Day-Brief

Premier League 2017/2018 – Les 5 choses à retenir de la saison

Toutes les choses ont une fin, la saison 2017/18 de Premier League est terminée. L’année des records, des légendes, des surprises, et des déceptions. Beaucoup de choses à retenir de cette édition, mais nous avons retenu 5 faits qui ont marqué la saison et l’histoire du football anglais.

Manchester City, un champion pas comme les autres

Éminent favori avant le début de la saison, le Man City de Pep Guardiola n’aura pas déçu. Leader depuis la 5ème journée, ils n’ont jamais quitté cette place. Une régularité incroyable et un solidité collective à couper le souffle. L’étoffe d’un champion tout désigné mais prêt à battre tous les records.

Une machine à marquer, intouchable au sommet de la ligue, personne ne pouvait arrêter les Citizens cette année. Pep Guardiola est parvenu à créer un groupe solide et complémentaire, à l’image de sa philosophie de jeu. Une moyenne de 71% de possession et plus de 28k passes, la volonté du technicien catalan est de contrôler la rencontre, un jeu court qui s’adapte à l’adversaire.

Pragmatique et fin tacticien, il a réussi à recruter des joueurs complémentaires et à apporter une solidité défensive nécessaire après une saison précédente décevante dans ce domaine. Le recrutement d’Ederson est typique de ses velléités, une relance courte depuis la défense qui ensuite étire l’adversaire pour se créer rapidement des espaces. Et devant, les joueurs offensifs sont de grande qualité : Aguero, De Bruyne, Gabriel Jesus, Bernardo Silva, Leroy Sané, Sterling. Technique, agressivité, solidité et efficacité, tous les ingrédients d’un champion rentré dans l’histoire de la Premier League.

Arsène Wenger, the end of an era

La saison des Gunners en Premier League ne restera pas dans les annales, mais ce 20 avril 2018 fut historique. Arsène Wenger annonça son départ anticipé du poste de manager qu’il a occupé pendant 22 ans. La fin d’une époque, d’un règne qui a permis au club de se hisser au sommet du football anglais, de se procurer un stade flambant neuf, de faire émerger des talents du ballon rond, de faire rêver tant de fans d’ici et d’ailleurs. Le bâtisseur qu’il a été, le précurseur qu’il s’avouait, Arsène Wenger aura, comme Sir Alex Ferguson, marqué le football anglais de son empreinte.

Hommage à un grand homme du football anglais, Arsène Wenger. Au revoir et merci. (crédit : premierleague.com)

À la suite de l’annonce, une pluie d’hommages du monde du football s’est abattue. Joueurs, entraîneurs, anciennes gloires du ballon rond, tous sont unanimes sur ses qualités humaines et sur la trace qu’il a laissée au club et dans le royaume. Sa carrière n’est pas terminée, mais depuis l’annonce la nostalgie prend le dessus sur la saison déplorable (ou presque) des Gunners. Time for Change, but Time for Tribute. Merci Arsène.

Le jour d’après de Chelsea

Champion 2016/2017, les Blues étaient parmi les favoris pour un nouveau sacre cette saison. Le talent d’Antonio Conte et la consistance du groupe étaient certains, et le recrutement estival confirmait les ambitions du club : Morata, Bakayoko, Drinkwater, Rudiger, Zappacosta, Caballero. L’objectif était d’enrichir l’effectif pour jouer sur deux tableaux, la Premier League et la Champions League. Les objectifs étaient clairs : gagner de nouveau le championnat et figurer le plus loin possible en Champions League. Même si la concurrence était rude cette saison, Chelsea a déçu.

Une saison en dents de scie, des espoirs vite anéantis par la machine à gagner Man City et la régularité de Man Utd. Au final, Chelsea se retrouve 5ème du championnat et se qualifie seulement en Europa League. Malgré une finale de FA Cup, les supporters des Blues sont déçus. Antonio Conte ne parvient plus à tirer le maximum de son effectif, certains joueurs ont déçus notamment les recrues.

