Day-Brief

J6 – L’ordre rétabli

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Arsenal fusille Chelsea. (Crédit : premierleague.com)

Studieux comme tu es, on comprend très bien que tu n’ai pas pu regarder ce qu’il s’est passé ce week-end en Premier League. Nous, on est là pour te raconter l’histoire de la 6ème journée, avec un regard plus attentif sur les trois rouges victorieux que sont Arsenal, Liverpool et Manchester United.

La perf’ du week-end

Le couple Koscielny -Mustafi s'est bien occupé de leur bébé Diego pendant sa sieste.

Le couple Koscielny -Mustafi s’est bien occupé de leur bébé Diego pendant sa sieste.

20 ans, c’est le nombre d’années passées par Arsène Wenger à la tête d’Arsenal et il fallait bien fêter cela. Arsenal retrouvait sa bête noire et club rival londonien qu’ils n’ont plus battu depuis le 29 octobre 2011 en championnat (6 défaites, 3 nuls) et ce n’était pas la visite de Diego Costa qui allait calmer les joueurs.. L’espagnol s’est fait huer à chacune de ses prises de balles et on sentait que ça le motivait à faire taire les Gooners mais Antonio Conte a opté pour un système défensif qui se déployait plutôt bien mais rien n’inquiètait Arsenal. Mieux, sur une phase de possession, on repasse par la défense et Alexis, positionné en pointe, chipe le ballon à Cahill dans les pieds et prend le défenseur des Blues de vitesse, ouvrant le score sur un ballon piqué (1-0, 11′). C’est le début du show.

Grosse possession d’Arsenal, juste devant la défense de Chelsea, et  une magnifique session en une touche de balle signée Arsène Wenger fait bouger les lignes. Kanté est dans le vent, Azpi rentre dans l’axe, ce qui laisse de l’espace pour Bellerin, lancé par Iwobi remet dans l’axe à raz-de-terre pour Walcott seul (2-0, 14′). À l’engagement, Chelsea décide enfin de jouer au ballon mais les Gunners ne se laissent pas faire, et à la 20′ Chelsea voit une première occasion timide. Le match s’équilibre mais les Blues sont trop brouillons face à des joueurs d’Arsenal qui prennent un véritable ascendant psychologique sur leur adversaire au fil de la rencontre. L’excellent pressing (même Walcott s’y est mis !!!!!) du club du Nord de Londres empêche à ceux de l’Ouest de pouvoir se procurer une occasion franche. C’est même sur un contre qu’Özil lance Alexis, qui la remet juste devant la ligne des 6 mètres, l’allemand lâche une magnifique reprise de volée qui fait rebondir le ballon au-dessus du gardien des Blues (3-0, 40′).

La seconde mi-temps voit Chelsea adopter un 3-5-2 avec l’entrée de Marcos Alonso pour Cesc Fabregas invisible sur les phases offensives et dans le vent sur les phases défensives. Les latéraux jouent plus haut mais Arsenal fait le dos rond et arrive parfaitement à gérer ces situation. Mieux, Diego Costa est coincé entre son meilleur ami Koscienly et celui qu’on appellera désormais “Mustafist“. Arsenal obtient plusieurs occasions de contre mais n’arrive pas à alourdir le score, le match s’enlise et on sent Costa de plus en plus frustré. Il recevra même un carton jaune mérité à la 83′ pour une faute sur notre Lolo national. La seule occasion nette pour Chelsea est pour Batshuayi lancé en profondeur, mais Cech coupe parfaitement la trajectoire. Au final, c’est un match parfait de la part des Gunners qui n’ont pas perdu depuis la 1ère journée et menés par un Mesut Özil magistral, grosse prestation collective. Le seul point noir pour les hommes d’Arsène est la sortie sur blessure de Coquelin, blessé pour 3 semaines selon Wenger.

Le Samedi Rouge

Quand t'as la haine de ne pas avoir marqué alors que ton équipe en met 4.
Quand t’as la haine de ne pas avoir marqué alors que ton équipe en met 4. (Crédit : premierleague.com)

