0 alors que rien ne lui réussissait jusque-là. La fin de match est synonyme d’apothéose où “Shaq” a ouvert son compteur but sur une offrande de Salah, là où d’habitude le Suisse sert l’Egyptien avant que ce dernier fasse de même avec Mané en fin de match. Le SMS (Salah-Mané-Shaqiri mais pas de Firmino) est entrain d’émerger et c’est sûrement l’iPhone XS du football.

Seule ombre dans le ciel rouge, le but de Callum Paterson sur un centre de Junior Hoilett dévié par Virgil van Dijk, qui restera comme l’anecdote du seul but inscrit par une équipe visiteuse à Anfield cette saison.

Bournemouth et Watford, la marche en avant

Deux équipes qu’on n’attend pas forcément dans le haut du classement sont entrain de faire leur place, Bournemouth (6ème) et Watford (7ème) en remportant toutes les deux leur match 3-0, la première face à Fulham et la seconde contre Huddersfield.

Bournemouth continue sa marche en avant après être venu à bout de Fulham à Craven Cottage. Avec l’absence de Joshua King, l’entraîneur de Bournemouth, Eddie Howe, a adopté un 3-4-3 qui a fait énormément de mal aux Cottagers. Les deux ailiers Ryan Fraser et surtout David Brooks, jeune gallois de 21 ans, ont causé énormément de problèmes en s’intercalant dans les demi-espaces face à des locaux qui n’ont jamais réussi à se positionner. La pire défense du Top 5 européen a encore fait des siennes en concédant un penalty inutile provoqué par Timothy Fosu-Mensah et transformé par Callum Wilson à la 14ème minute. 1-0 face à la pire défense du Top 5 européen.

Match parfait pour Bournemouth qui n’a jamais semblé en difficulté et qui s’est illustrée en phase de possession comme en contre. Lorsque les Cherries jouaient en attaques placées, on a vu un jeu large tout en conservant une densité axiale avec un Lewis Cook qui est entrain de devenir le meneur de jeu de cette équipe et un Callum Wilson jouant plus bas pour apport du soutien. En contre, les deux feux follets Ryan Fraser et David Brooks prenaient la profondeur avec un Callum Wilson toujours intérieur, c’est ainsi que le deuxième but a été inscrit, contre fulgurant conclu par Brooks, 21 ans. Le cauchemar n’étant pas terminé, Fulham a terminé la rencontre à 10 après l’expulsion de Kevin McDonald. La fin de match se termine par le doublé de Wilson sur un service de Fraser. 5 buts et 4 passes décisives pour l’attaquant anglais qui affole les compteurs lorsqu’il n’est pas écarté des pelouses. Fulham qui a enchaîné les erreurs et qui ne parvient pas à créer du danger semble plonger un peu plus dans la crise alors que Bournemouth se place en embuscade dans le Top 6.

À quelques kilomètres au Nord-Ouest de Fulham et de Londres, Huddersfield a connu le même sort en se faisant corriger par un Watford convaincant dans son Vicarage Road.

Avec cette victoire des Hornets, Watford connait son meilleur début de championnat de son histoire. Un succès construit sur un mélange de passes courtes-passes longues, de jeu de position et de percussions. C’est sur ce dernier cas de figure que les deux premiers buts ont été inscrits, le premier est l’oeuvre de Roberto Pereyra qui se joue de toute la défense et le deuxième de Deulofeu qui frappe fort au premier poteau. Le reste du match a été celui d’un véritable contrôle de la part des hommes de Javi Gracia jusqu’au troisième but par Isaac Success suite à son entrée en jeu.

Un après-midi retournant. (Photo : Premier League/Getty Images)

Watford fait son chemin et on ne peut que penser que les Hornets ne seront pas loins en fin de saison, à moins de couler à nouveau en seconde partie de saison comme à son habitude…

Southampton – Newcastle et Leicester – West Ham, les matchs nuls

Comme on est en période d’Halloween c’est l’occasion de voir nos matchs de la peur préférés comme ce Southampton – Newcastle, deux équipes qui se portent mal et qui peinent en ce début de saison. La première est en manque d’inspiration et a encore confirmé ses déboires offensifs en ne parvenant pas à inscrire un but pour le 5ème match consécutif. Les Magpies eux manquent de soutien de la part de leur propriétaire, Mike Ashley. Rafa Benitez qui semble être devenu un bricoleur, continue de faire ce qu’il peut avec ses moyens, pas sûr que cela soit supportable jusqu’à la fin de la saison…

Rencontre entre Saints et Magpies qui s’est soldée par un bon vieux 0-0 et qui voit les deux clubs stagner dans le bas de tableau, il va falloir y changer quelque chose.

