Day-Brief

J7 – Londres gagne la bataille contre Manchester

2016-09-30t201923z_118268363_mt1aci14627925_rtrmadp_3_soccer-england-eve-cry
L’image du week-end : la bicyclette de Bolasie contre son ancien club, Crystal Palace. (crédit : premierleague.com)

Cette 7ème journée de Premier League était particulière. Rares sont les fois où on compte 6 matchs nuls sur 10 rencontres ; Chelsea, Arsenal, Liverpool et Tottenham sont les seuls clubs à gagner les 3 points. Rares sont les fois où Manchester City s’incline, justement c’est la première sous l’ère Guardiola. D’autres clubs essaient de se rassurer comme West Ham et Sunderland, mais leur début de saison est énormément fragile. On en parle maintenant, Day Brief !

La perf’ du week-end

gettyimages-611954804
“We’ve got Alli, Dele Alli …” chantaient les supporters des Spurs. Il enfonce un peu plus Man City dans ce match. (crédit : premierleague.com)

C’est incontestablement Tottenham qui réalise la perf’ de cette 7ème journée. Pourquoi ? Parce-qu’ils ont détruit Manchester City, jusque-là sur 6 victoires en 6 matchs en championnat. Mais le moment était opportun pour créer la surprise. En réalité, ce n’est pas une surprise. Les Spurs est une équipe rodée, n’ayant pas énormément changé depuis leur fabuleuse dernière saison, alors que les Citizens sont en phase de reconstruction et d’adaptation avec un tout nouveau coach, Pep Guardiola. Man City faisait très forte impression dès le début de saison, mais c’était sans compter sur Pochettino et ses hommes. Dès le début du match, les Spurs mettent une pression d’enfer sur son adversaire du jour, l’ambiance du stade et l’agressivité des joueurs étouffent les Sky Blues. Dès la 9ème minute, la pression londonienne se concrétise par une bourde de Kolarov qui pousse dans ses propres filets le ballon. Les Mancuniens essaient de réagir, mais tout réussi à Tottenham en ce dimanche. Dele Alli, élu récemment au prix de Golden Boy européen, crucifie Caludio Bravo sur une passe de l’intenable Heung-Min Son. 2-0 à la mi-temps. Ensuite, les Citizens peinent à réagir et passent non loin de la correctionnelle. Le même Alli s’effondre dans la surface, penalty (65’) … manqué par Lamela, après une altercation avec son coéquipier Son qui voulait également le tirer. Il aurait dû. Les minutes passent mais les choses ne changent guère. Tottenham remporte la victoire et met un terme à la série de Man City. C’est leur meilleur départ depuis des décennies et ils restent invaincus en championnat, ce sont d’ailleurs les seuls désormais.

Des matchs nuls ô combien importants : baromètre

On vous l’a dit, ce qui est plutôt exceptionnel ce week-end, c’est le nombre de matchs nuls : 6, aussi importants les uns que les autres, vous allez savoir pourquoi.

2016-10-02t124200z_118413720_mt1aci14629677_rtrmadp_3_soccer-england-mun-stk
Tu le connais ? maintenant oui. Lee Grant, 33ans, 8 arrêts contre Manchester United. (crédit : premierleague.com)
  • Tout d’abord, Manchester United concède le nul contre Stoke City à domicile, malgré l’ouverture du score de Martial assez tardivement (69’). Ils réalisent un excellent match, mais les Reds Devils se font surprendre par l’efficacité de Stoke qui égalise par un certain Joe Allen, le sous côté et meilleur ami des Mancuniens désormais. Ainsi, les hommes de Mourinho perdent un peu de terrain sur le top four.
  • Leicester et Southampton, quant à eux, se séparent sur un score nul et vierge. Les Saints, éprouvés physiquement avec l’Europa League, se contentent de ce résultat face à un Leicester également fatigué par leur parcours (pour l’instant) parfait en Champions League. Les hommes de Ranieri peinent à remonter au classement en Premier League, enregistrant 2 victoires, 2 nuls et 3 défaites. Insuffisant.
  • David Moyes, lui, jouait gros contre West Brom à domicile. Ca ne sentait pas bon du tout à la mi-temps puisque West Brom menait 1 à 0 au score. Les joueurs de Sunderland, cependant, ne lâchent pas leur manager et tentent le tout pour le tout. 83ème minute, délivrance. L’égalisation de Van Aanholt redonne espoir aux Black Cats, lanterne rouge du championnat avec seulement 2 points puisque le match se termine sur ce score de 1-1.
  • Une rencontre très intéressante opposait Watford à Bournemouth. Les Cherries restaient sur une belle victoire contre Everton, alors que Watford venait de perdre contre Burnley. On a vécu un super match, équilibré mais qui bascule d’abord en faveur de Bournemouth grâce au prometteur Calum Wilson (33’). Après la mi-temps, l’homme en forme côté Hornets, Deeney, libère les siens et égalise quasiment dès la reprise. De la 60ème à la 65ème, ça s’emballe : King redonne l’avantage à Bournemouth et 3 minutes plus tard, le super sub Success égalise. Score final, 2-2, c’était bien sympa. Les deux équipes comptent 8 points, elles espèrent mieux mais s’en contentent.
  • Un autre coach jouait gros, c’est Slaven Bilic. Un début de saison calamiteux de West Ham, dans la zone de relégation avant ce match et après ce match. En effet, malgré la magie de Payet qui dribble toute la défense de Middlesbrough, c’est bien un match nul (1-1) au Stadium Olympic qui ne réussit pas beaucoup à West Ham. La situation est critique, Slaven.
  • Everton recevait l’équipe en forme du moment, Crystal Palace. Pour se relancer après la désillusion contre Bournemouth, les Toffees se devaient de réagir. C’était sans compter sur les hommes de Pardew en pleine bourre grâce notamment à un Christian Benteke en forme. Après un match équilibré, le score est de 1-1 (Lukaku 35’ ; Benteke 50’). Un point qui plaît plus ou moins aux deux équipes qui pourront recharger les batteries pendant la trêve internationale.

