Day-Brief

J14 – Qui veut des buts ?

2016-12-04t154028z_123867628_mt1aci14693670_rtrmadp_3_soccer-england-bou-liv
bournemouth, la sensation du week-end ! (crédit : premierleague.com)

37, c’est le nombre de buts inscrits lors de cette 14ème journée qui nous a offert son lot de célébrations, de déceptions et de surprises. Meilleur que le “Netflix & chill”, on a passé le week-end à hurler devant notre écran en buvant le thé, petit rituel.

Le choc au sommet

627348554
Bravo Chelsea. (crédit : premierleague.com)

A ce rythme, Chelsea va se retrouver toutes les semaines à l’affiche. Depuis le passage à 3 défenseurs Chelsea a remporté 7 matchs sur 7 possibles, 6 clean sheets et 1 petit but encaissé face à Tottenham la semaine dernière. Cela tombe bien de parler de ce match puisque c’est une copie conforme ou presque, Matic s’est blessé juste avant le match et c’est Fabregas qui l’a remplacé. C’est aussi l’affrontement entre deux personnalités, la malice et le pragmatisme d’Antonio Conte et le beau de jeu de Pep Guardiola de l’autre. D’ailleurs ce dernier n’a jamais gagné face à Chelsea (4 nuls, 2 défaites) on pouvait s’attendre à une rencontre serrée. Manchester City déploie son jeu pendant que Chelsea essaye de les gérer, Fernandinho se voit refusé un but signalé hors-jeu alors que David Luiz était tout proche de l’exclusion sur une action d’anti-jeu sur Aguero. Finalement le but vient juste avant la pose grâce à un magnifique but contre-son-camp de Gary Cahill. City continue de dominer en seconde période et Chelsea est sous pression mais ça ne veut pas rentrer, avec l’exemple de Kevin De Bruyne qui a fait une “Fernando Torres” peu avant l’heure de jeu. Comme au Bridge face aux Spurs, c’est à ce moment que les Blues décident de jouer, Fabregas joue long sur Diego Costa, contrôle de la poitrine qui met Otamendi dans le vent égalise. Ensuite Chelsea peut jouer tranquillement, City monte et laisse trop d’espace et 10 minutes après Costa, c’est Willian qui conclue une contre-attaque éclaire après avoir couru d’une surface à l’autre. Le  troisième et dernier est l’oeuvre d’Eden Hazard, toujours en contre, qui n’est même pas à fond. Ce scénario frustre les Citizens et surtout Aguero, exclu, sur un tacle violent à l’encontre de David Luiz, s’en suit une baston générale qui voit Fernandinho se faire expulser à son tour pour son comportement agressif. 8 matchs, 8 victoires, le soleil hivernal brille sur le Bridge qui s’offre une autre victoire et se place comme un candidat au titre sérieux.

Une victoire Howe combien héroïque

2016-12-04t151047z_123865847_mt1aci14693584_rtrmadp_3_soccer-england-bou-liv
Fraser, l’un des hommes forts du match fabuleux de Bournemouth. (crédit : premierleague.com)

On vous avait prévenus, nos chouchous c’est Bournemouth (tu peux consulter un focus à leur sujet : https://godsavethefoot.fr/focus/bournemouth-equipe-mousse) et cette fois ils ont pris le cœur d’une grande partie du public Outre-Manche en brisant celui de Liverpool. Tout allait bien pourtant, invaincus depuis la 2ème journée, on croyait que Liverpool allait continuer cette jolie série en menant 3-1 jusqu’à la 76ème minute. 3-3 à 10 minutes de la fin on pensait que Liverpool pouvait tenter d’arracher la victoire mais c’est sans compter sur Nathan Aké à la 93ème qui donne la victoire aux siens. Cette victoire est à mettre au crédit d’Eddie Howe qui a parfaitement bien mener son équipe et qui a entraîné une vraie meute de loups qui ne lâche rien comme on l’a vue face à Arsenal la saison dernière mais qui a été plus chanceux cette fois-ci. A noter l’excellent match de Steve Cook qui a sans cesse replacé ses coéquipiers et l’auteur de l’égalisation puis passeur sur le but victorieux. L’air marin du Sud de l’Angleterre n’a pas fait du bien à Liverpool qui voit Arsenal lui passer devant. Après ce match aux allures dramatiques (à l’image du Swansea-Crystal Palace de la semaine dernière) cela replace Bournemousse à la 10ème place qui est tout sauf volée.