Autre rencontre entre deux clubs qui effraient par leurs résultats, c’est West Ham qui se rendait à Leicester City au King Power Stadium.

Deux équipes similaires, ayant des joueurs de qualité mais ne parvenant pas à s’imposer dans ce championnat. West Ham, amputé de nombreux absents alors que Leicester ne parvient pas à imprimer les consignes de son coach Claude Puel. L’ouverture du score est venu de Fabien Balbuena sur un tir contré par Kasper Schmeichel, alors que l’égalisation est venue en fin de match par Wilfried Ndidi face à des Hammers qui ont terminé le match à 10 suite à l’expulsion de Mark Noble pour un tacle violent. Les Foxes qui tentent de pratiquer un jeu direct et malgré deux défenseurs centraux (Soyuncu et Maguire) à l’aise balle au pied mais n’arrive pas à élever le rythme des passes.

Le match a allié déchets techniques et ennui, bref un bien triste spectacle en ce samedi soir… Sans parler de la tragédie qui est survenue ce samedi soir.

Arsenal cale, Chelsea passe la 4ème, Manchester United se rassure

Les matchs du dimanche nous offrent toujours leurs lots de réjouissances, et celui-ci ne dérogeait pas à la règle.

Arsenal se rendait à Selhurst Park pour tenter d’enchaîner sa 12ème victoire d’affilée face à un Crystal Palace en panne de buts. Contrairement aux Gunners qu’on a pu voir ces dernières semaines pratiquant un jeu léché fondé sur un rythme de passes élevé en une touche de balle.
Face à des Eagles retranchés autour de leur nid, les joueurs du Nord de Londres n’ont pas réussi à donner de la vitesse au jeu et à se procurer des occasions.

Il aura fallu un magnifique coup franc de Granit Xhaka pour égaliser suite au penalty inscrit par Luka Milivojevic. Arsenal est même passé devant au score peu avant l’heure de jeu par Pierre-Emerick Aubameyang sur un ballon dévié de la main par Alexandre Lacazette. Le serbe devra égaliser en fin de match, toujours sur penalty, en y allant de son doublé.

Arsenal n’enchaîne pas une nouvelle victoire mais s’assure un bon point malgré des problèmes dans la construction, un Mesut Özil fantomatique et deux penaltys provoqués par des fautes dont Unai Emery aurait préféré s’en passer. De son côté Palace met fin à une série de 3 défaites consécutives et marque pour la première fois à domicile cette saison en Premier League, c’est déjà un exploit.

On a longtemps cru que Chelsea allait connaître un après-midi difficile face à un Burnley qui a tout donné pour résister, avant de se relâcher peu avant l’heure de jeu.

Sans Eden Hazard absent, Chelsea gagne et de la meilleure des manières. On a vu un Willian qui a fait passer un très mauvais après-midi à la défense des Clarets, une complémentarité entre Jorginho qui est dorénavant le point focal des Blues sans pour autant éclipser N’Golo Kanté en phase offensive de dernier à d’ailleurs livré une copie parfaite. 4 buts, dont un d’Alvaro Morata qui a semblé serein et un autre d’un Ross Barkley qui continue de marquer et de faire marquer ses coéquipiers. Le seul bémol serait David Luiz qui enchaîne les matchs mais qui semble assez fébrile lorsqu’il est sous pression, pas très rassurant.

La défense de Burnley, qui ne rassure pas non plus, semble avoir perdu son caractère imperméable. Ce qui faisait sa principale force la saison dernière semble en plein dysfonctionnement et les Clarets peuvent remercier un Joe Hart qui a enchaîné les arrêts héroïques et évité une plus grosse déconvenue à son équipe. Les hommes de Sean Dyche doivent impérativement se retrouver pour ne pas connaître une saison longue et douloureuse à la fin. Chelsea continue sa marche en avant en demeurant invaincu et en proposant un jeu toujours plus attrayant, rien que pour le bonheur des amoureux du football.

Après un match difficile en milieu de semaine face à la Juventus et un parcours laborieux en championnat, Man Utd se devait de se reprendre pour ne pas sombrer dans une crise vers laquelle le club pourrait se diriger.
Afin de se faire pardonner du triste spectacle proposé face à la Juventus, Man Utd a proposé un match sérieux, voire le meilleur en termes de qualité de jeu cette saison pour venir à bout d’Everton.