La semaine dernière, Manchester United se prenait une grosse fessée signée Etienne Capoue et compagnie. 7 jours plus tard, on retrouve des Red Devils transformés. Match qui commence avec une possession outrageuse (72%) de Man U face aux champions en titre, mais possession stérile qui permet petit à petit à Leicester de rentrer dans le match et prendre le jeu à son compte. Ranieri a opté pour un bus façon Mourinho et un bon vieux kick and rush à l’ancienne, mais les trajectoires sont aisément coupées par Eric Bailly. Aucune occasion franche, on s’ennuie et on ne savait pas comment le score allait se débloquer. Finalement, après une intervention d’Ander Herrera au milieu de terrain, petite action d’United qui finit en corner, tiré par Blind et tête de Smalling (1-0, 22′) qui la met au fond des filets. A partir de ce moment, le match s’emballe. Le petit Rashford puis le grand Zlatan ont 2 occasions pour mettre le 2-0 mais manquent de justesse pour le premier et de chance pour le second. Leicester ne voit plus le ballon, Herrera les récupère tous, Pogba distille des merveilles, Rashford s’enflamme, Blind coureur de fond, Zlatan marche sur Wes Morgan … Bref, rien à avoir avec ce qu’on a vu depuis le début de la saison. Après une passe à 10,  Mata passe le ballon pour Pogba, offrant une merveille pour Lingaard qui la remet à Mata qui se retrouve tout seul face à Zieler (2-0, 37′). Ensuite, c’est du porno. Deux buts sur deux corners, le premier Rashford qui reprend un centre, qui passe devant les buts des Foxes (3-0 40′) ; et le second sur une tête de Pogba au premier poteau. 4-0 à la mi-temps, ça fait plaisir.

A la mi-temps, Mahrez et Vardy sortent pour King et Gray, volonté de Ranieri de les préserver avant le match en Ligue des Champions. La seconde mi-temps reprend comme elle a commencé, énormément d’occasions, Ibra essaie également de marquer mais il ne trouve pas la solution. Leicester sort la tête de l’eau et c’est sur une frappe inespérément magnifique (59′ 4-1) de la part de Demarai Gray que les Foxes réduisent le score. Mais ensuite, les Foxes n’arrivent pas à embrayer et le match retombe en intensité. Au final, Leicester perd à cause de 3 buts sur phase arrêtée, ce qui était leur point fort la saison dernière, plus rien de Fearless. Man Utd, eux, se rassurent mais il reste encore d’énormes points faibles qu’il faut encore travailler notamment la gestion des moments faibles.

Le petit Philippe qui fait un joli sourire à mamie dans les tribunes qui a vu sa cartouche.
Le petit Philippe qui fait un joli sourire à mamie dans les tribunes. (Crédit : premierleague.com).

Plus à l’Ouest, après les Red Devils, c’était au tour des Reds de Liverpool de s’amuser en accueillant Hull City. Les Tigers, après un début de saison canon, se sont frottés aux gros et restent sur 3 matchs sans victoire (1 nul, 2 défaites). Quant aux joueurs du Merseyside, ils sont sur deux victoires consécutives (la fessée infligée à Leicester 5-1 et la formidable victoire face à Chelsea 2-1). Le match débute et Liverpool joue haut, garde le ballon et les Tigers courent derrière, mais toujours en retard, rien d’étonnant dans ce 4-4-1-1 très mal disposé face au 4-3-3 des Reds. Grosse pression, et dès la 9ème minute, Mané centre pour Coutinho dans une défense déjà désorganisée mais la reprend très mal. Quelques instants plus tard, Coutinho remonte le ballon et le donne à Lallana en pivot qui se retourne et la glisse sur la gauche des cages de Gomes (17′ 1-0), déjà sublime.

Les joueurs de Liverpool restent dans le camp des Tigers qui ne se révoltent pas. Sur uns des rares moments de possession de la part des Tigers, Henderson la récupère pour Firmino qui lance Mané à pleine vitesse, il la remet en retrait pour Coutinho, mais Elmohamady sauve le but de la main, carton rouge et penalty. Milner le tire et la place à droite (30′ 2-0). Mané marque sur sa troisième occasion d’une balle à raz-de-terre (36′ 3-0).. Au retour de la mi-temps, Hull City se réveille et Meyler marque sur corner (provoqué par une erreur de Milner) après un mauvais renvoi de la défense (51′ 3-1). Sur l’engagement, Coutinho lâche une frappe des familles (j’en ai même recraché mon thé) (52′, 4-1). Ensuite, le match perd un peu en intensité et c’est sur un penalty remporté par Sturridge fraîchement rentré que Milner y va de son doublé (71′ 5-1). Belle victoire de la part des Reds qui ont joué leur jeu, prouvant que le gegenpressing est un poison pour n’importe quelle équipe. Mais pas de clean sheet puisqu’ils ont (encore) pris un but sur une erreur défensive. But inscrit sur le seul tir de la rencontre pour Hull City, efficace non ? (On se rassure comme on peut).

Autrement dit, Manchester United, Liverpool et Arsenal font des éclairs, même Pierre Laurent n’y croit pas.

Si tu as seulement regardé les matchs diffusés sur SFR Sport on te parle des autres rencontres.