Mourinho “The Special 1-1”

627665646
Le penalty de Baines provoqué par le désormais mal aimé, Fellaini. (crédit : premierleague.com)

On a l’impression que chaque semaine il faut inventer de nouveaux jeux de mots pour qualifier les problèmes qu’a Manchester United et José Mourinho (vous pouvez lire le dernier article paru cette semaine sur ce sujet : https://godsavethefoot.fr/focus/mourinho-the-special-lose). Les Red Devils qui ne comptaient qu’1 petite victoire sur les 6 derniers matchs (4 nuls et 1 défaite), ils voient le Top Five s’éloigner petit à petit et accueillir Everton en très mauvais état (1 victoire, 2 nuls et 3 défaites) était censé être le bon moment de renouer avec la victoire. Le match commence et chaque équipe a le ballon mais aucune occasion franche, même que la fébrilité défensive aurait pu voir Marcos Rojo prendre un carton rouge sur un vilain tacle les deux pieds levés. Everton n’en a pas vraiment profité avec cette attaque en panne qui n’arrive plus à jouer son jeu et à écraser l’adversaire (la mauvaise nouvelle sera la sortie sur blessure de Yannick Bolasie plus tard dans le match). Le but de Man Utd est inscrit par Ibrahimovic qui marque “à la Zlatan” tout en profitant d’une mauvaise sortie de Stekelenburg. En seconde période le rythme est meilleure même si Man Utd n’arrive pas à embrayer et passer la seconde, les Mancuniens se procurent de nombreuses occasions mais à part le tir d’Herrera qui s’écrase sur la bar, aucun ne met les Toffees en danger. Ce sont même eux qui poussent et, dans le match entre les milieux axiaux Pogba et Gueye est remporté par le Sénégalais qui montre qu’il est bien la meilleure recrue de ce mercato et c’est son équipe qui se montre à son avantage sur cette fin de match. Fellaini, rentré deux minutes auparavant, fait une faute qui provoque le penalty, Baines le transforme. Joli coaching de Mourinho qui perd son 7ème point sur un but encaissé lors des 10 dernières minutes et 3ème 1-1 d’affilée, vraiment ce surnom de “The Special 1-1” il le mérite ! A suivre la semaine prochaine avec la rencontre face aux Spurs qui sera déterminante, en cas de défaite les Spurs se retrouveraient à 9 points devant…

Arsenal et Tottenham : High Five !

627405262
Les filets de West Ham ont tremblé à cinq reprises. Des canons les Gunners ! (crédit : premierleague.com)

Bon c’est vrai que mettre les deux grands rivaux du Nord de Londres dans un même titre c’est pas très malin mais pour le coup ça ne choquera personne.

Dans son 4-2-3-1, Arsenal a joué tranquillement et est monté en régime au fil du match face à à une tentative de Slaven Bilic de poser un 3-4-3 (en s’inspirant sans doute de Conte mais aussi de Pochettino lors du derby du Nord de Londres). Dans ce derby londonien qui est monté tout doucement en régime, Arsenal a posé son jeu et n’a jamais été inquiétés, même si Andy Carroll a marqué son but sauf que cette fois il n’a pas eu la force d’en marquer plus alors qu’Alexis y est allé de son triplé. Premier match au London Stadium, Arsenal l’emporte 5-1, rien de très étonnant et peut aborder tranquillement son match de Ligue des Champions face à Bâle qui n’a en réalité aucun enjeu.

L’autre voisin du Nord accueillait Swansea qui voulait enchaîner après sa victoire à couper le souffle face à Crystal Palace la semaine dernière et… c’est raté. Les Spurs ont dominé outrageusement, 15 tirs cadrés contre 0 pour les Swans, résultat : victoire facile 5-0. Match dominé du début à la fin, Eriksen marque enfin (doublé !) et Kane en est à 56 buts en 92 matchs de Premier League et 7ème but de la saison en 9 matchs, sa saison est enfin lancée. Quant aux Swans à aucun moment ils n’ont montré une quelconque envie de remporter ce match et ont pris l’eau pendant tout le match, pas sûr que le licenciement de Guidolin était une bonne chose. Les Spurs eux, après leur défaire face aux Blues, renouent avec la victoire et d’une jolie manière avant d’affronter le CSKA Moscou en LdC bien que déjà éliminés…

Résultats et Classement

resultats-portrait

 classement

Article précédent

Mourinho, The Special Lose ?

Article suivant

Day 6 - Bittersweet

L’auteur

Ilhan

Ilhan

Ilhan, c’est avant tout un mélange. Le prince de sang-mêlé anglo-turc. Ses parents ont fait un featuring avec Hagrid et Sandro pour le procréer. Sa barbe, c’est Marouane Fellaini. Ne jure que par Tottenham. Apporte sa voix quand il s’agit de parler de foot, et nostalgique de Gary Lineker, Paul Scholes et Mido. C’est aussi un fêtard 5 étoiles. Footballistiquement, son foie est un condensé de George Best et de Paul Gascoigne. Il aimerait mourir dans le rond central de White Hart Lane en jouant à FM.