On a vu un Anthony Martial rayonnant qui a provoqué un penalty transformé en deux temps par Paul Pogba, avant d’y aller de son but peu après le retour des vestiaires. Malgré quelques erreurs de ce dernier, la prestation des Red Devils était solide, jusqu’à cette erreur de Pogba qui mène jusqu’au penalty concédé par un tacle en retard de Chris Smalling. Gilfy Sigurdsson a fait le reste.

Parce que Manchester United c’est 17 buts inscrits et encaissés après 10 journées, et cette rencontre était également l’occasion de nous le rappeler. Du problème des attaquants comme Marcus Rashford et surtout Romelu Lukaku à tuer le match ou les trous d’air dans la défense de Man Utd. Il faudra faire mieux pour tenter de retrouver le Big Six. Quand à Everton qui a livré une match moyen, l’équipe menée par Marco Silva voit sa série de 3 victoires en autant de matchs s’arrêter, stoppée dans son élan.

Le choc : Tottenham – Manchester City

Tottenham chute contre Manchester City. (crédit : premierleague.com)

Sur une pelouse sensiblement marquée par une rencontre de NFL, Wembley accueillant le choc de la 10ème journée du championnat, Tottenham vs. Man City. L’enjeu est important, puisque les deux équipes se suivent à deux points d’écart avant le match, les Spurs avaient à coeur de battre leur concurrent direct pour le dépasser. Mais c’était sans compter sur des Citizens efficaces et solides et des Lilywhites décevants.

Très vite, David Silva et ses coéquipiers prennent le dessus à l’aide de Riyad Mahrez sur un beau service de l’intenable Raheem Sterling, profitant d’une erreur de communication entre Trippier et Lloris. 0-1 dès la cinquième minute, célébration pleine de classe de Mahrez qui rend hommage à celui qui était considéré comme un père pour le club de Leicester, le président tragiquement décédé ce week-end. La première mi-temps est marquée par une domination des visiteurs, en termes de statistiques les locaux n’ont tiré que deux fois au but. Malgré tout, le jeu est quelque peu dérangé par la qualité du terrain, loin d’être digne d’un match de Premier League.

Au retour des vestiaires, Tottenham s’installe de plus en plus dans le camp adverse, mais doit faire face à une charnière Stones/Laporte au top niveau et intraitable. De surcroît, Harry Kane et ses coéquipiers d’attaque peinent à trouver la faille, manquant de créativité et de justesse technique. L’absence du duo Alli/Eriksen se fait ressentir, malgré l’abnégation de Sissoko et la bonne volonté de Lamela. Pochettino a été fortement critiqué après la rencontre pour son coaching qui laissait à désirer. En effet, les deux pièces du puzzle qui manquaient à l’effectif sur le terrain ne sont rentrés qu’à la 75ème et 81ème minutes, trop tard pour espérer un retournement de situation. Leur entrée changea radicalement l’animation offensive des Spurs, même si on ressentait un manque de forme flagrant du danois notamment. Malgré quelques occasions franches, la solidité de Man City a fait défaut à la fébrilité offensive de Tottenham. Score final, 0-1, les locaux ont désormais 5 points de retard sur le premier du classement, les visiteurs.

Le joueur de la semaine

Glenn Murray, ce n’est pas le nom le plus ronflant de ce championnat mais il est devenu le second joueur de l’histoire de Brighton à passer la barre des 100 buts avec son club. À 35 ans l’attaquant anglais continue d’enchaîner les buts et continue d’impressionner, on parlerait même de le sélectionner avec les Three Lions.

Le but de la semaine

La décla’ de la semaine

On ne verra pas José Mourinho à Disneyland.

L’auteur

Ilhan

Ilhan

Ilhan, c’est avant tout un mélange. Le prince de sang-mêlé anglo-turc. Ses parents ont fait un featuring avec Hagrid et Sandro pour le procréer. Sa barbe, c’est Marouane Fellaini. Ne jure que par Tottenham. Apporte sa voix quand il s’agit de parler de foot, et nostalgique de Gary Lineker, Paul Scholes et Mido. C’est aussi un fêtard 5 étoiles. Footballistiquement, son foie est un condensé de George Best et de Paul Gascoigne. Il aimerait mourir dans le rond central de White Hart Lane en jouant à FM.