Jermain Defoe devient le 9ème meilleur buteur de l'histoire de la Premier League avec 146 buts soit autant que Teddy Sheringham.
Jermain Defoe devient le 9ème meilleur buteur de l’histoire de la Premier League avec 146 buts soit autant que Teddy Sheringham. (Crédit : premierleague.com)

La grosse surprise de la journée, c’est la victoire méritée de la part de Bournemouth contre Everton, méconnaissable par rapport à tout ce qu’on a vu depuis le début de la saison. Les Cherries ont fait le taff et c’est pendant un temps fort sur le but de Junior Stanislas (23′, 1-0) que les hommes d’Eddie Howe font la différence. En fait ce n’est pas trop une surprise si tu nous lisais hein. Pendant ce temps, Stoke City accueillait West Brom, sur le papier ça s’annonçait comme un match horrible et en effet c’était dégueulasse, un match ennuyeux à mourir, plein de maladresses et d’erreurs. Joe Allen ouvre le score à la 73′ (1-0) sur un renvoi hasardeux de la défense des Baggies, Stoke menait au score pour la première fois cette saison. Mais Rondon égalise de la tête sur un corner (91′, 1-1), pauvres Potters… Au nord de l’Angleterre, Sunderland accueillait Crystal Palace, les londoniens déploient un jeu très intéressant et se montrent à leur avantage, mais c’est Jermain Defoe qui profite d’une mauvaise passe vers la défense de Joe Ledley qui la met dans les cages de Mandanda (39′ 1-0). Defoe va même aller de son doublé sur une reprise de volée (60′ 2-0). Mais ce but sonne le début du scénario à la Goal (tu sais, le film avec le petit latino qui devient la star). Crystal Palace avec Joe Ledley marque sur un tir dévié par Van Aanholt (61′, 2-1). Puis, James McArthur marque (une nouvelle fois) de la tête sur un joli centre de Zeki Fryers (76′ 2-2). Les Black Cats reculent et le magique Benteke vient poser sa tête sur un coup franc (94′, 2-3). Crystal Palace se positionne à la 8ème place alors que David Moyes commence à avoir très chaud.

Tout comme Francesco Guidolin, qui a vu son équipe de Swansea perdre (3-1) à domicile face à Manchester City. On a cru longtemps que les Swans allaient pouvoir stopper la série de victoires des Citizens, mais c’était sans compter sur le doublé de Kun Aguero (9′, 65’p) de retour de suspension, et sur Raheem Sterling (77′) qui a cassé les reins de toute la défense galloise sur son but. Victoire facile de la part des Citizens. Malheureusement, Kevin de Bruyne s’est blessé pour 4 semaines et ne participera pas au choc face à l’autre équipe invaincue de cette saison, Tottenham. Cette dernière équipe se déplaçait sur la pelouse de Middlesbrough, et quand Harry Kane n’est pas là, c’est Heug-Min Son qui marque (7′, 23′). Le match aurait pu tourner mal puisque Boro est revenu au score par l’intermédiaire de Gibson (65′). Les Spurs encaissent leur 3ème but de la saison, tous les trois encaissés sur coups de pieds arrêtés. Les locaux mettent la pression et au final les Londonien peuvent se dire chanceux de ne pas avoir encaissé un deuxième but. La semaine prochaine, Les Citizens se déplacent à White Hart Lane, ça va être un beau match entre les deux premiers du championnat.

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Van Dijk réalise un début de saison incroyable. (Crédit : premierleague.com)

Dimanche, Southampton se déplaçait dans le nouveau stade de West Ham qui n’a toujours pas pris ses marques dans ce London Stadium. Les Hammers n’ont jamais été dangereux (un seul tir cadré) et c’est bien les Sudistes qui leur mettent une correction par 3 fois (Austin 40′, Tadic 62′ et Ward-Prowse 92′). Le dimanche sourie toujours aux Saints alors que les Hammers, bien mornes, sont méconnaissables depuis le début de la saison et sont dans la zone de relégation. Cette zone rouge, Burnley l’a quitté suite à sa victoire 2-0 sur son terrain face à une équipe de Watford qui a été héroïque la semaine dernière face à Manchester United mais qui n’ont pas suffisamment posé de problèmes avec le 5-3-2 proposé par Mazzarri. Inconstance.

En bref, peu de surprises (mise à part la défaite d’Everton) mais énormément de beaux buts et le top 6 commence à se dessiner avec les grosses équipes qui sont au sommet du classement. Seul Chelsea a déjà du retard, on sent que les démons de l’an passé sont encore présents.

👉 Résultats et Classement 👈

L’auteur

Ilhan

Ilhan

Ilhan, c’est avant tout un mélange. Le prince de sang-mêlé anglo-turc. Ses parents ont fait un featuring avec Hagrid et Sandro pour le procréer. Sa barbe, c’est Marouane Fellaini. Ne jure que par Tottenham. Apporte sa voix quand il s’agit de parler de foot, et nostalgique de Gary Lineker, Paul Scholes et Mido. C’est aussi un fêtard 5 étoiles. Footballistiquement, son foie est un condensé de George Best et de Paul Gascoigne. Il aimerait mourir dans le rond central de White Hart Lane en jouant à FM.