La gueule de bois après le titre ou fin de cycle ? Oui, des questions se posent autour d’Antonio Conte qui est pressenti vers la porte de sortie. Sarri, l’entraîneur de Naples, figure parmi les noms pour lui succéder. Ayant une fin de contrat en 2019, Conte aurait donc réalisé deux saisons à Chelsea seulement si son départ s’avère véridique dans les semaines à venir. Serait-ce une bonne solution pour le club de le remplacer ? Ne faut-il pas persévérer et recruter à la hauteur des ambitions ? Le débat est lancé.

Mohamed Salah roi d’Angleterre

Arrivé tout droit de Rome l’été dernier pour environ 40 millions d’euros, de grands espoirs reposaient sur les épaules de l’égyptien Mohamed Salah. Jurgen Klopp affichait les ambitions d’un jeu offensif, d’un football champagne où les filets adverses devaient trembler. Avec Sala, Mané et Firmino, le ton est donné. L’Allemand a réussi à faire fonctionner ce trio de la plus belle des manières, avec notamment un Firmino absolument incroyable dans un rôle de faux 9 ou attaquant en retrait qui libérait les espaces pour les deux ailiers qui repiquaient au centre.

Force est de constater que Salah fut un finisseur parfait pour Liverpool, au-delà du fait qu’il participe pleinement à l’animation offensive de l’équipe, délivrant des passes décisives à ses coéquipiers. Sa première saison à Liverpool est une pure merveille et entre véritablement dans l’histoire, éclipsant Suarez et Henry.

Pour en savoir un peu plus sur le parcours incroyable de Mohamed Salah, nous avions écrit un article (cliquez ici).

Burnley, road to Europe

Aux portes de la relégation l’an passé, Burnley s’engageait dans la saison 2017/2018 de Premier League avec l’ambition de se maintenir de nouveau. De retour dans l’élite depuis 2015, les hommes de Sean Dyche impressionnent. Solidité défensive, projection rapide vers l’avant, les Clarets créaient la sensation d’emblée. Constant 7ème du classement et dans le rétroviseur d’Arsenal (6ème), ils parviennent à se qualifier pour les barrages de l’Europa League pour la première fois de son histoire ! La condition était la suivante : si Southampton ne remportait pas la FA Cup, le septième de Premier League disputerait alors le deuxième tour de qualification de Ligue Europa. Les Saints ont été éliminés par Chelsea, offrant ainsi cette opportunité à Burnley.

« Ce serait une insigne d’honneur, enchérit le manager auprès d’ESPN. Pour Burnley, jouer en Europe serait une chose incroyable en soi mais ce n’est pas une chose facile. Quand je suis arrivé ici il y a cinq ans, les gens auraient dit que j’étais fou si j’avais parlé de qualification de qualification en Ligue Europa. Mais juste pour avoir une insigne d’honneur, pour qu’un club comme celui-ci soit reconnu dans le football montrerait les progrès massifs qui ont été faits ces dernières saisons. » – Sean Dyche, avril 2018

L’entraîneur Sean Dyche n’y est pas étranger.  La “old school mania” ne prenait pas vraiment au début, une première saison en 2012/2013 mitigée qui ne laissait présager rien de bon. Pourtant, le coach anglais parvient à emmener Burnley en Premier League lors de la saison 2013/2014 contre toute attente. Sa conception de jeu est simple : zéro risque, tout prévoir. Vous pourrez retrouver un focus sur Sean Dyche ici.

On pourrait retenir d’autres choses de cette saison absolument sensationnelle : le Liverpool de Klopp; le maintien des trois promus Newcastle/Brighton/Huddersfield; la descente en Championship de Stoke; Swansea et West Brom; la déception d’Everton ou le danger de Southampton. Mais si on devait retenir une chose de cette saison, c’est que le football nous réserve bien des surprises. À l’année prochaine, petit Lion.

L’auteur

Benjamin

Benjamin

Fan inconditionnel d'Arsenal depuis la douloureuse finale européenne au stade de France en 2006. Attend impatiemment la gloire retrouvée d'un club forgé par la légende Arsène, enfin parvenu à tourner la page. À la fois procrastinateur et salarié de l'Education Nationale, fan de séries et musicien à ses heures perdues.