Liverpool assure, Chelsea se rassure, Arsenal s’arrache

Les trois prétendants au titre n’ont pas vécu le même scénario ce week-end.

611733078
Penalty-man, James Milner. 4ème péno réussi en championnat. (crédit : premierleague.com)

Il s’agissait pour Liverpool d’enchaîner une quatrième victoire de rang face à Swansea, où Guidolin a plus que jamais la pression sur ses épaules. Sans résultat, c’est le divorce assuré. À la surprise générale, c’est Swansea qui ouvre le score à la 8ème minute grâce au génialissime L. Fer. Cerise sur le gâteau, Adam Lallana se blesse et doit laisser sa place à Sturridge (23’). Mais c’était sans compter sur la qualité offensive des Reds qui enchaînent frappe sur frappe, occasions sur occasions. En faisant preuve de patience, sans se précipiter, Liverpool revient au score à la 54ème minute grâce à l’intenable Firmino, pour ensuite prendre l’avantage tardivement (84’) par le penalty de Milner (again). Les Swans n’ont rien pu faire, malgré la motivation des joueurs. L’entraîneur, Guidolin, est aujourd’hui démit de ses fonctions au profit de Bob Bradley, ancien sélectionneur des USA et entraîneur du Havre. Joyeux anniversaire Francesco.

Après la débâcle à l’Emirates Stadium et à Stamford Bridge contre Liverpool un peu plus tôt, les hommes d’Antonio Conte se devaient de réagir et de repartir de l’avant après un bon début de saison. Chelsea était laborieux en première mi-temps contre un Hull City vaillant et plutôt dangereux. Mais en seconde période, en l’espace de 10 minutes, Willian et Diego Costa font trembler les filets à deux reprises pour assurer une victoire qui fait énormément de bien aux Blues. Conte a adopté le 3-5-2 cette fois-ci, la formation qu’il gère le mieux, et ça a marché. À confirmer.

Les Gunners sont sur une vague ascendante ces dernières semaines, la victoire à Chelsea est un match référence tant la domination était sans égale. Après l’aventure européenne réussie contre Bâle, Arsenal devait confirmer leurs prestations sur un terrain compliqué, Burnley. Le match est dominé par les hommes de Wenger qui voulaient absolument lui offrir la victoire en cadeau d’anniversaire (20 ans au club). Mais les joueurs de Burnley étaient compacts, solidaires, regroupés et tactiquement biens en place, rendant la tâche très difficile aux attaquants adverses. Après un match frustrant, ennuyeux parfois mais où les Gunners tentent le tout pour le tout, c’est la main de dieu qui libère Arsenal à la 92ème. Centre, tête de Walcott, Chamberlain reprend et Koscielny pousse le ballon de la main au fond des filets. Libération, les supporters exultent et 5ème victoire consécutive de Sanchez et consorts.

👉 Résultats & Classement 👈

Les tweets du week-end

L’auteur

Benjamin

Benjamin

Fan inconditionnel d'Arsenal depuis la douloureuse finale européenne au stade de France en 2006. Attend impatiemment la gloire retrouvée d'un club forgé par la légende Arsène, enfin parvenu à tourner la page. À la fois procrastinateur et salarié de l'Education Nationale, fan de séries et musicien à ses heures perdues.